‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 2)Chapitre 74 sur 80 · XI · texte numérisé non relu

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à faire revivre dans son poème des traditions anciennes (i).

De semblables récits ont pu naitre de causes semblables , avant Tinvention des emblèmes chevaleresques et des armoiries.

Un guerrier se plaît toujours à présentera ses adversaires des objets propres à les frapper de terreur. Le serpent est Temblèine d'un ennemi prudent et dangereux ; le serpent ailé, 01^ dragon, le présage d^une destruction rapide et inévitable : ces signes trouvèrent leur place sur les étendarU , comqie sur la surface des boucliers et sur les cimiers ^s casques. Le dragon figurait parmi les enseignes militaires des Assyrieqs ; le vainqueur des Assyriens ) Cyrus , le fit adopter aux Perses et aux Médes(a). Sous les empereurs romains et sous les empereurs de By^iance , chaque çokorU ou centurie portait pour enseigne un dragon (3). Grosley affirme (mais sans s'étayer de preuves décisives) que , des enseignes mili-

(i) Mordante» Canto ir. ottav. ^ et seq.

(a) Georges Codin, Curop, De OfficiiU, palat. Constmnt^.. Feriae quae in paUuUo êolenty etc.

(3) Modestuê, De vocabul, rei milit. — ftmv, ^ègi^' De nr militari. Ub. ii. cap. i3. — Georg, Codin, Curop. loc.cit.

DES SCIENCES OCCULTES. SSp

taires , qui étaient l'objet d^an culte pour le soldat romain , les dragons passèrent dans les églises , et figurèrent dans les processions des Rogations , comme des trophées conquis sur la religion vaincue (i).

Quoi qu'il en soit, on admettra sans peine que de pareils signes ont plus d'une fois réveillé le souvenir du mythe astronomique. Et quand on sait que , chaque soir, dans une cérémonie religieuse , Pimage du dragon était portée à côté de celle de saint Georges devant l'empereur de Constantinople (a), on est tenté de croire que saint Georges doit à cette coutume, la légende qui le place sur le même rang que saint Michel.

Le premier, en Angleterre, Uther, père du fameux roi Arthur y imita, dans les combats , l'exemple des Assyriens et des Perses , et arbora pour enseigne un dragon dont la tête était d'or : il reçut , en conséquence , le surnom de P en-dragon (tète de dragon), sur-

(i) Grosley. Éphémérides» m* partie, chap. 9. tome 11. pages 3ia-i25.

, j \ Gearg. Codîn. Curop. Me Officiai, Palat, Const. loc. cit. « Cantatd igitur Uturgid..,. aliud (Flammeoluln^ quod fer: *t sanctum Geory^wim équité m ^ <i/iif// (Iraroiiieum , otc. **

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nom qui a pu donner cours à bien des récils merveilleux. On racontait, par exemple , qu'il avait va dans les cieux une étoile qui avait la forme d'un dragon de feu, et qui présageait

son avènement à la couronne (i) On nV

vait pas oublié l'origine astronomique de la légende primitive.

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