‹ Des sciences occultes ou essai sur la magie, les prodiges et les miracles (volume 2)Chapitre 37 sur 66 · L ‘a) Pausanias. Laconic. cap · texte numérisé non relu

L ‘a) Pausanias. Laconic. cap

| > DES SCIENCES OCCULTES. : 143 . Des hommes industrieux avaient apporté din les iles de Chypre et de Rhodes, l’art de fondre et. de travailler le fer. Une allécorie Ingénieuse les présenta ; sous le nom de Ze chines ; comme fils du soleil, pére :du feu ; et de Minerve ; déesse des arts; l'ignorance et l’effroi qu'inspirait le fer dont, les premiers, ils paiurent armés, les transformérent en magiciens ; dont le regard même était redoutable. | Experts à traiter les métaux , les Finnois figurent aussi , dans les poésies $candinaves, * comme des riains-sorciers , habitant les pro- .fondeurs des montagnes: Deux nains de la montagne de Kallova j très-habiles : à forger le fer et à fabriquer des armes ; ne consenti: rent, qu’à des conditions. très-dures à instruiré des secrets de leur art, le bat Wailand,, si fameux. dans les légendes du Nord pour la perfection des armés qu’obtez naient de luilés guerriers (+).

La, La supériorité des armes ffobairet et défensives avait trop d'i importance aux’ yeux ‘d'hommes ail ne savaient que combattre ,

3) Depping. Mémoires de la Société des, Antiquaires de bte. tome v. page 293. -

: 4 pour qu’on ne la demandät point à un art surnaturel. Les armes enchantées , les boucliers , les cuirasses , les casques sur lesquels tous les traits s'émoussent , toutes les épées se brisent ; les glaives qui percent et pour= fendent toutes les armures , n’appartiennent

h point seulement aux romanciers de V Europe

et de l’Asie : ils naissent, dans les chants de Virgile et d’ Homére , sous le marteàu de Vulcain ; et dans les DS sous la main des sorciers ou des hommes 7 sont parvenus à arc leurs secrets. L'EUTR F

°. Les œuvres de la ‘magie étaient nécessairement circonscrites dans les limites de la È science : hors de ces limites l'ignorance seule « pouvait implorer son secours... Le biographe d’Apollonius de Tyane , se moque, en effet, des insensés qui demandaient à la magie, la couronne dans les combats du cirque ét le succès de leurs poursuites amoureuses ou de : leurs spéculations commercia

3°. Dans les luttes d’habileté

é qu ’élevaient

entre les dépositaires 4 la science, des inté- | rêts opposés ,;"ôn avait à craindre de laisser

(4) Philostrat. Pit. Apollon. Bb. vir. cap. 16.

apercevoir aux regards profanes, les bornes des moyens de la magie : pour prévenir ce danger, il devait donc exister, entre les thaumaturges, un pacte tacite ou formel dont les adversaires même les plus acharnés avaient intérêt à respecter les clauses ? oui ; Sans doute.

Dans la mythologie grecque , il n’était pas permis à un Dieu de défaire ce qu'un autre Dieu avait fait. La même défense se retrouve dans la plupart de ces contes de fées que nos ancêtres ont empruntés à de plus anciennes traditions. L'histoire héroïque du Nord, à une époque trés-antérieure au premier Odin, nous montre une magicienne (1) mise cruellement à mort par sa caste entière, pour avoir enseigné à un prince qu’elle aime, le moyen d’abattre la main d’un magicien qui le voulait faire périr. Dans un recueil de narrations merveilleuses , dont l’origine hindoue serait difficilement contestée, on voit une magicienne et un génie , très-opposés dans leurs inclinations , et liés néanmoins par un traité

solennel qui leur défend de s’entre-nuire ,

(1) Saxo grammaticus. His. dan. üb. rl 3 10

ou de se faire personnellement aucun mal.

Ils y contreviennent, et d’abord s'opposent réciproquement des prestiges tels que lon en retrouve dans tous les récits de ce genre.

Aucun des. deux ne voulant céder, ils finissent par se combattre à outrance, en se lançant des jets de matière enflammée qui tuent ou. blessent plusieurs spectateurs , et finissent par donner la mort aux deux combattans (1).

