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oraisons . l’action de l’une ou de l’autre substance avait le temps de se développer.
Les sarmens qu'un prêtre plaçait sur un autel, près d’Agrigente, s’allumaient de même spontanément. Solin (1) ajoute que, de l’autel, la flamme se portait vers les assistans sans les incommoder. Cette circonstance an- - nonce qu'entre les sarmens se dégageait, de dessous l'autel, et s’enflammait un gaz semblable à celui qui, au mont Érice, entretenait sur l’autel de Vénus une flamme perpétuelle (2). La vapeur d’une liqueur spiritueuse aurait produit le même phénomène, Aussi peut-on expliquer, par Pinflammation d’une liqueur éthérée, le pouvoir que Frommann attribue aux Zingari, de faire apparaître le feu sur une seule botte de paille au milieu de plusieurs autres , et de l’éteindre à volonté (3) : c’est ainsi que les écoliers s’a- . musent à faire brüler dans leurs mains une liqueur spiritueuse ; un souffle fait disparaitre la flamme, à l’instant où ils commencent à en ressentir la chaleur.
(1) Solin. cap. v.
{2) Ci-dessus, chap. 1v, pages 87-88.
(3) Frommann. Tract. de Fascinatione. p. 263 èt 527-528. 4
DES SCIENCES OCCULTES. 1 9ÿ
Ce fut par une manœuvre plus hardie et basée sur une connaissance plus approfondie de la nature, qu’Élie se signala dans sa lutte contre les prophètes de Baal.
Élie indique lui-même, sur le mont Carmel, Le lieu du combat. Enflammer, sans le secours du feu, une victime offerte en sacrifice , tel est le défi qu’il porte à ses adversaires ; l’issue doit décider de la supériorité du Dieu d'Israël sur le Dieu qu'ils adorent. Les prétres acceptent la proposition ; sans doute avec l'espoir de réussir. Mais l’œil d’Élie est sur eux ; et ils travaillent sur un théâtre qui n’est point de leur choix : en vain ont-ils recours aux ressources accoutumées, pour distraire l'attention des spectateurs ; sautant par-dessus l’autel, poussant de grands cris, ensanglantant leurs bras par de nombreuses incisions ; éclairés de trop près , le temps prescrit s'écoule sans qu'ils aient atteint le but. Élie choisit alors une place où fut jadis un autel élevé au Seigneur, et où, par conséquent, avait pu déjà s’opérer plus d’un miracle ; c’est là que lui-même il reconstruit l’autel , dispose le boïs, et place la victime. Puis, sachant combien l’abondante addition
d’une substance regardée comme l’irréconciliable ennemie du feu, ajoutera à l'éclat du miracle, il ordonne qu’àtroisreprises on répande de Peau sur la victime et sur le bücher destiné à la consumer : soudain un feu céleste descend, et réduit en cendres et le biekér et la victime (1).
« On à observé, dit Buffon (2), que les « matières rejetées par l’Etna, après avoir « été refroidies pendant plusieurs années ét « ensuite humectées avec de l’eau des pluies, « se sont rallumées ct ont jeté des flammes « avec uné explosion assez violenté, qui pro- « duisait même une espèce de pétit tremble- « ment.» L'art pouvait imiter la composition de cés produits volcaniques ; ou le Thaumaturge recueillir et conserver avec soin ceux qu'avait formés la nature. L'une des quatre pierres inflammables par l'eau, dont nous ve- | nons de parler, én aurait d'ailleurs tenu lieu.
Pour proposer une seconde explication, il suffit d'emprunter à nos représentations dra-
(1) Reg. lib. ut. cap. xVIH. vers. 19-40.
à) Théorie de la terre. Preuves. $ XV.
