II
l3o DES SCIBKCES OCCULTES.
savant français* Ea 1 782^ M. Cadet de MeCz (i) observa^ sur toute la plaine qui sert de base à la Calahre citérieure ^ des vapeurs sulfureuses très-épaisses. Il en conclut que la contrée était menacée d'wn tnemblement: de terre ^ et prédit publiqiien»eat le désastre qui eut lieu au commencement de 1 78} .
Vers le saéme teaaipS) on careosait une route souterraine , dans la montagne des Alpes appelée Tendu j pour ouvrir une communica-' tion directe entre le Piémont et le comté de Nice : la nature de la montagne rendait le sol facilement pëaétrable à la filtration des eaux. Le même savant annonça Tébouiement trèsprochain du souterrain ^ et sollicita la suspen^ sk>n des travaux : mais on ne songea à profiter de ses conseils que lorsque l'événement eut prouvé combien ils étaient fondés (2).
( I ) Les notes où il avait consigné sa prédiction furent déposées anx archives d*une société d'agriculture, foiulée eir Corse, par l'intendant, M. de Boucheporn. Celui-ci, écrivant le 23 avril 1788, à M. Joli de Fleury , alors ministre ^ rappelle avec détail la prédiction de M. Cadet, très-antérieure à ^événement. M. Oenon la rappelle aussi, dans un billet adressé à M. Cadet, en date du 19 avril 1788.
(a) Cadet de Metz. Mistoire naturelle de la Corse» Note aa. pagesi38-i47.
DE^ SCÏ£NCEd OCCITLTSS. l3l
Ànaximandre (i) prédit aux Lacédëmoniens nue commotion souterraine et la chute de la cime du Taygète; averti sans doute par des indices analogues sur la nature du sol , eu même temps que par l'observation des phénomènes précurseurs d'un tremblement de terre. Ànaximandre et Phërécyde^ l'observateur péruvien et notre compatriote , n'étaient tjue des philosophes : si l'un d'eux eût été augure, à l'estime pour le savant aurait succédé l'adoration pour le Thaumaturge.
CO Plin. Hist. nat, lib. ii. cap. 79. Cicer. De Divinat, iîb. t. cap. 5o.
3â DES SCIENCES OCCUIiTES»
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