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Danse méridionale où les danseurs à la file, un par un, quelquefois alternés, filles et garçons, se tiennent par la main, formant une chaîne joyeuse et passent aux jours de fête à travers les rues des villages ou à travers les sentiers fleuris des campagnes.
Tambourin, suis en cadence Cette fantastique danse , Ces essaims voluptueux Tantôt ils s'ouvrent, s'e'lancent, Se referment, se balancent.
Se poursuivent, se devancent.
Tantôt se forment en rond.
Farandole,
Vole, vole!
'—Thévenot, -^Méridionales .
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Français, langue de l'e'cole
Quiveiixre'duireà se cacher dans les petites cabanes
Le doux parler de nos réunions,
Qui t'a berce' sur ses genoux :
Respecte le front de ton aieul ;
As-tu, pour tant t'estimer,
Essuyé autant que lui de tonnerres et d'hivers?
Combien peux- tu compter de romérages ?
Qui sait, Gringalet, s\ à un âge comme le sien
11 y a beaucoup d'osiers encore verts ?
Tu as beau le percher sur les montagnes
De Ventadour et de René :
Tout écorcé qu'est le vieux chéue,
En regard de lui tu es un nain.
Faible enfant de la plaine.
Qui as plus de puissance que de fruit,
Ton tour viendra d'être sapé,
Rejeton d'osier qui n'a que quelques lunes
Prends garde au vent qui tourbillonne
Et qu'avant lui il ne te torde pas.'
(Arniana pour i85yj.
Avec les mêmes prétentions, et en adressant de singu. lieras menaces à ceux qui éprouveraient la veilléité^de" traiter sa langue de patois . Gros n'avait point pour le français une telle irrévérence; tout en célébrant la langue romane, il disait :
Tantia qu tratara ma lengo de patois
Yeou li farai la petarrado.
L'espagnoou, l'italien li devon seis aumagîs.
Tout de mémo que lou francès ; Aque'ou francès dount la doucour vous flata^ Qu'à forço d'escura fan ve'ni be'ou courao es,
De ma lenguo es une sagato.
— L'espagnol, Titalien lui doivent leurs hommages.
Tout de même que le français, Ce français dont la douceur vous flatte. Qu'à force de le polir on a rendu beau comme il l'est
De ma langue est un rejeton.
Bellot agissait comme Gros , en dépit de son esprit éminemment provençal :
Mi gîtes plus au naz la linguo francioto, Es ben bello pourtant !
— Ne me jetez plus au nez la langue française, Elle est pourtant bien belle !
— En traduisant les deux strophes où le français est traité de nain et de gringalet par ces grands écrivains , nous avons été embarrassé par quelques mots : le verbe gandir a plusieurs significations : cacher , soustraire , conserver , etc. ; peut-être en félibrige a-t-il une signification qui nous est inconnue; nous nous serons trompé peut-être dans le sens que nous avons cru devoir donner. Coto veut également dire bande, troupe, pmsqu'il y a en
f 297 ) provençal colla ou collo, colle, et colla ou colle {tOMQWd.} colline, montagne. Y a-t-il eu encore erreur sur ce mot?
— Quant à l'idée de dédain probablement attachée au mot francihol pour français . on comprend qu'en traduisant on renonce à l'exprimer.