TOME SECOND
96. A 4a note (i) , ajoutez : £n l^faracè; au pays de» Gyclopes, eoulait un ruisseau dont l'eau limpide* semblait ne différer en rien de Teaù cooJhaune; tout animal qui en buyait, expirait sur-le-champ. (Arisiot^ De Mirah, Autadt. ).
A la note (3) , ajoutez : A Nonacris » on prétait serment ani* l'eau du Styx; c'est ee que noiis apprend un passage d'Hérodote ( lib. VI , cap. ). £n le citant , Stobée ( /. Stohaei Edog, Physic. De skUu ammarum ) ajoute que , suivant l'opinion générale , Veau
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ibt Sifx )xM8éclak la propriété de punir les parjure§ qui l'araient attestée. En rapprocHant ce fait, de l'emploi du poison dans les éprenyes jndîcîaires {auprès, pages io3 et suivantes)» on sera porté à croire, comme nous, que l'eau de Ndnacris était un produit de la science occulte , qui la rendait , à volonté, innocente ou nuisible,
aïs. Ligne 19, ajoutez en note : Les Gaulob lançaient ftiMsi à leurs ennemis, des traits enflammés que les écrivains latins nomment Cataa (Caesar. De BeiL GalL^ lib: V, cap. 4^« — Amndan Marcell., lib. iULXm. — IsUlor. HispaL Origin , lib. XVIII , cap. 6. — Cateia, du gaëtique , gath - tetk , prononcé gâté , dard brûlant ).
a 43. A la note (a) , ajm^tez : La promptitude avec laquelle agissait le poison dont les aiguilles étaient enduites devait, dans certaines conjectures, rendre leur action plus merveilleuse. Les voyageurs qui ont par» couru l'Hindpustan , et particulièrement iéfe Français engagés au service de Tipoo-Saeb , ont vu la piqûre presque imperceptible d'aiguilles empoisonnées, don* ner, en moins de deux minutes, une mort qu'aucune I précaution et l'amputation même ne pouvait préve-
nir. Les anciens connaissaient' des poisoni non moins rapides. Les Gaulois* en possédaient un tellement efiicace , que les chasseurs qui' en imprégnaient leurs flèches, s'empressaient découper, sur l'animal qu'ils avaient frappé, la partie qu0 la fldche avait touchée, de peur que le progrès de la sébatanoe vénéneuse lia corrompit bientôt toute la chair dé l'animal. ( jéristot. De Mirab,~ AuscuU» ) '
a 44- Lignes 8- 10. Cet agent a-t-il été absolument inconnu
DES SCIENCES OCCVhT^^
Pi«<t.
aux anciens? ajoutez : Quand Aristotë et Sénèque attribuaient les tremblemens de terre , à Faction de Tean subitement transformée en vapeur par une chaleur souterraine , n'indiquaient - ils pas le principe dont il ne restait -qu'à tenter l'application? Cent yingt ans environ avant notre ère^ dans l'ouvrage intitulé A^^iritoiïa^ Héron. d'Alexandrie n'a -t- il pas montré comment on peut employer la vapeur de l'eau échauffée, pour imprimer à une sphère creuse, ua mouvement de rotation? ( Arago. Noûce sur Us mofihmts à 'vapeur, insérée dans VAlmanaek du bureau des lon^ gîtudes, iBag, pages 147-1 Si )• Nous citerons enfin, deux faits positifs. L'un, etc.
170. Ligne i3. Un monstre sorti de la mer, ajoutez en tÈofe: La ville de Tenos, dans l'ile de ce nom, était inquiétée par un dragon redoutable : une femme habile dans l'art des enchantemens , sut attirer le monstre hofs de sa retraite, et lui donner la mort. ( Aristot, De Mrah» AuscuU, )
319. Ligne 17. Ou ne pas y survivre, ajoutez en note: Les traditions de la Grèce ancienne en of&ent un exemple. Par l'ordre d'un oracle, la ville de Thespie livrait chaque année un adolescent à un dragon homicide. Cléostrate étant désigné par le sort* pour ce. sacrifice, Ménestrate, son ami, prit sa place; et, revêtu d'#ie cuirasse dont chacune des écailles portait un hameçon avec la pointe tournée en haut, il se livra an dragon, qu'il fit périr en périssant luimême. ( Ptmênnias, jBoeotic cap. ).
