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jets REMARQUE. — Les numéros 53, 54, 55, qui sont des sujets particuliérement bien développés, dont l’un (n° 53) bel athlète, ont été examinés à différentes reprises : 3 fois, 5 fois, 2 fois, comme l'indique le graphique ci-dessus, et jamais, dans ces examens successifs, la limite supérieure de l'air courant n'a dépassé le 50 % de la capacité vitale.
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pour tous les sujets la C. V. à 100, ce qui élimine tous les facteurs de variations de C. V., et ce qui permet justement la comparaison en fonction de cette C. V. des différents éléments de la ventilation, entre différents sujets même très dissemblables par leur taille, leur âge, leur poids, leur sexe, etc.
Si bien qu’en présence d’un graphique tel que nous le proposons, nous pouvons classer les individus, soit en tenant compte de leur air courant, soit en tenant compte de leur air de réserve, etc...
Nous considérons cette notion de la C. V. ramenée à 100 comme très importante. En passant, nous
croyons qu'une étude spéciale et moderne de la C. V.
serait nécessaire pour mettre au point cette importante
question, car on est obligé encore actuellement, très souvent, d’avoir recours à des travaux sur la C. V., datant de Hutchinson et Gréhant, et qui certainement, malgré la valeur scientifique de ces auteurs, mérite-
raient d’être revisés, d'autant plus qu’à notre connais-
sance, ces observateurs n’avaient pas encore recours
à l’emploi des masques.
En outre, si les moyennes ne fournissent qu’un renseignement aléatoire, les limites de variations indiquées par les auteurs nous paraissent également sujettes à discussion. Ainsi, même d’après Achard et Léon Binet (1922), « chez un sujet normal, la capacité vitale varie entre 3 litres et 3 1. 500 ; elle peut exceptionnellement atteindre 4,5, et tout à fait rarement 6 litres. » Or, sur nos 105 sujets, nous en avons trouvé 24 qui avaient une capacité vitale au-dessus de 4 litres. Et ce chiffre est encore en
dessous de la moyenne certainement, car 39 de ces jeunes gens ont moins de 18 ans, et, par conséquent, n’ont pas nécessairement leur chiffre adulte de C. V.
Certains auteurs, dans l’étude de la respiration, tiennent grand compte de la valeur de l’air courant, tel le Docteur Jeudon, qui critique à juste titre le fait de ne tenir compte que de la C. V. quand on s’occupe des insuffisants respiratoires, car, dit-il, si
une capacité vitale inférieure à
. 50 chez l’homme;
. 4 chez la femme; D) 7 ans;
10 ans;
12 ans,
marque un insuffisant respiratoire, la réciproque n’est pas vraie, et on peut être un insuffisant respiratoire en possédant une grande C. V. Mais le Docteur Jeudon résout le problème en prenant comme critérium d'insuffisance la faible valeur de Pair courant.
Nous ne sommes pas du même avis, car nous avons dans nos sujets plusieurs jeunes gens athlètes et champions qui ont un petit air courant (tels les n°° 1, 10, 93, 04 de notre série de 55 sujets), bien plus petit que celui rencontré chez la majorité de nos cas.
Mais ils ont une grande capacité vitale, ou tout au moins une capacité vitale normale pour leur âge, leur taille, leur poids. Si on se base sur les dires du Docteur Jeudon, on ne peut, étant donné leur C. V., que les considérer comme normaux, sinon excellents
dans leur respiration. Cependant si nous prenons le
cas n° 30 de notre série — 30 sujets — nous avons également une capacité vitale remarquable, et c’est un insuflisant respiratoire avéré, malgré un air courant de 617 cm; de même les n°° 8, 22, 25.
Nous voyons donc qu’il semble que ni la valeur de l’air courant, ni celle de C. V. ne peut nous fixer sur la valeur d’une respiration, puisque d’une part des sujets remarquables seraient douteux par leur air courant, et des sujets déficients seraient remarquables par la valeur de leur C. V.
Les deux facteurs air courant et capacité vitale envisagés simultanément sont-ils de nature à nous mieux renseigner ?
Tandis que Küss écrivait « que l’augmentation de la capacité vitale entraîne forcément celle de la quantité d’air de respiration — air courant — on n’en peut douter », d'Heucqueville nie la variation paral- .lèle entre ces deux éléments : & ainsi, chez un sujet inspirant normalement 250 em d’air, et ayant une capacité vitale de 3200, il est possible d'augmenter considérablement la quantité de l’air courant, 320, sans modifier la capacité vitale 3200. » C’est l’évidence même s’il s’agit de modifications extemporanées de l'air courant; quant à une modification permanente, acquise, ce n’est pas évident a priori, mais nos examens nous portent à être de l’avis d'Heucqueville.
Strohl a proposé un indice, l'indice respiratoire, qui représente précisément les variations de Pair courant en fonction de la capacité vitale. Il écrit en 1919 : «La C. V. ne nous renseigne que sur le volume d’air maximum qu’un individu pourrait utiliser en faisant, à tout instant, des inspirations et des
expirations forcées. L’air respiratoire (1), par contre, nous dit ce qu’il utilise réellement, et le rapport air respiratoire sur capacité vitale est l'indice du plus ou moins grand degré de perfection avec lequel il utilise sa C. V., c’est-à-dire respire à l’état normal ».
Il donne un tableau dans lequel est prise, comme valeur des volumes déplacés dans la respiration ordinaire, la moyenne d’une dizaine de mesures relevées sur les graphiques. |
On se rend compte tout de suite, par un simple coup d’œil jeté sur la dernière colonne, que chaque sujet utilise une fraction très différente de la quantité d’air maxima que peuvent contenir ses poumons, - déduction faite de l’air résidual.
Voici ce tableau :
SUJETS AIR CAPACITÉ R—Airresp.
RESPIRATOIRE VITALE GOMVe