INTRODUCTION
C’est cle l’euseiguement clinique, donné par M, le D*' Jaffroy à la Salpétrière que nous avons pris Ticlée de ce travail. A propos des cas de goitre exophthalmiqiie que renferme son service, nous avons souvent vu M. Joffroy s’attacher particulièrement aux troubles psychiques qui s’observent au cours de cette affection. De plus ce sujet a ôté mis récemment à Tordre du jour de la Société médicale des hôpitaux de Paris. Nous avons pensé à réunir certains éléments de la question éparpillés dans les littératures médicales française et étrangères et à présenter cette sorte de recueil à la Faculté le jour de la soutenance de notre thèse inaugurale.
Le problème difficile des rapports exacts du goitre exophtlialmique avec les psychoses qui l’accompagnent est simplement posé dans les lignes qui suivent. Nous n’avons aucune prétention à le résoudre. Donner une idée précise des connaissances acquises jusqu’à ce jour et réunir le plus de matériaux qu’il nous a ôté possible pour l’étude des troubles psychiques liés à la maladie de Basedow : telle a été notre intention.
Qu’on nous permette au seuil de cette étude de nous conformer à un usage respectueusement établi, et de re-
porter notre soiw’enir sur les maîtres honorés qui nous ont guidé dans nos études médicales et auprès desquels nous avons toujours trouvé renseiguement le plus sûr et l’accueil le plus favorable.
Nous adressons un hommage tout spécial de gratitude à M. le professeur Grancher pour la sympathie dont il a bien voulu toujours nous honorer et pour les nombreuses bontés qu’il a eues pour nous. L’année que nous avons passée dans son service des Enfants-Malades comptera comme la meilleure dans nos études grâce à ses cliniques où il savait joindre une sévère éloquence à une profonde érudition.
Que M. le D" Variot, médecin des hôpitaux, qui fut notre chef de clinique aux Enfants-Malades avant de devenir notre maître distingué à l’infirmerie centrale des prisons, soit assuré que nous n’oublierons pas ses doctes leçons ni l’esprit de méthode qu’il s’efforça de nous enseigner.
Notre excellent chef actuel, M. le D'' Barrault, médecin de la Santé, nous laissera le remercier ici des bontés qu’il ne cesse de nous témoigner et des conseils fructueux qu’il nous prodigue.
La mort de notre regretté maître M. le professeur Trélat nous a privé d’un de nos chefs les plus éminents. Nous garderons toujours à sa mémoire vénération et reconnaissance. M. le D*" Segond nous permettra de ne point le séparer dans nos remerciements de celui qui fut son maître et son ami. C’est dans ce même service de la Cha-
rite que nous avons eu le l)onheur de rencontrer comme chef de clinique M. le Gérard Marchant, chirurgien des hôpitaux : qu’il veuille bien recevoir ici l’expression de notre profonde gratitude pour les nombreux services qu’il nous a rendus.
M. le D'' Desnos voudra bien nous permettre de le remercier pour ses sages enseignements pendant l’année que nous avons passée chez lui.
Nous confirmons ici notre entier dévouement à M. le D'' Rémy, professeur agrégé, qui nous porte un affectueux intérêt.
Nous prions également M. le D' Hammonic de recevoir notre hommage et nos remerciements pour les conseils médicaux qu’il nous donnent journellement.
M. le D’’ Joffroy à l’instigation de qui nous avons entrepris ce travail, voudra bien être assuré de notre gratitude, et nous le prions d’agréer toute notre reconnaissance pour l’accueil qu’il nous a fait en nous ouvrant son service et en nous permettant de puiser dans ses observations. Nous remercions enfin M. Détienne, son interne, pour les indications utiles qu’il a bien voulu nous fournir.
QueM. le professeur Debove nous laisse le remercier tout particulièrement de l’honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de cette thèse.