À des êtres prétendus surnaturels , substituons des hommes comme nous ; les choses ne se passeront pas différemment. Ce ne sera qu'aveuglés par la fureur; qu'au risque de trahir un' secret qu'il leur importe de conserver. ils emploieront des armes jusqu'alors prohibées entre eux , et qu'ils se montreront au vulgaire; frappés mortellement des traits miraculeux que leur prudence réservait pour J’épouvanter ou le punir.

4°. Dans ces mêmes luttes enfin, le triomphe d’un thaumaturge pouvait ne point paraître

(1) Les Mille et une nuits. [rv° nuit.] tome 1. page 318 et [ve nuit.] ibid. pages 320-322.

DES SCIENCES OCCULTES. 147 aussi décisif à ses adversaires qu'à ses partisans , surtout quand lui-même avait indiqué la merveille qu’il opérerait , et qu'il défiait son antagoniste d’imiter : celui-ci pouvait recouvrer la supériorité , en choisissant ; à son tour, une épreuve où sa capacité lui assurerait la victoire... Cet argument a sûrement été opposé plusieurs fois au spectacle des miracles. Nous dirons méme que l’histoire devient inexplicable ; si l’on rejette l'opinion qui lui sert dé base. Dans une lutte solennelle, Moïse a vaincu les prêtres égyptiens, Élie les prophètes de Baal. Loin de tomber aux pieds des envoyés du Dieu d'Israël, Pharaon poursuit à main armée le peuple que conduit Moïse ; Jézabel jure de venger, par la mort d’Élie, les prêtres qu'il a mis à mort. Le roi d'Égypte ; la princesse Sidoniène n’étaient cependant pas privés de leur raison :

il faut donc supposer, ce qui ést presque certain pour l’un et probable pour l’autre, qu’ils étaient initiés dans la science secrète de leurs prêtres. L’insuffisancé momentanée de cette science, la victoire du thaumaturge en-

nemi, ne furent alors, à leurs yeux, qu’un

accident facilement explicable , qu’une défaite momentanée, qu’en d’autres occasions cOmpensérait la victoire.

Rien n’est plus propre à confirmer nos idées qu’un coup-d’œil sur la manière dont, en général, opéraient les magiciens. Leur art paraît moins un secours et un bienfait continuel de la divinité, que le produit d’une science péniblement acquise et difficilement conservée. Pour opérer magiquement, pour comurer les génies et les dieux, et les contrandre à agir, il fallait des préparatifs trèsétendus, sur la nature et l’action desquels on jetait un voile mystérieux. On devait recueil: lir, en secret, des plantes et des minéraux, les combiner de diverses manières , les soumettre à l’action du feu; et faire à peinerun pas sans répéter des formules ou sans ouvrir des livres dont l’oubli ou la perte entraïnait la privation de tout pouvoir magique. Telle était la marche de la plupart des thaumaturges , véritables écoliers en physique ,expérimentale ; forcés de relire sans cesse des prescriptions que, faute d’une théorie raisonnée, ils navaient pu se rendre propres et graver

dans leur entendement.

Fr 4

Mais il est tempsde les consulter eux-mêmes sur la nature de leur art.

Apollonius (1)se défend d’être au nombre des magiciens : ce ne sont, dit-il, que des artisans de miracles. Échouent-ils dans leurs tentatives ? ils reconnaissent qu’ils ont négligé d'employer telle substance , ou de brüler telle autre. Charlatans maladroits qui laissaient apercevoir le travail et les procédés mécaniques ! Sa science, à lui, est un don de Dieu , une récompense de sa piété, de sa tempérance , de ses austérités ; et pour opérer des miracles , il n’a besoin ni de préparatifs ni de sacrifices. Cette prétention, qui le rapprochait des Pénitens hindous , annonce seulement un homme plus adroit, plus sûr de son fait. Ce qu’il dit des Thaumaturges vulgaires prouve, comme nous l’annoncons , qu'ils n’étaient que des manœuvres dans l’art des expériences physiques.

