‹ Des Types Individuels de Ventilation Pulmonaire ApparenteChapitre 16 sur 36 · RON · texte numérisé non relu

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Aussi nous sommes-nous attachés à opérer toujours dans des conditions identiques et pouvant être appliquées telles quelles en pratique courante.

Le masque employé fut celui de Legendre et Nicloux légèrement modifié (suppression des soupapes, obturation de l’un des orifices), et, dans un but de contrôle, le masque de Tissot; le tube d’expiration était en tout cas muni d’une soupape de Chauveau- Tissot, qui nous a rendu des services inappréciables, non seulement comme séparateur d’air, mais en permettant de bien suivre les temps de la respira- HOon PIS Pier2).

Toutes nos mensurations ont été faites dans des locaux où la température n’a varié qu’entre des limites étroites (11 à 14°), ce qui élimine une variable importante.

Cette méthode ne donnant que des valeurs d'air expiré exige, pour la détermination de l'air de

réserve, une technique minutieuse. En effet, celui-ci

ne peut se déterminer qu'indirectement : d’une part,

on cherche la valeur de l'air courant (respiration ordinaire); d’autre part, la valeur de Pair courant plus air de réserve (expiration maxima provoquée après une inspiration ordinaire).

Après avoir placé le masque sur le visage du sujet, tranquille, et l’esprit distant autant que possible de ses actes respiratoires, nous laissions ledit sujet s’accoutumer au port du masque et à la gêne inévitable du début. Au bout d’un temps variable suivant les individus, mais bien appréciable au moyen des soupapes, la respiration se régularisait. À ce moment la

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manœuvre d’un robinet à deux voies R dérivait, à l'insu du sujet, l’air expiratoire jusque-là exhalé au dehors vers le spiromètre, et une lecture à chaque expiration donnait la valeur de l'air courant. En réalité nous observions un minimum de trois séries de 10 mouvements, sans que le sujet, qui tournait le dos à l’appareil, sache jamais le début et la fin de ces séries (PI. LE Fig. 2).

Obligé de pratiquer les différentes opérations ultérieures successivement et non simultanément, nous expliquions alors au sujet ce qu’il devait faire : à savoir, quand nous lui commanderions « à fond », de pousser à fond l'expiration déjà commencée, sans nouvelle inspiration.

Bien entendu, le fait de cette explication amenait une variation respiratoire relevant de l’auto-suggestion de l'individu, qui sentant un « à fond » imminent, avait tendance à modifier son inspiration, soit en plus, soit en moins, pour se préparer à l’expiration forcée; c'était alors qu'il nous fallait prêter une grande attention et ne faire le commandement qu'après avoir constaté, soit par les soupapes, soit par l’aiguille de l’appareil, que les inspirations ou les expirations étaient de grandeurs analogues à celles des inspirations ou expirations qui avaient servi à la détermination de l’air courant, lui-même plus facile à soustraire, du fait de la non participation active du sujet à l’expérience, aux influences psychiques.

En somme, il s’agit de surprendre le sujet après une inspiration ordinaire, alors que déjà l’expiration est commencée.

on

Nous déterminions cette valeur (air de réserve plus air courant) cinq fois au moins, avec des intervalles de pauses pendant lesquelles le sujet avait le temps de revenir à une respiration calme, contrôlée par des séries de dix mensurations de l’air courant expiré, pratiquées, elles aussi, à l’insu du sujet (nous appelons air courant de contrôle, le résultat de ces mensurations). Nous le surprenions alors par des « à fond » qui éliminaient la préparation inspiratoire.

Quand à la capacité vitale, nous la déterminions la dernière par une inspiration maxima suivie d’une expiration maxima, parce que la ventilation intense et anormale que cette manœuvre provoque modifie considérablement, et pendant assez longtemps, les actes respiratoires spontanés ultérieurs, par le double mécanisme des modifications consécutives de l’hématose et par l’excitation portée sur les extrémités viscérales des éléments nerveux assurant, par le pneumogastrique. la sensibilité pulmonaire. |

De même que la valeur de l’air complémentaire s’obtient, comme nous l’avons déjà indiqué, par différence entre les résultats de deux mensurations distinctes, capacité vitale et somme : air courant plus air de réserve, de même la valeur de l’air de réserve est donnée par la différence entre cette somme : air courant plus air de réserve et la valeur de Pair courant précédemment déterminée.

Nos examens ont été pratiqués dans le service du Professeur Pierre Mathieu, tant au laboratoire de recherches biométriques de la Faculté de Médecine,

qu’au poste annexe de contrôle physiologique orga-

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