DES SCIENCES OCCULTES. 107 matiques , le procédé qui, en faisant partir une batterie de pistolet, dérobée aux regards du spectateur, enflamme subitement un mélange d’éther et d’esprit-de-vin (a
Une expérience facile à répéter, fournira une autre solution du problème. Au-dessus de la nr À d’une lampe à courant d’air, exposez un corps combustible : bientôt il s’allumera, et la flamme descendra sur lui, parce que la chaleur commencera par allumer le gaz hydrogène carbonné , qu’elle en fait sortir sous. la forme de fumée. Supposez que la lampe soit d’une grande dimension, et que le bûcher la cache aux yeux des spectateurs, la flamme descendra visiblement d'en haut sur le corps combustible.
Enfin , avec un homme que la patrie et les sciences ont également regretté (2), nous observerons que la chaux vive arrosée d’eau, détermine, par la chaleur qu'elle émet, la fusion , puis la combustion de la fleur de
(1) Dans l'opéra comique de la Clochette.
(2) Cadet - Gassicourt. De l'extinction de la chaux, ete. Thèse soutenue devant la Faculté des sciences. août 1512. ê
soufre ; qu’elle embrase rapidement un mélange de soufre et de chlorate de potasse, et subitement la poudre à canon et surtout le phosphore ; et que, dans ce dernier cas: il existe un moyen physique de fixer le moment précis où la chaleur déxelgppée produira linflanmation. |
De ces diverses explications, la dernière
. convient peut-être le mieux au miracle d’'Elie,
la seconde à la merveille de l'autel d’Agrigente. Toutes, plus ou moins, peuvent s’appliquer à ces miracles fréquemment célébrés dans toutes les religions ; à ces sacrifices, où la flamme, pour dévorer les victimes, n’attendait pas qu’elle füt allumée par la main des hommes , et éclatant spontanément , donnait une marque brillante du pouvoir et de la faveur d’une divinité propice. | Long-temps avant Élie , Moïse avait frappé les Hébreux d’une terreur religieuse, en leur montrant plus d’une fois les victimes qu'il offrait au Seigneur, embrasées et consumées sur l’autel, sans qu’une main mortelle en eût approché la flamme. Mais cet homme si supérieur, que jusqu’à l’avénement du Messie, nul prophète semblable à lui ne devait s'élever
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en Israël (1); ce législateur que les Âctes des Apôtres ,. saint Clément d'Alexandrie et le docte Philon s'accordent à peindre comme profondément versé dans toutes les sciences égyptiennes (2), possédait certainement des secrets plus à La facilité avec laquelle il renouvelait à volonté ce miracle, dans son tabernacle ambulant, suffirait pour le prouver. Les conséquences fatales d’un oubli dans l'exécution d’un de ses procédés, le prouvent encore davantage. | Les deux fils ainés du grand-prètre, disent les livres saints, voulant offrir encens , mirent dans leurs encensoirs un feu profane. .…. ils furent tués sur le champ par une flamme qui sortit de l’autel du Seigneur. Moise fit jeter leurs cadavres hors du camp ; il défendit à leur père et à leurs frères d'accorder à leur mort aucun signe de deuil et de douleur (3).
Immédiatement après un récit très-succinct de cette punition effrayante, est placée la dé- . fense faite à Aaron et à ses enfans de rien
(1) Deuteronom. cap. 54. verset 10
(2) Act. Apost. cap. vi. vers. 22. S. Clement. diex. Stromat. Hb.1. Phil. Jud. De vitd Mosis.
(3) Levitic. cap. x. vers. 1.8. Numer. cap. 111. vers. 4.
boire de ce qui peut enivrer quand ils devront entrer dans le tabernacle, afin qu'ils ne meu-
rent point, et qu'ils sachent distinguer le saint
et le pur de l’impur et du profane (1). De est née l’opinion trés-plausible ; reçue chez les Hébreux, que Nadabæet Abiu avaient péché par suite de bivress
faute ? Si elle se fût borné à se servir d’un feu qu'ils n'avaient point pris sur l'autel , le* miracle serait inexplicable ; mais Josèphe dit qu’en disposant les victimes sur l'autel, ils suivirent la méthode ancienné , et non les nouvelles prescriptions de Moïse (2). Une flamme élancée de lautel , leur brüla la poitrine ct le visage ; ils moururent sans pouvoir être secourus..….. [ls moururent, victimes d’un secret que leur ignorance présomptueuse bravait sans le connaître. Le sévère législateur couvrit du voile de la vengeance céleste les. conséquences de leur impéritie ; ou plutôt, suivant le principe que nous avons établir, il la présenta justement à la croyance de son
peuple comme un sacrilége soudainement
puni par la colère du Dieu vivant.
