III, 4, 51; Epi. I, 7, 31; II
ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 125
Fuge suspicarî, Cujus octavmn trepidavit setas Claudere lustrum .
Urges Submovere littora.
Falsis impulerit criminibus nimis Casto Bellerophonti Maturare necem refert.
Porrectum ante fores obicere incolis Plorares Aquilonibus.
Jure perhorrui Late conspicuum tollere verticem.
Adjecisse prœdam Torquibus exiguis renidet.
Qusererç distuli.
Et tangere vitet.
(Epi. 1, 3, 16.)
Quadrigis petimus bene vivere.
(Epi. I, 11, 29.)
Cur aller fratrum cessare et ludere et ungi Prseferat Herodis palmetis pinguibus.
(Epi. II, 2, 184.)
On voit que les expressions de ce genre les plus nombreuses et les plus hardies appartiennent aux trois premiers livres des Odes. Mais bien que, dans quelques-uns de ces cas, l'imitation du grec soit visible, cette construction est foncièrement latine, et le poète n'a fait qu'en étendre l'usage. Le verbe d'où dépend l'infinitif remplit la fonction d'un auxiliaire. Tel n'est pas toujours l'enchaînement des deux mots : tantôt l'infinitif tient lieu
d'un véritable régime ; d'autres fois il joue le rôle de Taccusatif grec, lorsque le verbe d'où il dépend a un sens complet par lui-même, qu'il soit transitif, neutre ou passif. Il se comporte de la même manière après certains adjectifs.
L'infinitif est un véritable régime direct après le verbe « dare », ses synonymes et ses contraires. Cette tournure est toute grecque, mais non sans exemple chez les anciens écrivains latins, presque exclusivement dans la locution a do bibere ». ^
La fonction de l'infinitif est manifeste dans ce passage, où il est coordonné à des substantifs régimes, comme il arrive plusieurs fois dans les Odes :
Mihi parva rura et Spiritum Graise tenuem Camense Parca non mendax dédit et malignum Spernere volgus *.
Horace emploie plusieurs fois la môme tournure, non seulement avec t< do », mais avec « dono » :