‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 19 sur 87 · Pauca videmus · texte numérisé non relu

Pauca videmus

Ësse opus omnino, quse demant cumque dolorem.

(Lucr., II, 21.)

Contemplator euim, cura solis lumina cumque.

(Lucr., II, 114.) »

Quare proporro sibi cumque senescere credas.

(Lucr., V, 312.)

Tous les bons manuscrits, ainsi que les scholiastes, confirment ce vers si discuté.

ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 45

ment il est absent des recueils postérieurs, mais la tmèse elle-même, qui sépare cumque du pronom relatif, ne se trouve également que dans le premier livre, où elle est assez fréquente :

Quam rein cumque ierox navibus aut equis.

Quo nos cumque feret melior fortuna parente.

Quem fors dierum cumque dabit lucro.

Quem criminosis cumque voles modum.

Quae te cumque domat Venus.

Les Epîtres présentent seulement un cas où quocum" que est coupé en deux par un monosyllabe :

Que me cumque rapit tempestas ^

(Epi I, 1, 15.)

Ainsi c'est presque uniquement dans les premières œuvres que Ton trouve quelques termes archaïques. Dans les autres il faut citer duellum (0. III, S, 38; 14, 18; IV, 13, 8; Epi. I, 2, 7; II, 1, 2S4, et 2, 98); les exemples en sont si nombreux qu'ils indiquent une prédilection particulière. Il semble que le poète ait tenu à conserver et à rajeunir une vieille forme, si bien accommodée au vers alexandrin.

N'a-t-il pas fait une tentative semblable pour civicus, employé deux fois, non avec la signification spéciale qu'il a dans la locution « civica corona » , mais comme synonyme de « civilis » ou de « civium »? 0. II, 1, 1 :

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