(1) Levitic. cap. x. vers. 8-11.
(3) Joseph. Ant. Jud. lib. nr. cap. a.
Le
uelle était leur
Cette expérience ne fut point perdue pour lui. Où les fils de son frère avaient, sans sa participation, trouvé le châtiment terrible d’une négligence , ses adversaires rencontreront un piége inévitable. C’était peu d’avoir frappé, dans Abiron et Dathan, les chefs d’une des séditions les. plûs redoutables qui aient fait éclater la supériorité du législateur : deux cent cinquante de leurs partisans restaient encore, conduits et animés par Corëè; ils exercaent sur l'esprit du peuple une influence proportionnée à la considération que méritaient leurs vertus. Moïse les invite à se présenter , en même temps qu’Aaron et ses enfans, l’encensoir à la main, devant le tabernacle du Seigneur. Soudain , une flamme miraculeuse les enveloppe , ils périssent, ils disparaissent (1). Étrangers à la science occulte du législateur , à l’instant où ils ont fait fumer l’encens devant l'autel, ils ont, comme Nadab et Abiu , donné le signal de leur
mort.
Transportons-nous chez un peuple, dont
(1) Numer. cap. v. vexs. 7. 19. 18-35. Joseph. Ant. Jud. lib. rv. cap. nr. Écclsiastic. cap, xuv. vers. 24.
les premiers siècles historiques, grâce ‘aux récits merveilleux qui les remplissent, sont volontiers rejetés dans les âges-indéfinis de la mythologie.
Que ‘le lecteur impartial suive avec nous la marche d’un de ces récits; qu'il pèse toutes les expressions avec lesquelles Déjanire peint les premiers effets du Sang de Nessus, philtre merveilleux , dont elle a imprégné la tunique précieuse qui doit ramener vers elle le cœur de son volage époux (1). « Nessus me recom- « manda de garder cette liqueur dans un lieu « ténébreux, jusqu’au moment où je voudrais « m'en servir : c’est ce que J'ai fait... Aujour- « d’hui, dans les ténèbres, j'ai, avec un flocon « de laine , teint de cette liqueur la tunique, ( que J'ai envoyée après l’avoir enfermée dans «une boite sans qu’elle ait vu le jour. Le
« flocon de laine, exposé au soleil, sur une « pierre , s’est consumé de lui-même, et sans « que personne y ait touché. Il était réduit
(x) Sophoct. Trachin. Act. 1v. sc. 1. Pour être plus concis j'ai fondu ensemble deux passages très-rapprochés. Sénèque (Hercules OEtoeus. act.ur. sc. 1.) retrace les mêmes détails, et particulièrement l’effervescence produite partout où le philtre a touché la terre, +
« en cendrée, en poussière semblable à celle « que la scie fait tomber du bois. J’ai observé « qu'il s'élevait, de dessus la pierre où Je « l'avais placé, des bouillons d’écume, tels « que ceux que produit, en automne , du vin « versé d’en haut. »
Qu’un chimiste lise ces détails dépouillés de tout souvenir mythologiste ; que reconnaitrat-il dans ce prétendu philtre , donné par la main de la vengeance , et auquel sa consistance , sa couleur ou quelque autre propriété apparente ont mérité le nom de sang ? un phosphore liquide de soufre (1) que la proportion de ses élémens détermine à s’enflammer spontanément, dès qu'il est exposé à l’éclat et à l’ardeur du soleil. L’acide phosphorique , produit de sa combustion, fait sur la pierre la vive effervescence qui a frappé les yeux de Déjanire , et la cendre de la laine est réduite à un phosphate sec et insoluble.
