‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 17 sur 77 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

nous avons tenu à savoir pour chaque sang le nombre rcel de ces élémentsrenfermés dans 1 millimètre cube afin d'avoir un point de départ fixe pour chaque exanef:

C'est pourquoi nous nous sommes adressé au liquide A. de Hayem. Ce liquide a: la composition suivante ;

HAUAISULIÉES ASE RENE 200 grammes Chlorure de sodium pur... I — Sulfate de sodium pur..... 3 — Bichlorure de-mercure 0,50 —

Lorsque le sang est mélangé avec ce liquide dans la proportion de 1 pour 100, tous les éléments y deviennent indestructibles par suite d’une sorte de coagulation. Il se produit laune action chimique ayant une certaine analogie avec celle du tannage (Haÿem).

Ce liquide conserve les éléments du sang en totalité. Il permet ainsi de connaître la proportion réelle des globules rouges contenus dans 1 millimètre cube de sang.On sait que cette proportion est de 5.000.000 en moyenne pour un sang normal. :

Nous faisons donc une première numération dans un demi centimètre cube de ce liquide additionné de 2 miliimètres cubes de sang.

Mais, au lieu de dénombrer les hématies avec l'appareil de Malassez, comme le faisait Chanel, nous avons préféré nous servir pour cette opération de l’'hématimètre de MM. Nachet et Hayem parce qu'il est d’un emploi commode. En outre cet appareil don ne des résultats très exacts, si l’on a soin de bien

ES 11 F'aes suivre les recommandations données par Hayem sur la manière de procéder.

Après cette numération initiale, nous en faisons successivement trois autres, toujours avec l’hémati-

mètre de Nachet et dans les solutions dont Chanel a indiqué la formule c’est-à-dire :

10 dans 1/2 c* de sérum de Grancher que nous appelons « Solution no I»,

29 dans 1/2 c° d'un liquide composé de parties égales d'eau et de sérum de Grancher soit : « Solution n° Il ».

30 dans 1/2 c° d'un liquide composé de 1/3 de sérum .de Grancher et de 2/3 d'eau distillée ; c'est la « Solution no III ».

En somme quatre numérations seccessives :

la 1r° dans le liquide A

la 2e dans la solution I la 3e dans la solution I] la 4e dans la solution III.

On a ainsi une échelle de destruction à quatre échelons.

. Dans chaque liquide on met 2 mm de sang, pris par piqûre aseptique du doigt et aspirés avec la pipette graduée de l'hématimetre.

Ces mélanges sont contenus dans de petits godets dérverre. ;

La suite des opérations est celle qu'indique Hayem pour une numération ordinaire. Aussi ne nous y arrêtons-nous pas.

PYÉDIEE

Toutes ces numérations doivent être faites une demi- heure après la prise de sang, de manière à ce que les résultats soientcomparables. On obtient donc quatre chiffres de valeur décroissante, indiquant dans quelle proportion les globules se détruisent. Avec ces chiffres on établit le pourcentage des hématies qui restent encore intactes dans chaque solution en le rapportant à 5.000.000, nombre des hématies contenues dans un millimètre cube de sang normal. Puis on fait le pourcentage des globules détruits pour chaque solution en le rapportant au chiffre initial trouvé dans le liquide A.

On obtient donc deux colonnes de chiffres qui montrent dans quelles proportions les hématies d’un sang donné résistent et se détruisent dans les solutions de sulfate de soude.

Les chiffres que donne la Solution | témoignent d'une destruction trop peu marquée portant sur les éléments les moins résistants. Ils donnent des écarts non seulement trop faibles, mais encore de sens différents, de sorte que, dans ces conditions,la Solution I perd de sa valeur comme moyen d'appréciation. Il ne faut pas'en tenir compte dans les examens que nous avons faits. On peut même s’en passer complètement pour lesbesoins de la clinique,

La solution [| ne représente pour nous que le «seuil » de la résistance. Les chiffres qu'elle donne se rapprochent généralement assez d° ce1x obtenus avec le liquide A pour qu'ils puissent permettre de contrôler approximativement la première numération-

AT he Ce n'est que pour cette raison que nous l'avons conservée pour nos examens.

La Solution IT est, au contraire, très importante. C’est la seule qui puisse servir de critérium certain. Elle détruit une beaucoup plus grande quartité d’hématies. Elle agit sur la masse de ces éléments aussi bien sur les moins résistants que sur ceux qui ont une résistance déjà plus grande: elle représente la « Résistance Moyenne ». Les chiffres qu’elle donne prennent donc une signification toute spéciale. Ce sont eux qui servent exclusivement de mesure.

Quant à la Solution n° IIT, elle est d’une concentration telle qu'une très forte proportion de globules s'y détruit. Elle détruit, dans certains cas, même les plus résistants, mais elle ne peut servir de terme de comparaison. Elle donne, comme la Solution ne I, des écarts trop faibles.

Chanel, avec cette solution III, obtenait toujours des chiffres très supérieurs aux nôtres. Nous ne pouvons nous expliquer cette différence que par le fait qu'il se servait de l’appareil de Malassez où le sang n'était étendu que de deux cents fois son volume.

Quoiqu'il en soit, la solution III peut être laissée de côté dans notre procédé.

Les auteurs qui voudront avoir, pour la clinique, une indication rapide et suffisamment exacte, pourront faire leurs examens seulement avec le liquide A etla solution I. É |

Mais pour des études systématiques sur la résistance des hématies, il vaut mieux se servir des

quatre solutions.

Page 1