Dysperm,atism,e
Les désordres de la sécrétion ne rentrent pas dans notre sujet.
A ceux qui voudraient étudier l'azoospermie, nous renvoyons aux travaux de Montegazza, Wagner, Godart, Liégeois, Gosselin, Duplay, Dieu, Davj, Conrad, etc.
La spermocrasie est décrite dans le chapitre que nous consacrons aux concrétions des vésicules.
Nous ferons une étude synthétique de Vhémospermie qui, selon nous, est liée à un état congestif ou inflammatoire des vésicules séminales.
Pour ce qui est des troubles de Féjaculation, nous réunissons dans un même chapitre l'aspermatisme et le dysspermatisme qu'il est impossible de séparer.
Nons devrions peut-être étudier aussi la spermatorrhée ; mais nous avons reculé devant cette tâche. Les travaux dont elle a été le sujet sont si nombreux, les méthodes thérapeutiques qa'on lui a opposées sont si variées, qu'il faudrait sortir des limites que nous nous sommes tracées pour en faire une histoire à peu près complète.
Et puis elle est bien déchue du rang qu'elle occupait dans la médecine il y a quelques quarante ans. Le livre de Lallemand en avait fait une maladie fréquente et terrible à laquelle ressortissait une foule de symptômes digestifs, nerveux et autres : l'hypochondrie, l'ataxie, ne reconnaissaient plus d'autres causes ; les élèves du chirurgien de Montpellier exagérèrent encore les idées du maître (Clément, Kaula), et les Pertes séminales furent longtemps la maladie à la mode, jusqu'à ce que vint la réaction et qu'on eût montré que jusqu'alors on avait pris l'effet pour la cause.
C'est, en effet, une maladie rare, si nous en croyons nos recherches, car, depuis quatre ans, nous n'en avons observé que trois cas bien authentiques. C'est, du reste.
l'opinion de Hunter, de Ricord,: de Nimeyer, de J. Paget et de Rosenthal.
Nous allons encore invoquer une autre raison pour nous justifier.
Exceptionnellement; suivant nous, la spermatorrhée reconnaît pour cause une irritation de la partie excrétoire du canal génital, déférents, vésicules, urêtlire.
Dans l'immense majorité des cas, c'est une névrose ^éniïaZfij survenant chez des jeunes gens ou des adultes qui y sont prédisposés par leur constitution propre ou leur héritage pathologique, et les pertes séminales ne sont plus qu'un des nombreux symptômes d'un état névropathique, au même titre queTincontinence nocturne d'urine, par exemple.
Que rhyperexcitabilité des vésicules joue un certain rôle alors, la chose est possible, mais cela n'est pas indispensable, puisqu'on a observé des exemples de spermatorrhée chez des animaux privés de ces organes, les chiens entr'a litres.
Nous renvoyons donc, pour l'étude de ce symptôme^ aux ouvrages classiques et aux monographies ; nous nous contentons d'étudier ici Vhémospermie, le dysspermatisme et le prospermatisme. Nous serons le plus bref possible, ne faisant que résumer un Mémoire plus étendu que nous avons écrit pour un concours récent.