Chaerémon, prêtre et écrivain sacré (scriba sacer ) enseignait l’art d'évoquer les dieux , même malgré eux, en sorte qu’ils ne pussent s'éloigner sans avoir opéré le prodige de-

(1) Philostrat. vit, Apollon, lib. 1. cap. 2

mandé. Porphyre, réfutant Chaerémon,, affirme que les dieux ont enseigné les formules et les caractères avec lesquels on peut les évoquer (1)... Ce n’est ici que l'attaque d’une école de sciences occultes, contre une autre école ; ce n’est qu’une dispute de mots. Les êtres qui obéissaient aux conjurations n'étaient pas les dieux qui avaient dicté les formules dont émanaient les corjurations ; lamblique nous fait connaître les uns et les autres.

Voulant expliquer comment l’homme a de l'empire sur les génies, il distingue ceux-ci en deux sortes ; les uns divins, et dont on n’obtient rien que par des prières et la pratique des vertus ; ce sont les dieux de Porphyre.

Les autres , qui correspondent aux dieux obéissans de Chaerémon, sont définis par le théurgiste. « Des esprits dénués de raison , « de discernement et d'intelligence ; doués « (chacun à la vérité pour un seul objet ):

« d’une puissance d’action supérieure à celle « que l’homme possède ; forcés d’exercer la:

«propriété qui leur appartient , quand.

(x) Euseb. Praep. Evang. lb. v. cap. 8.9. 10. r1.

« l’homme le leur commande ; parce que sa « raison et son discernement, qui lui font «connaître l’état dans lequel chaque chose «existe , l’élèvent au-dessus de ces génies, -«« et les soumet à sa puissance (1) »... Assistons maintenant à un cours de chimie ou de physique expérimentale. « Il existe, dit le professeur, des substances par lesquelles s’opérent des prodiges impraticables à l’homme réduit à ses facultés personnelles ; tels que de faire Jaillir des étincelles de la glace, ou de produire de la glace sous une atmosphère embrasée; mais chacune a une propriété unique qu'elle exerce sans but comme sans discernement. Agens aveugles, elles devien-

(1) Zamblichus. De mysterüis, cap. xxxi. Invocationes et opera hominum adversus spiritus… « Est etiam aliud genus « Spirituum.…. indiscretum et inconsideratum ; quod unant « numero potentiam est sortitum... unde #num uni tantum « opeti adaïctum est... Jussa et imperia violenta diriguñtur « ad spiritus rec uientes proprié ratione, nec judicii dis- « cretionisque principium possidentes. Cum enim cogitatio « nostra habeat ratiocinandi naturam atque discernendi quà « res ratione Se habet... spiritibus imperare solet, non uten « tibus ratione et ad unam tantum actionem. determinatis... « imperat ; quia natura nostra intellectnalis praestantior.est « quam intellectu carens, etsi iliud. in mundo latiorem,ha- « beat actionem, »

nent des instrumens de miracles dans les mains de l’homme qui, par le raisonnement et la science , sait s’en rendre maître, et en appliquer judicieusement les propriétés et l’énergie… » Le professeur a peint avec exactitude les substances que mettent en œuvre la physique et la chimie ; et ce qu'il en dit , lamblique Fa dit des génies du second ordre.

Le professeur continue : « Quand un ignOrant essaie une expérience, sans observer les procédés qu'il faut suivre, il manque lexpérience…. Toute l'expérience manquera , si l’on omet d'employer conformément au procédé indiqué par la science , une seule des substances. dont l’usage est prescrit. » : Aux mots zgnorant, expérience , procédés, substances, substituons profane, œuvre religieuse, rites, divinités ou génies ; le professeur se trouvera avoir traduit deux passages d'Tamblique sur la marche à suivre pour opérer des miracles (1).

Des génies subordonnés au pouvoir magi-

(1) « Quando profani tractant sacra contra vitus, frustratur eventus. » (Tamblich. De mysteriis. cap. xxx)... « Uno praetermisso numine s?ne ritu, communs ipsa Religio finem. non habet. » (ibid. cap. xxxui. )

que , les uns doivent être évoqués en langue égyptienne, les autres en langue persane (1) * ne serait-ce point que les formules magiques consistaient dans des recettes de physique , que chaque temple conservait, rédigées dans sa langue sacrée ; les prêtres égyptiens opéraient un miracle par un procédé ignoré des prêtres persans ; et ceux-ci, par un procédé différent, opéraient la même merveille ou lui opposaient quelque autre merveille aussi brillante.