Hercule revêt la fatale tunique ; puis il
immole douze taureaux : mais à peine le feu
(1) Une partie de phosphore combinée à une partie de soufre compose un phosphure qui reste liquide à la température de 10°, et s’énflamme à celle de 25°.
204 DESQSCIENCES OCCULTES.
a:t-1l pris au bücher sur lequel sont disposées
les victimes, que l'effet délétére du, phiktre se fait sentir (1)... Le voisinage de la flamme, dira le chimiste, et la chaleur humide de la peau d’un homme qui agit avec force et vivacité devant un bûcher embrasé, détermineront infailliblement, quoique sans inflamma-
tion visible au jour , la décomposition du
phosphore répandu sur le vêtement. L’acide, formé à sec, et d'autant plus caustique, agira sur tous les points du corps, désorganisera
la peau et les chairs, et par des douleurs.
inexprimables, conduira l’infortuné à la mort. IL serait difficile de l'en garantir et d’arrêter l’action, une fois commencée, de ces substances dévorantes, aujourd’hui même que leur nature n’est point ignorée : autrefois, cela eût été impossible.
En découvrant une conformité si parfaite , entre le tableau peint par Sophocle et lesexplications de la science, peut-on, de bonne foi, supposer que cela n’a tenu qu’au hasard qui s’est plu à faire coïincider exactement avec les
(1) Sophocl, Trachin. Act. 1v. sc. 2.
PSE
DES SCIENCES OCCULTES. 205 opérations de la nature , les rêves de l’imagination d’un poëte ? Il est plus sage d'admettre que les détails de ces faits merveilleux s'étaient conservés dans la mémoire des hommes ; que le poëte pouvait d'autant moins s’écarter de la tradition reçue , qu'il n’en connaissait pas
origine : et que cette origine appartenait à l’origine ; et q tte o ppartenait la science occulte , à la magie , cultivée en Thessalie . dans la partie de Nessus. dès le
L) 9 temps du siége de Troie Eux
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effets d’un secret physique qui, de:son temps, existait peut-être encore dans les temples, jai conservé au Sang de IVessus la propriété de s’enflammer spontanément au jour, quoique ce ne sôit point une condition essentielle du phénomène qu'il devait produire: Tout cautère potentiel , répandu en dose suffisante sur la surface du corps, y exercerait la même action ; il y déterminerait les mêmes douleurs, et bientôt la même impossibilité d’arracher le vêtement qui en serait enduit, sans déchirer et la peau et la chair, et sans redoubler au
(1) Plin. Hist. nat. lib. xxx. cap. x.
lieu de les diminuer les souffrances de la victime irrévocablement vouée à la mort (1).
Le poison versé par Médée sur la robe qu'elle envoya à sa rivale, ressemble, pour ses effets, à celui que , sans en connaître la malfaisance, employa Déjanire. Mais ce mythe présente de plus une circonstance importante. Du bandeau d’or, offert avec la robe à la malheureuse Créuse, s’élancent des flammes inextinguibles (2). Comme on ne peut supposer ici ni une élévation de température, ni l’acuon d’un soleil ardent , l’inflammation spontanée décèle l'emploi du naphte qui prend feu à la seule approche d’ün corps embrasé. Plusieurs auteurs rapportent qu’en effet Médée frotta de naphte la robe et la couronne destinées à Créuse (3); Pracope
(1) Vers la fin du dernicr siècle , un pharmacien de Paris, M. Steinacher, fut appelé dans une maison, sous prétexte de venir soulager un malade. Des personnes, qui prétendaient avoir à se plaindre de lui, se firent un jeu barbare de le couvrir de vésicatoires, et de le retenir en cet état pendant plusieurs heures. Quand il recouvra la liberté, les soins les plus actifs et les mieux dirigés furent inutiles ; il languit quelque temps, et mourut dans des tourmens affreux ; les auteurs de ce crime restèrent inconnus et impunis. |
(2) Euripid. Medea. act. vr. sc. r.
