S OCCULTES. 2Q
^'l^rsofluage, poBT ivaise qualité des eaux
?MoiBefeaaief obligé de faire usage ,
révoquer en doute ,
'*' ^ pMowptif arrosées par des eaux
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te vérité, les Planteurs
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;;^^ . pratiques par leurs
i- ; , '• dans les tortures, les
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^ averser les mers pour
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^•** 5^iifïTi£ ntale , un père a as-
dix ans, parce que, ière : il préparait le lotif semblable, à sa
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" «ir j-nr^ ''un père , fait un as-
> ^ l.ir * ^' crédulité que celle
>in Dculaire.
r/5, jeudi, 3 avril 1817, page 3.
3o DES SGIRNCES OCCULTES.
qui conduit à un pareil délire ! Comment qualifier le crime de ceux qui la font naître ^ de ceux qui Fentretiennent ?
Dans notre patrie auasi , dans la France ^ si justement orgueilleuse de ses lumières, de sa civilisation , de la douceur de ses mœurs, l'erreur a porté ses fruits. Trois ans ne sont pas écoulés, depuis qu'un événement tragique en a offert la preuve. Une paysanne des environs de Dax tombe malade ; un fourbe persuade aux amis qui l'entourent , que sa maladie est l'efTet d'un sort jeté sur elle par une de ses voisines. Ils se saisissent de celle-ci , la frappent violemment , puis la plongent dans les flammes pour la forcer k lever le sort; ils l'y retiennent , malgré ses cris , ses prières ^ ses sermens ; ce n'est que lorsqu'ils la voient près d'expirer , qu'ils la poussent hors de la
maison (i) Vers la même époque , la ville
de Spire était le théâtre d'un scandale moins atroce , mais auquel la qualité des personsonnages imprime un caractère plus remarquable. «L'évéque, mort à l'âge de quatrea vingt-deux ans, et qui avait légué 20,000 flo-
,1) Voyez le Conêtitutionnel, n« du 26 juillet 1S2G.
DES SCIENCES OCCULTES. 3l
« rins à sa cathédrale , n'a point été enterré, « comme ses prédécesseurs , dans une cha- <( pelle de son église ; le clergé n'a voulu « prendre aucune part à ses funérailles, parce « quHl accusait ce vénérable prélat de sor*
(( CBLLERIB (l). »
Aujourd'hui enfin, aujourd'hui même et presque aux portes de la capitale , les cam* pagnes sont infectées de livrets de sorcelle* rie. Je parle de ce que j'ai vu ; j'en ai distingué un , entre autres , imprimé très-récemment : c'est ce qu'attestaient le caractère typographique, la blancheur du papier, l'état de conservation et la propreté du livret , si remarqua* blés entre les mains grossières d'un pâtre. Dans celui-là, au milieu d'absurdités et de lambeaux de Grimoire, on trouve des recettes moins innocentes : celle , par exemple , de la composition d'une eau de mort , poison violent , mais indiqué comme propre à transmuer en or tous les métaux ; une autre recette doit servir à procurer l'avortement , et ordonne l'emploi d^un médicament plus énergique , dans le cas où la mère aurait senti remuer son enfant ;
'i Voyez \e £on9titutionnel, n** du i5 août 1836, page {•
tant il est vrai., comme nous l'avons déjà observé , que des leçons de crime se sont mêlées presque toujours aux rêveries des sorciers ! Faut-il donc laisser l'erreur s'enraciner 7 ou est-ce le devoir d'un homme de bien de la combattre dans son principe, jusqu'à ce que le progrès des lumières préserve de ses atteintes , l'homme même le plus simple et le plus borné 7 Faut-il sauver de ses conséquences ceux qui se croiraient un pouvoir surnaturel , et ceux que l'effroi de ce pouvoir tourmenterait d'inquiétudes aussi redoutables par leurs suites, que ridicules par leur origine? ou n'est-ce ici qu'une question oiseuse de philosophie? Sont-ils si éloignés de nous, les siècles où , agitée de terreurs frénétiques et d'autant plus difliciles à guérir par le raisonnement qu'elles ne portaient sur aucun motif déterminé , la multitude dévouait au supplice des êtres paisibles ; où sur un mot , sur un bruit vague , un peuple entier devenait accusateur , juge et bourreau ? Ces terreurs qui changent l'homme en bête féroce , n'offrentelles pas un grand moyen de trouble, de vengeance , de pouvoir , à ceux qui les fomentent^ à ceux dont le but avoué est d'as-
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servir les princes et les nations ? Et dussent les lignes que j'écris me valoir une accusation de sacrilège , de la part de quelques hjrpo^ crites de fanatisme, que fais-je^ que d'obéir a ma conscience , quand je réduis à sa honteuse absurdité une croyance contraire aux plus chers intérêts de la société humaine, comme à tout ce que peut enseigner de la puissance, de la sagesse et de la bonté de Dieu, une piété véritable?
tt.
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