‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 2)Chapitre 80 sur 80 · III. Ligne 5. Lybie, Usez: Libye · texte numérisé non relu

III. Ligne 5. Lybie, Usez: Libye

i3i. A la note (i), ajoutez : A la foire de Nancj, en 1829, un escamoteur a donné, en public, le spectacle dedé^ capiter un homme couché sur son théâtre. U présentait la tête coupée aux curieux, les iuTitait à la toncher, à ouTiir la bouche qui se refermait d'elle^nénie, k contempler la section sanglante du cou, au sommet du tronc. Il tirait ensuite un rideau , et presque aussitôt rhomme reparaissait TiTant. Qn apercerait seulement combien il était fatigué de la position contrainte qu'il ayait dû garder pendant l'amputation apparente.

145. Lignes .i9->ai. Dans un recueil de &aR:^tions mcf^ veilleuses , dont l'origine hindoue serait difficileniexit contestée, ajoutes en note : L'origine hindoue des JSIiUe et une nuits, soutoiue par Hammer et Langlès, est niée par M. Sylvestre de Sacy, qui attribue U composition de ce recueil à un auteur syrien, et ne lui donne pas plus de quatre siècles d'ancienneté. ( Mémoire lu à VAeadénùe des insa^p&ons et MUslettres t séance du 3i juillet 1819). Qu'un écrivaia «it, il y a quatre cents ans, fait connaftre ces namtions k l'Arabie et à la Syrie, cela est possible; et quant

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à la religion qu'il professait, on ne peut conserver de doute sur ce point, grâce au soin qu'il prend déplacer partout des musulmans, sans distinction de temps ni de pays. Mais cet écnyain en est -il le premier auteur? Non. I». Plusieurs des contes qu'il répète, se retrouvent dans des recueils hindous et persans, plus anciens que l'époque où l'on croit qu'il a écrit, s". Le judaïsme et le christianisme sont assez connus en Syrie et en Arahie, pour que les sectateurs de ces deux religions dussent jouer un i^le dans des contes inventés depuis quatre cents ans seulement ; et toute fois, on n'y voit figurer, en opposition avec les sectateurs de l'islamisme, que dei magiciens et des mauvais génies. 3<>. On y retrouve la tradition de l'existence, en Asie, jde Pygmées, d'hommes qui ont la tête au dessous des épaules , et d'hommes à tète de chiens : tradition que des auteurs grecs très-anciens avaient puisée en Orient, {f^ojr. ci-dessus , pag. 78-So); mais qu'on avait depuis vouée à l'ouhli , comme une fable ridicule. 4** Enfin l'origine hindoue des récits primitifs, se trahit dans l'histoire du Brahme Pad- Manaba, protégé par le Dieu WUhtou ( XIV* nuit ). Jamais un musulman n'aurait inventé une histoire si contraire à sa croyance religieuse. Si l'auteur syrien l'a rapportée sans la défigurer, c'est sans doute parce que le fond en était trop connu, trop populaire, pour qu'il essayât de l'altérer.

i56. Ligne a 5. Le comte de Cabalis; IUm : le comte de Gahalis.

i65. A la note (i), tijoute» : Tous les ans, à Blois, à l'époque de la foire, le concierge du château ré-» pand du sang dans la chambre où fut oiassacré le

dac de Guife , et le montre uul cnmux * cooime le tang de ce martyr de la ligue.

a4i. Lignei is-14. Le grec... profita mus doute des iréqnentet occasions qu'il ayait de i*instmîre,«. ûjouiez m nou .- Les communications dea mages arec les . saTans grecs ne scmt point une supposition : Plstoo (ifi AMoeho) introduit le msge Gobryas, mêlant à Socrate des secrets religieux que son aieul, du wèsoi nom que lui , aTait découverts à Délœ » an ttsip» de l'expédition de Xerxès.

a6S. lignes 19 et »8. Une yUrg9 poinon, figure propre aux planisphères égyptiens, afoutes os neif .* Su ^ seconde bande du sofite dn portique de DtaBÀên, on remarque ( dit M. Jollois, dans la Ihtenptîen de rÉgypië ) , une femme dont le corps se tei«ioe ea queue de poisson.

349. Lignes t5 et suivantes. Notre inoertitnde » etc. , ^ Notre incertitude , sur ce point, touche à son teriM- Tandis que plusieurs savans attribuaient à une dis^ position particulière de Torganisation , et snrtoot < une longue habitude, la possibilité de bniTcr Fatteinte du feu, le docteur Sémeatiai a dierché la lo* lution du problème dans Tinterpoeition d'nn coip étranger entre la peau et le corps incandooeot : il a reconnu qu'une dissolution saturée d'alun préserve de l'action du feu, les parties qui ea sont fortefflest imprégnées, surtout lorsqu'après en croir fait uMg^* on fit>tte la peau avec du savon. Muni de ce pféserratif, il a répété sur lui-même avpc succès, 1» expériences des hommes meamàutiiàlu (i).

(I) Eêêml ua- 1« PkywMpgiê lumêtM , ptr O. GrÎMod «t Y. C. ItaM^* in-ai. VmM , i8aS. pag* 7S.

