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UN COUP DE SOLEIL

C'était au mois de Juin. Tuut paraiss.iit en fîta. La foule circulait Iiruyante et sans anuci. • Je ne sais trop pourquoi j'ctais heureux aussi ; ~6 bruit, comme une ivresse, avait troublé ma tSte, J,e soleil excitait les puissances du corps ; Il entrait tout entier jusqu'au fond do mon êtra ; Et je sentais eu moi bouillonner ce» transports Que le premier soleil au cœur d'Adam fit naître^

aO UN COUP DE SOLEIL

De quel emportement mon ime fut saisie ;

Mais il me vint soudain comme une frénési«

Do me jeter sur elle, un désir furieux

De rétreindra en mes bras et do baiser sa bouche '

Un nua^e de sang rouge, couvrit mes yeux :

Et ie crus la presser dans un baiser farouche.

Je la serrais, je la ployais, la renversant.

Puis, l'enlevant soudain par un effort puissant,

Je rejetais du pied la terre, et dans l'espace

Ruisselant de soleil, d'un bond, je l'emportais.

Nous allions par le ciel, corps à corps, face à face.

Et moi, toujours, vers l'astre embrasé je montais.

La pressant sur mon sein d'une étreinte si forte

Que dans mes bras crispés je vis qu'elle était morte..

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