345. Ligne! 9* Dans la Mythologie hindoue (a), ajoutez a la noie (a). Elle a pénétré au Kamtschatka, avec la religion Lamique. Dans les iourtes des Kamtscha-
DES SCIENCES 0CCULTB9»
âaltaB du Nord y <m voit l'idole/AA^oi-TW, ^pd a la
. forme hamaine juêqu'à 1a poitrine ;'le «este àa corps
ressemble à une queue de poisson. On «n fabrique
unenouydlle, cbaqite Mnée.; en sorte que le nombre
de ces images indique depuis combien d'années
l'iourte est construite. ( Kracbeniimikow. Dêscr^Htm
dk Kamtschatka, Première partie, chap. lY). Cette
dennère particularité prouve que Itdole Khan-Tm,
^mme la Wierge^poiêson àm planisphères égyptiens,
' a un origine astronomique» puisqu'elle est restée
le symbole du renouvellement de l'année.
iSs. A la suite de la note A, ajeutez :
LHùipressîon de ce Tolum'e était achevée, quand j'ai eu connaissance d'un Mémoire de M. Bottin, intitulé : TrtuSiionS'ées Dragons wtUau étms le nêrd de la France (i). Instrtait plus t6t des faits curieux qu'il renferme , je me serais empressé de les mettre en
CBUvre.
A tant -d'autres dragons , j'aurais joint ( J. III ) le dragon de Saint -Amand (diocèse de Toumay), que saint Amand .chassa- d'une ile où il répaoïdait . l'effroi. JTaflraboîté (§: VI et VU), i» le BaîUa, >« figure de dragon que l'on promenait à Uânis , le jour de Pâques; 3" le dragon doré que l'on portait à la procession des Rogations, dans la paroisse S^lnt- Jacques , de Douai. La légende relative à cette image, remonte à l'époque de l'introduction de la fête des Rogations à Douai : le dragon était l'emr bième du démon , qui avait dévtfré le blé dans les . épi& et fait ipanquer la récolte, pour ponir les cultivateurs du refus de payer la^dixme.
, J. III et VIII»' Il n'existe point de village nommé
DES SCIENCCS OCCULTEE.
Toi^y, près de LnnevilUf., D. Calmet a voulu sans dôUte parler dli hois de Thony. Paos la cômiftwie de Donpematîe , dom ce bois dépend , on*ypyait encore , il y a trente - einq ans , unf pierre tùnyilairâ,*ar laquelle ét«iit gravée !a figure d'tfb dragon ailé. Ce dragon paraît ayoir donné lieu à Jâ tradition «ubsistante dans le pays et rapporté^ paï* D. Galmety laquelle d'ailleurs iiç fait mention que de l'apparition du mQnstre , et noi\ de ses rarages.
§. X. Le dragob que tua, dans sa caverne, à Finstant où il allait dévorer une jeune fiUe, Gille, sire éle Chin (mort en 1137), est celui dont on'pMte encore Fimagip eà procession, à Wasmes (près de Mons), le mardi de la Pentecôte et le dimancke A» la Trinité. La légende , religieusement consétvé^ dans le Hainault, attribue an sife de Chin les traitti les plus saillans de l'exploit dont, deux siècles plus tard, on fît honneur à DIeudonné de Gozon (mort eh 1 357) : la difficulté d'obtenir la permission dé combattre le dragoik ; le soin de fabrique^ . long - temps d'à* yance une figure qui en 'offrait la ressemblancf , afin de diesser peu à peu des chevaux etdes chiens à l'attaquer sans frayeur; la précaution de se faire suivre au lieu du combat, pas des serviteurs d^
lÈpués voilà un exemple de plus df \^ facilité
avec laquelle on applique , à des personnages connus dans un temps et dans un pays , les mytHes que Ton emprunte à un autre pays et à» une époque «intérieure. *
$. XI. En parlant des légendes auxquelles le Blason a donné la naissance , on ne doit point oiiblier la famille Drof/ifn de RamiUies, qui portait, dans fes armoiries , dWur au dragon d'or : eHe faisait remon-
83 BES SCIENCEt OCCULTES.
ter Poriginiili* son nom ^ dé set armeii, è la victoire remportée par Jean sire de ^gmiUutf sur un dragon qui ravageait le territoire Toîfia de i^Escanty et. que l'intrépide bacon alla combattre, jusque dans la caserne où le monstre entraînait ses TÎctimes.
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