L'assistance du prêtre délégué
Le curé ou l'Ordinaire peuvent accorder à un autre prêtre l'autorisation d'assister aux Mariages dans l'étendue de leur territoire.
Pour que cette assistance soit valide, il faut :
1° Que la délégation n'excède pas la limite de la compétence du mandant lui-même ; par conséquent celui-ci ne peut déléguer à cet effet en dehors des limites de son territoire.
2° Que la délégation soit faite à un prêtre déterminé ; elle serait invalide si elle était donnée d'une manière indéterminée, désignant par exemple un des vicaires d'une paroisse sans plus, ou le prêtre que les fiancés choisiront. Il faut que le délégué soit spécifié, soit nominativement soit par rapport à son office,
soit d'une autre manière. Il est loisible toutefois d'accorder la délégation soit directement au prêtre lui-même, soit par l'intermédiaire des fiancés, en leur permettant de contracter mariage devant tel prêtre déterminé. Rien n'empêche non plus de déléguer plusieurs prêtres à la fois, par exemple, tous ses vicaires, de sorte que soit l'un soit l'autre assiste validement aux mariages célébrés en son absence.
3° Que la délégation soit concédée réellement ; car une délégation simplement présumée ou interprétative ne suffit pas ; de plus elle doit avoir été expressément ou tacitement acceptée, du moins lorsque la délégation est donnée à un prêtre non soumis à l'autorité de celui qui délègue.
4° La délégation ne doit pas avoir été dûment révoquée.
5° Celui qui est délégué ne peut subdéléguer à moins d'en avoir reçu l'autorisation.
6° Il faut mentionner dans l'acte du Mariage que l'on a assisté avec une délégation, par qui elle a été donnée, à quelle date, ou bien que l'on a assisté avec permission ou encore que l'on a assisté sans permission. Tout cela est nécessaire pour prouver la licéité de l'assistance et, dans le premier cas, la validité du Mariage.
7° Le Mariage contracté devant un ministre protestant est donc invalide et celui qui le contracte ainsi tombe dans un cas réservé à l'évêque. Avant d'admettre aux sacrements la partie catholique repentante, il faudra avoir de l'évêque la faculté de révalider le Mariage et d'absoudre de cas réservé.