Aux esprits sévères que révolte l’idée de voir transformer en êtres surnaturels des agens physiques, montrons divinisées les plus simples opérations de l’industrie. Chez les Romains , disciples de ces Étrusques qui, te- - nant de la religion leur civilisation originaire, rapportaient à la religion leur existence tout entière , qu'étaient les dieux appelés par le Flamen, à la fête célébrée en l’honneur de la terre et de la déesse de l’agriculture ? leurs noms lé disent : l’ouverture de la terre en jachère ; le second labour ; le troisième ; les semailles ; le quatrième labour, qui enterrait

(x) Origen, contr. Cels. ib. 1,

la semence ; le hersage ; le sarclage à la houe; le second sarclage ; la moisson ; l’enlèvement et le transport des gerbes ; lengrangement ; la sortie des grains pour les moudre ou les vendre (1)... Le prêtre énumérait les opérations dé lagriculture ; la superstition les divinisa.

La même superstition transforma en êtres surnaturels , les hommes dont l’habileté produisait des œuvres au-dessus de la capacité du vulgaire. L'art de traiter les métaux fut divinisé sous le nom de }’ulcain. Les premiers ouvriers en fer , connus chez les Grecs, les Telchines (2), traités d’abord de magiciens,

(1) Serviusin Virgil. Georgic. lib. r. vers. 21 et seq.EtY’arro. de Re rust. lib. 1. cap. 1... Noms des divinités : Vervactor.… Reparator… Imporcitor… Insitor.…. Obarator… Occator.…. Sarritor...Subruncinator... Messor...Convector…Conditor… Promitor. — L'amendement des terres était aussi divinisé sous le nom de Sterquilinius ou Stercilinius.

(2) Suidas verbo. Telchines Voyez l'article des Telchines dans les Dictionnaires de la fable de Noël et de Chompré et Millin. — Des hommes attachés au cuite de la nature, de la terre divinisée ( Cybèle, Magna Mater, etc.), répanditent sux divers points, l’art de travailler les métaux; ils furent connus de chaque peuple sous des noms différens, Telchines , Curètes, Dactyles idéens, Corybantes , etc.; mais tous appartenaient au même corps sacerdotal, et se trans-

DES SCIENCES OCCULTES. 155 passérent ensuite pour des demi-dieux, des génies, des démons malfaisans. Les Fifes (fées ou génies) étaient citées en Écosse, comme excellant dans les arts (1); et nous devons probablement à une croyance semblable, l’expression proverbiüle , travailler comme les fées. « Les gnomes, disent les cabalistes , gens de « petite stature, gardiens des trésors, des mi- « mières et des pierreries,.… sont ingénieux , « amis de l’homme... Ils fournissent aux en- « fans des sages, tout l’argent qu’ils peuvent « demander, etc. (2)» La crédulité, dans plusieurs pays de l’Europe, peuplait les mines de génies; on les voyait, sous la figure d'hommes bruns, petits, mais robustes ; toujours prêts à punir de son indiscrétion, le profane qui venait épier leurs travaux. Tout ce qu'on a dit de ces génies ou des gnomes, pouvait se dire des mineurs eux-mêmes, dans un temps

mettaient leurs connaissances de génération en génération. C’est pour cela que les écrivains anciens , tantôt les confondent , et tantôt disent que les uns furent les ancêtres des autres. Diod. sic. Pausanias. Strabo.

(1) Revue encyclopédique. tome xxxr. rage 514.

(2) Le comte de Cabalis ou Entretiens sur les sciences secrettes. Second entretien. pages 48-49.

où leur art , dérobé aux regards du vulgaire, était exclusivement destiné à accroitre les richesses et à soutenir la puissance de la classe éclairée.

Le voile de l’allégorie , toujours plus clair, se déchire dans les récits orientaux : les ou= vriers qui exploitent des. mines d’acier, y sont appelés les génies de ces mines. Ces.

génies se montrent si sensibles à un festin splendide qu’un prince leur a fait servir, qu'ils accourent à son aide, dans une con- Joncture où sa vie ne peut être sauvée que par leur reconnaissance (x).

