SUR S O X
On ne sçauroit par trop recompenser
Les beaux esprits de ce siècle où nous sommes,
Dont le travail s'efforce d'amasser,
Dans les escrits d'infinis sçavans hommes,
Ces belles fleurs qui monstrent aux Chrestiens
En quelle erreur ont esté les Payens.
Combien qu'après tant de maux endure^,
Et tant de sang espandu sur Tarene,
Nous deussions estre à présent asseure^
En nostre Foy, sans plus nous mettre en peine
De recliercher, dedans l'obscurité
Du Paganisme, une autre vérité,
A MONSIEUR HEDELIN XVII
Tant de meschans s'efforcent d'obscurcir Les clairs rayons que le Ciel nous eslance, Et d'une fausse apparence noircir Ce beau Soleil qui guide la croyance, Qu'on void en fin plusieurs foibles espris Dedans ces rets enlace^ et surpris.
Pour faire veoir combien sont ignorans Tous ces brouillons qui, dedans la nature, Ont recherché d'autres hommes vivans Que ceux qui d'Eve ont pris leur nourriture, Et pour monstrer les Sylvains et Tritons N'avoir esté que Brutes et Démons,
Ce Livre cy, le premier enfançon De son Autheur, va se mettre en lumière, Nous enseignant par certaine raison, De ces subtils la malice grossière, Qui vont disant que nous ne sçavons pas Tous les mortels qui vivent icy bas.
G. CHESNEAU, Advocat.
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