(3) Plutarch. Vit. Alexandr.
fortifie cette tradition , en observant à deux reprises, que la liqueur appelée naphte par les Mèdes, reçoit des Grecs le nom d’Auile de Médée (1) ; Pline, enfin, dit que Médée, ayant frotté de naphte la couronne de la rivale qu’elle voulait faire périr, le feu y prit, à l’instant où l’infortunée s’approcha de lautel pour y offrir un sacrifice (2).
Dans la tragédie de Sénèque , Médée, après avoir annoncé que «le bandeau d’or envoyé « à Créuse renferme un feu obscur dont Pro- « méthée lui a appris la composition, ajoute « que Vulcain aussi lui a donné des feux ca- « chés sous un soufre léger, et qu'elle a «emprunté de Phaéton les éclairs d’une « flamme inextinguible (3). » En soulevant le voile des expressions figurées , il est difficile de ne point voir là un véritable feu grégeois, qu'un grain de pyrophore ou qu’un peu de
(1) Procope. Histoire mélée. chap. xr.
(2) Plin. Hist. nat. lib. x, cap. 105.
(3) « Ignis fulvo.... clausus in auro.…. latet obscurus..… « quem mihi coeli.... qui furta luit.... viscere foeto.... dedit « et docuit....condere vires.…. arte Prometheus.…. dedit et « tenui..….. sulfure tectos... Mulciber ignes... Et vivacis..…. « fulgura flammae... De cognato.... Phaetonte tuli. » Senec. Medea. act. 1v. sc. 2. t
naphte embrasait, dès que le fatal mélange y était disposé par le contact de Pair, ou le voisinage de la flamme, telle que celle qui brülait sur l’autel dont s’approcha l’épouse de Jason.
Ce n’est point par inadvertance qu’au nombre des armes de Médée nous plaçons le feu grégeois. Quel était, selon toutes les probabilités, la base du feu grégecis? Le naphte, l’huile de Médée. Et ces taureaux qui vomissaient la flamme pour défendre la toison d’or que l’amour de Médée livra à Jason, ces taureaux, dont les pieds et la bouche étaient d’airain et que Vulcain avait fabriqués (2), qu'étaient-ils , sinon des machines propres à lancer le feu grégéois.
Fidèles à la méthode qui nous a dirigés, nous suivrons l’histoire de cette arme autrefois si redoutée, depuis les derniers temps où l’on en a fait usage, jusqu'aux plus anciens, où rien n’annonce encore que la découverte en füt récente.
Deux troubadours, dont l’un florissait dans les premières années du XIIT° siècle , font
‘:) Apollon. Rhod. 4rgoriaut bb. rm:
DES: SCIENCES. OCCULTES. 20 mention du feu grégeois; l’un d’eux dit qu’on l’éteint à force de vinaigre (1). Joinville entre dans un détail curieux sur l’emploi de ce feu que les Sarrasins lançaient sur les Croisés (2). Les Arabes ont fait, de tout temps, un grand “usage de traits enflammés, pour l’attaque et la défense des places ; tellement que le cheik de Barnou, qui tient de ce peuple toutes ses connaissances , fut fort étonné d'apprendre, il y a quelques années , que les Anglais n’employaient point à la guerre ce moyen de destruction (3).
Manuel Comnène employa du feu grégeois sur les galères qu'il armait pour combattre Roger de Sicile; et l'historien remarque qu'il en renouvela l’usage ; interrompu, depuis tong-temps (4). Cependant Alexis Comnéne Pavait employé contre les Pisans : sur la proue de ses vaisseaux étaient des ons en bronze, qui vomissaient des flammes dans toutes les
(3) Müllot. Histoire littéraire des Troubadours. tome 1. page 380. tome 11. pag. 393-394.
(2) Mémoires de Joinville. Edition in-folio de 1561. p. 44.
(3) Voyages de Denham, Oudney et Clapperton. tome 1. pages 115 et 238.
(4) «Ignis graecus qui longo jam tempore abditus latuerat. »