‹ Des Tumeurs Gazeuses du CouChapitre 32 sur 33 · B. — CAUSES DÉTERMINANTES · texte numérisé non relu

B. — CAUSES DÉTERMINANTES

L’effort sous toutes ses Formes : cris et chants répétés et prolongés ; vomissements ; accouchements ; soulèvements - de fardeaux ; toux violente; jeux d'instruments à vent, etc.

II. — Au point de vue pathogénique les aérocèles du cou reconnaissent les cinq modes suivants de formation : À) Elles peuvent survenir sous l'influence de l'effort par la dilatation :

1° Des parois du conduit aérien to affaiblies ou paralysées ; 2° Des diverticules du ventricule de Morgagni ou des prolongements extra-laryngés de ces diverticules ; 3° Des fistules congénitales borgnes internes de la trachée et du larynx ; 4° Des glandes muqueuses hypertrophiées de la trachée ou de leurs conduits excréteurs élargis.

B) On les voit encore prendre naissance sous l'influence de l'effort qui produit la rupture :

1° De la paroi altérée du conduit aérien et l’épanchement limité de l'air dans le tissu cellulaire ;

2° De la même paroi et l’irruption de l’air dans la bourse rétro-thyroïdienne ;

3° De la paroi trachéale altérée et l’enkystement de l'air dans le tissu cellulaire inter-aponévrotique ;

4° De la paroi bronchique intra-pulmonaire et le décollement de la plèvre par de l'air extravasé et la hernie de celle-ci dans les espaces inter-aponévrotiques du cou.

C) Elles peuvent aussi être provoquées par la rupture des voies aériennes à la suite de l'ouverture d’une collection purulente, ou d’un kyste hydatique dans ce conduit. L'air remplacera alors facilement le contenu de ce foyer pathologique, qui prendra tous les caractères des aérocèles.

D) La solution de continuité du conduit aérien peut être provoquée par une plaie traumatique. Les parties molles se cicatrisant plus vite que la trachée, l'issue de l'air sera favorisée par les efforts et l'aérocèle pourra se développer. Mais ce fait est exceptionnel car habituellement il se produit un emphysème plus ou moins étendu.

E) Il existe une variété de tumeurs aériennes du cou, qui sont dues à la production de gaz dans une cavité préexistante, sous l'influence de certains micro-organismes dans des conditions qui nous sont inconnues jusqu’à pré-

sent.

KOUTNIK 17

IV. — Ces tumeurs provoquent souvent des troubles fonctionnels graves, et peuvent être accompagnées de complications dangereuses.

V. — La guérison spontanée est rare et n'appartient qu’à cette variété des tumeurs aériennes, qui se produisent brusquement, qui n’ont qu’un pelit orifice de communication, se refermant bientôt après sa formation, et qui sont constituées par une cavité dépourvue de paroi propre, ou provenant d’un abcès, orifice et cavité pouvant se réunir sous l'influence de la compression, de l’accolement permanent des tissus écartés. Dans d’autres cas la durée de ces tumeurs est indéfinie, et la marche habituellement progressive.

VI. — Le traitement des aérocèles du cou présente les indications suivantes :

1° Traitement des accidents causés par la tumeur ;

2° Traitement de l'affection primitive qui a donné naissance à la tumeur ;

3° Traitement des aérocèles elles-mêmes.

Quand la compression reste inefficace, ces lumeurs peuvent, et doivent souvent être traitées chirurgicalement.

On aura alors à choisir entre les deux procédés suivants:

a) L'incision de la tumeur suivie ou non de l’obturation de l’orifice qui fait communiquer la tumeur avec les voies aériennes.

b) L’ablation de la tumeur suivie de l’obturation du même orifice.

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