‹ Des tumeurs des musclesChapitre 9 sur 25 · ABCÈS MORVEUX ET FARCINEUX · texte numérisé non relu

ABCÈS MORVEUX ET FARCINEUX

Les chapitres de pathologie médicale renferment un assez bon nombre de relations de cas de morve compliquée d'abcès musculaires ; ces collections existent dans la dernière période de la maladie infectieuse. On les méconnaît souvent, parce qu'ils existent à côlé d'abcès des espaces intermusculaires; ils ne prêtent à aucune considération spéciale. Ce que nous avons dit des abcès chauds dans les fièvres graves, s'appliquerait aux abcès musculaires dans le cas de morve à marche lente (2).

Les abcès morveux ont le volume d'une noix (Vigla) (3), d'un petit œuf (Saussier) {h) ; ce dernier auteur a vu des abcès au centre des tendons.

(1) Bayle, Journal de médecine, t. X, p. SI.

(2) Gleisberg a cherché à établir que le liquide des coUcctious morveuses des muscles étail constitué par la réunion des (granulations ramollies el contenant des noyaux analogues aux cyloblastions décrits par M. Robin. — Voy. Lchrhuch der ver;jleichenden Pa.lh., 1865, p. 122.

(3) Vigla, Thèse de Paris, 1839.

fi) Saussier, Journal l'Expérience, t. V, p. 376.

DESPHÊS. , 3

ABCÈS MÉTASTATIQUES.

Les abcès métaslatiques dos muscles sonl bien connus, les abcès niélaslaliques des muscles de la vie de relalinu coiimit' les abcès niélaslaliques du cœur.

On les a observés dans la fièvre puerpérale, la pcrilornle. M. Cruveilliier a représenté dans une de ses belles planches d'analomie palbologique un exemple d'abcès dans le muscle extenseur commun des doigls. Il s'agissail d'une femme morte au vingt-huilième jour après son accoucbcmciil, (]ui avait été atteinle de rhumalisme puerpéral et d'abcès multiple. Pendant la vie, on avait observé une tuméfaction à lu partie postérieure de r avant-bras.

L'auteur a figuré aussi une pièce où l'on voit de petits abcès entre des faisceaux des inuscles pectoraux (1).

Toimelé a constaté des abcès métaslatiques dans les muscles, lli fois sur 122 autopsies de fièvre puerpérale. Les abcès musculaires après la phlébite et l'infection pmulento ne sonl pas plus rares. Tous les livres classiques sont d'accord à cet égard.

Mais ces abcès sonl généralement Irès-pelils, et on ne les reconnaît pas souvent avanl l'autopsie des malades.

Parmi les observations anciennes, il y en a une de Latour (voy p. 18) que nous avons rangée au nombre des abcès phlegmoneux, et qui peut être rapportée aux abcès mélastaliques. Une phlébite avait été le point de dépari des abcès.

Enfin, pour être complet, nous citerons des articles de Tessier sur la diathèse purulente spontanée ; cet auteur y rassemble des observations où à la suite de phlegmons et d'ai lhrile on a trouvé du pus dans les muscles. Ces observations, quoique discutables au point de vue de la diathèse purulente spoîitanée, olfrenl néanmoins des exemples de formation de |)us ou de pénétration de pus dans les muscles (2).

Les abcès métaslatiques des muscles susceptibles de former

(1) Cruveilliier, Anal, palh., liv. XVII'', p. 3.

(2) Teissier, Art médical, août ei mois suivants, 1858.

une tumeur se comporlenl comme des abcès phlegtnoueux. Le diagnostic et leur traitement local seraient les mêmes que ceuxde ces derniers.

ABCÈS PAR CONGESTION DANS LlîS MUSCLES.

Les abcès par congestion des vertèbres peuvent s'engager dans la gaîrte des muscles voisins-, ainsi des abcès passent dans la gaine du psoas et dans les muscles des gouttières sacrées. Le muscle comprimé dans sa gaine s'aplalit, s'atrophie même.

Ces lésions se reconnaissent aux caractères des abcès par congestion, et il n'est pas établi que ces abcès aient quelquechose de tout particulier.

Lorsque la poche est volumineuse, elle forme une tumeur analogue à un abcès des muscles. C'est surtout dans le psoas que cette rare lésion a été observée.

Page 1