‹ Des suites de la contre-révolution de 1660 en Angleterre /Chapitre 1 sur 4 · IV · texte numérisé non relu

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les amnisties promises , et les protestations prodiguées; mais il a négligé de nous montrer ces engagemens violés , ces amnisties enfreintes , ces protestations foulées aux pieds.

Je conçois , et je partage l’horreur d’une ame libre , contre les hommes qui déshonorent les institutions républicaines, que la vertu seule doit défendre. ÜVlais mon indignation n’est pas moins vive contre les institutions royales, que la tyrannie seule peut maintenir.

Il est nécessaire, assurément, de relever les fautes d’une administration vicieuse ou trompée :

il est utile d’offrir à tous les gou-

vernemens qui veulent être libres, l’exemple d’une république dont la corruption et la sottise s’étoient emparées, pour leur prouver que la sottise et la corruption sont la perte de la liberté : mais ce que nous détestons avec raison dans les dominateurs de la république anglaise , tout l’échafaudage du despotisme au nom du peuple, est le système aussi du despotisme au nom d’un roi ; et loin que la restauration de 1660 ait réparé les malheurs attachés au pouvoir arbitraire, elle n’a fait que rétablir, comme un droit légitime , ce que le soulèvement national venoit d’arracher aux usurpateurs.

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