‹ Des sciences occultes; ou, Essai sur la magie, les prodices et les miracles; (volume 3)Chapitre 25 sur 33 · II. i « M · texte numérisé non relu

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338 DES SCIENCSS OCCULTES.

à faire revivre dans son poème des traditions anciennes (i).

De semblables récits ont pu naître de causes semblables ^ avant l'invention des emblèmes chevaleresques et des armoiries.

Un guerrier se plait toujours à présenter k ses adversaires des objets propres à les frapper de terreur. Le serpent est l'emblème d'un ennemi prudent et dangereux ; le serpent ailé, ou dragon, le présage d'une destruction rapide et inévitable : ces signes trouvèrent leur place sur les étendarts , comme sur la sur£aice des boucliers et sur les cimiers des casques. Le dragon figurait parmi les enseignes mili^ taires des Assyriens ; le vainqueur des Assj« riens , Cyrus , le fit adopter aux Perses et aux Mèdes(2). Sous les empereurs romains et so^s les empereurs de Byzé^ce , chaque cohorte ou ùenturie portait pour enseigne un dra-« gon (3). Grosley ftlgrme (mais sans s'étayer de l^reuves décisives) que ,*dcs enseignes mj^

fi*

(i) Jlfo/yonfc. Cantoiv. ottav. 7*et seq.

(a) Georges Codin, Curop, De OJJicicd, palaU instant,.., Feriae quae in palatio soient, etc.

(3) ModestiOL De voûobul, ifei milit, — Flav, Ve§et, De re militari, lib. ii. cap. i3«*-- Georg» CodinJtCkrop. loc. ci|.

tâires ^ qui étalent l'objet d'iin culte pour le soldât romain ^ les dragons passèrent dans les églises , et figurèrent dans les processions des Rogations , comme des trophées conquis sur la religion vaincue (i).

Quoi qu'il en soit, on admettra saiis peine que de pareils signes ont plus d*une fois réveillé le souvenir du mythe astronomique. Et quand on sait que , chaque soir, dans une cérémonie religieuse , l'image du dragon était portée à côté de celle de saint Georges devant l'empereur de Constantindple (à), on est tenté de croire que saint Georges doit à cette coutume, la légende qui le place sur le même rang que saint Michel.

Le premier, en Angleterre, Uther^ père du fameux roi Arthur y imita, dans les coml)ats , l'exemple des Assyriens et des Perses , et arbora pour enseigne un dragon dont la tète était d'or : il reçut, en conséquence, le stirnom de Pen-dragon (tête de dragon), supr

(1) Grosley. Éphéméridçs. iii« partie, chap. g. toine ir. pages 2^2-225. •

(2) Georg. Codin, Curop, De QfficiaL Palat. Const. loc. cit. « Cantatdigitur liturgid....mtiud (Flamn^polum) quod Jèrt a sanctum Georgium eguàem , almd dia^onteum , etc. »

34o DKS SCIENCES OCCUlTES.

npm qui a pu donner cours à bien des récits merveilleux. On racontait, par exemple, qu'il avait vu dans les cieux une étoile qui avait la forme d'un dragon de feu, et qui présageait

son avènement à la couronne (i) On n'a*

vait pas oublié l'origine astronomique de la légende primitive.

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