On peut quelquefois encore signaler la gradation qu’a suivie une pareille métamorphose. Agamède (2), dans Homère, est une femme secourable ; instruite des propriétés de tous les médicamens qui naissent sur la terre ; Orphée était un sage interprète des Dieux (3), qui entraînait après lui, non moins que les animaux féroces, les hommes sauvages.

(1) Mille et une nuits. tome vr. pages 344-347, coccrxxxixe nu it.

(2) Homer. Odyss. lib. 1rv, vers, 226. Hiad. lib. xr. vers. 737-739.

(3) Horat. De art, poet. vers. 390-393.

qu'il civilisait, par le charme des vers et l’harmonie du langage ; les historiens qui ont servi de guides à Diodore , peignaient comme purement naturelles les connaissances de Circé et de Médée (1), connaissances relatives surtout à l'efficacité des poisons et des remèdes : la mythologie à conservé aux deux filles d’Aëtès la réputation de magiciennes redoutables ; des poëtes postérieurs à Homère peignent Orphée comme un magicien très-habile (2); Théocrite fait d'Agaméde la rivale , dans les arts magiques, de Médée et de Cir- RO(D} :

Les prêtres qui, en Égypte, tenaient le premier rang après le souverain pontife , et qui luttèrent d’habileté contre Moïse, sont appelés magiciens dans les traductions de l’Exode , et les opérations de leur art Yÿ sont qualifiées d’enchantemens (4). Un archéologue qui a fait de la langue et de l’histoire, des Hébreux une étude approfondie,

(1) Diod. sic. lib. nr. cap. 1 et 6.

(2) Euripid. Iphigen. in Aulid. vers. 11-19. Cyclop. vers.

(3) Theocrit. idyll. 11. vers. 15-16.

(4) Exod. cap. vir: vers. 22. cap. virr. vers. 9.

M. Drummond, croit ces traductions inexactes : suivant lui, le texte ne parle que d'opérations secrettes et non magiques ; le titre des prêtres, chartomi , dérivé d’un mot qui signifie graver des hiéroglyphes, n’exprime que intelligence qu'ils possédaient de tous les hiéroglyphes sans exception (r).

Qu'étaient les prophètes que Pythagore consulta à Sidon, et dont il reçut des instructions sacrées ? les descendans , les héritiers de la science de Mochus le physiologue, d’un sage versé dans la connaissance des phénomènes de la nature (2).

Enfin le savant Moses-Maimonide (3) nous révèle que la première partie de la magie des Chaldéens était la connaissance des métaux, des plantes et des animaux. La seconde indiquait les temps où les œuvres magiques pouvaient être produites ; c’est-à-dire, les momens où la saison, la température de Pair, l'état de l’atmosphére , secondaient le succès des opérations physiques et chimiques, ou

(rt) W. Drummond. Memoir on the antiquity of the ‘z0diacs of Esneh and Dendera (80 London 1823), pag. 19-21-

(2) Œugoroyoc… Tamblich. de vita Pythag. cap. 3.

(3) Moses Maimonides. More nevochim. lib. nr. cap. 3+.

permettaient à l’homme instruit et attentif de prédire un phénomène naturel, toujours imprévu pour le vulgaire... Le mystère de la magie s’évanouit : introduits dans le sanctuaire des sciences occultes, nous n’y voyons qu'une école où l’on enseignait les diverses branches des sciences naturelles. Et nous pouvons admettre dans le sens littéral, tout ce que racontent la mythologie et l’histoire , d'hommes et de femmes que des instituteurs habiles avaient investis de la possession des secrets de la magie, et qui souvent s’y montraient supérieurs à leurs maitres. Il suffisait qu'après avoir subi les épreuves prescrites pour s'assurer de sa discrétion, l’élève se livrât avec zèle à l'étude de la sciencé occulte, et que sa persévérance et sa capacité lui permissent d’en reculer les bornes ; avantage qu'il gardait ensuite pour lui-même ou qu’il ne communiquait partiellement qu'aux objets d’une bienveillance particulière.

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