‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 66 sur 87 · Christ, Metrik, p · texte numérisé non relu

Christ, Metrik, p

bus ». Il en est de même pour le grand asclépiade, qui présente toujours deux césures, Tune analogue à la précédente, et l'autre après la onzième syllabe ou le deuxième choriambe : « NuUam, Vare, sacra — vite prius — severis arborem » . Chez les Grecs, cette dernière est la césure régulière, Tautre est très fréquemment négligée ^ Catulle, qui a emprunté ce mètre aux Alexandrins, suivant leur exemple a négligé la première et même, dans un vers, la deuxième de ces coupes :

Certe tute jubebas animam — tradere, inique, Inducens in amorem, quasi tuta omnia mi forent. Qude te ut pœniteat — post modo facti faciet tui s.

On ne voit dans Horace aucun vers coupé de la sorte. L'initiative d'Horace a été plus considérable encore pour le vers alcaïque et le vers saphique ; le premier n'avait aucune césure régulière : il l'a coupé régulièrement après le cinquième pied : « Derepta vidi; vidi ego civium ^ ». L'hendécasyllabe saphique n'avait pas non plus de césure fixe chez les Grecs : Catulle, qui en a fait usage dans deux pièces, sauf trois exceptions *, l'a coupé tantôt après la sixième syllabe, a ille mi par esse — deo videtur », tantôt après la cinquième, « ille si fas est — superaré divos». Chez Horace, la césure est sans exception dans le troi-

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