Pic M.

aux ancieDs? ajoutez : Qmmd Aristote et Sénèqoe attribaaient les tremblemens de terre, à l'action de Feaa subitement transformée en Tapeur par une chaleur souterraine , n'indiquaient - ils pas le principe dont il ne restait qu'à tenter l'application? Cent vingt ans environ avant notre ère, dans l'ouvrage intitulé Spiritaiia , Héron d'Alexandrie n'a - 1 - il pas montré comment on peut employer la vapeur de l'eau échauffée, pour imprimer à une sphère creuse, un mouvement de rotation? (Arago. Nodee sur U* machinés à vapeur, insérée dans VAimanaeh élu bureau des longitudes, 1B99, pages i47-i5i ). Nous citerons enfin deux faits positifs. L'on, etc.

370. Ugne i3. Un monstre sorti de la mer, ajoutas en note: La ville de Tenos, dans l'ile de ce nom, était inquiétée par un dragon redoutable : une femme

habile dans l'art des enchantemens , sut attirer le monstre hors de sa retraite, et lui donner la mort. ( Aristot. De *Muvb. Auscuù, )

319. Ligne 17. Ou ne pas y survivre, ajoutez en note.' Les traditions de la Grèce ancienne en offrent un exemple. Par l'ordre d'un oracle, la ville de Thespie livrait chaque année un adolescent à un dragon homicide. Cléostrate étant désigné par le sort pour ce sacrifice, Ménestrate, son ami , prit sa place; et, revêtu d'une cuirasse dont chacune des écailles portait un hameau avec Ja pointe tournée en haut, il se livra au dragon, qu'il fit périr en périssant luimême. ( PoMuanias. Boeotic cap. ).

345. Ligne 9. Dans la Mythologie hindoue (a), ajoutez à la note (a). Elle a pénétré au Kamtschatka , avec la religion Lamique. Dans les iourtes des Kamtscha-

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dalfli du Nofd» on Toit l'idole Mtm^Tùf qni a la forme humaine jusqu'à là poitriue ; le reiie du corps TCMefflble à une queue de pomon. On en fabrique une nouvelle, chaque année; en toiteque le nombre de cet images indique depuis combien d'années riourte est construite. ( Kracheninnikow. DëtcriftiM du Kmmtsehatka, Première partie, chap. IT). Cette dernière particularité prouve que l'idole Kkam-Tm, comme la P^erge-poisson des plvûsphèrus égyptiens, a un origine astronomique, puisqu'elle est restée le symbole du renouTcUement de l'année, s 5s. A la suite de la'note A, ajûuHn :

L'impression de ce Tolume était acherée» quand f ai eu connaissance d'un Mémoire de M. Bcttài» inûtulé : ThuSthns des Drag&ns votam dmâ le mmd de la Jtranee (i). Instruit plus tôt des faits curieux qnll renferme, je me serais empressé de les mettre cd œurre.

A tant d'autres dragons, j'aurais joint ($.111) le dragon de Saint -Amand (diocèse de Tonniaj), que saint Amand- chassa d'une tle oà il répandait l'effroi. Pauiuis cHé ($. TI et VU), i* le BmlU, figure de dragon que l'on promenait à Hheîms , k jour de Pftques; s^ le dragon doré que l'on portait à la procession des Rogations, dans la paroisse Saint-Jacques , de Douai. La légende relative à cette image, remonte à l'époque de l'introduction de la fête des Rogations à Douai : le dragon était i'eniblème du démon , qui avait dévoré le blé dans le épis et fait manquer la récolte, pour punir les calti valeurs du refus de payer la dixme.

$. ni et Vin. Il n*exLste point de village nonmé

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Torry, près de LmieyiUe. D. CalmeC a voula saiu doote parler du bois de Thorey. Dans la commune de Donnemarie, dont ce boU dépend, on Toyait encore , il j a trente - cinq ans , one pierre tumnlaire, lur laqnelle était gravée la figure d'un dragon ailé. Ce dragon parait avoir donné lieu à la tradition tabsistante dans le pays et rapportée par D. Calmet, laquelle d'ailleurs ne fait mention que de l'apparition du monstre , et non de ses' ravages.

§. X. Le dragon que tua, dans sa caverne, à l'instant où il allait dévorer une jeune fiUe, Giiie, sire Je Chin ( mort en i x 37 ) , est celui dont on porte encore l'image en procession, à Wasmes (près de Mous) , le mardi de la Pentec6te et le dimanche de la Trinité. La légende , religieusement conservée dans le Hainault, attribue au sire de Chin les traits les plus saillans de l'exploit dont , deux siècles plus tard , ou fit honneur à Dieudonné de Goaon (mort en 1 357) : la difficulté d'obtenir la permission de combattre le dragon ; le soin de fabriquer long -temps d'à* vance une figure qui en offrait la ressemblance, afin de dresser peu à peu des chevaux et des chiens à l'attaquer sans ff^yeur; la précaution de se faire suivre au lieu du combat, par des serviteurs dévoués voiU un exemple de plus de la facilité

avec laquelle on applique , à des personnages connus dans un temps et dans un pays , les mythes que l'on emprunte à un autre pays et à une époque antérieure.

J. XI. En parlant des légendes auxquelles le Blason a donné la naissance, on ne doit point oublier la famille Dragon de Ramillies , qui portait , dans ses armoiries , â^auir au dragon d'or : elle faisait remon-

ter Torigine de son nom et de ses armes, à la tictoire remportée par Jean sire de RamiUieSy sar on dragon qui ravageait le territoire yobin de l'Escaut, et que Tintrépide baron alla combattre, jusque dans la caverne où le monstre entraînait ses yictimes.

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