RAIL-WAYS ANGLAIS
ProcèS'Verbal (P enquête.
5" Rapport du comité de la Chambre des Communes, nomme en février 1844, pour Texamen des questions de réglementation et de législation des chemins de fer (i),
1494. — I^s revenus moyens des chemins de feront-ils dépassé ceux des i»)
•^ "^ Samn
canaux? — Non, je ne le pense pas quant à présent : les rail-ways ne sont* taire < pas en activité depuis assez longtemps pour que le chiffre des bénéfices minû lit pu s'élever, à beaucoup près, au niveau de ceux de quelques-uns des plus anciens canaux.
4567. — (LoRDG.SoMMERSET).Le taux des bénéfices surles canaux est-il an indice de bénéfice pour le public? — Oui, jusqu'à un certain point, comme indiquant le chiffre des transports sur le canal.
1568. Ne pensez- vous pas que les bénéfices élevés , généralement parlant, sont un indice de l'utilité du canal? — Oui, généralement parlant.
1569. — (M. Tuornley). On vous a posé des questions sur les prix lrè»-élevés auxquels se sont vendues.des actions de canaux ; ne pensezrous pas que l'extrême élévation des frais d'exploitation des chemins de Ter , comparés aux produits, ne permet pas que la propriété des chemins de fer atteigne jamais le degré de prospérité de quelques canaux? — Il ne parait pas probable que la prospérité des chemins de fer atteigne jamais te point auquel la propriété de quelques canaux est parvenue , à moins
(1) Le Coiuilé éliîl compote de BI. Gladttone , président, M. Laboachére, lord leymoor, M. Wilion-Pallen, M. le vicomle Sandun, M. Gitborne, lord GfJDdville- Sommertelftir Jtfhn Eisiliope, BiM. lUiuillon,Rtt88cl!, Horsmann, Greene, Maclctii, Thornley cl Beckci-DeniiiOD,
que le parlement rie leur donne un monopole absolu, ei n'interdise la concurrence sous quelque forme que ce soit.
1570. — Quel est le plus 4iaut prix auquel vous sachiez que se soient vendues des actions de canaux du prix originel de 100 liv. (2,500 francs)?
— J'ai entendu citer des exemples d'actions de 100 livres vendues à 3,000'. (75,000 francs.)
1571. — Quel est le plus haut prix auquel vous sachiez qu'aient été vendues des actions de chemins de fer de 100*. (2,500 francs) ?
— Environ 250». (6,250 francs) ?
«i Kvrw léU. 1959. — (Le président, M. William Gladstone.) — Voulez-vous pass» à quelqu'autre cas d'excès de pouvoir de la part des Compagnies de chemins de fer, qui vous paraisse devoir fixer l'attention ? — Je pense ^, par des arrangements avec les canaux, les Compagnies de chemins de ler ont excédé leurs pouvoirs. J'ai entendu parler récemment de transactioitt entre des Compagnies de chemins de fer et de canaux qui à coup sAr ap» prochent de bien près d'un achat ou louage entier et absolu. Or, ceci, je pense, est un cas qui ne devrait pas être admis, sans qu'on vint au parlement expliquer ouvertement ce qu'on se propose de faire, et demander des pouvoirs pour le faire.
1960. — Voulez-vous avoir la bonté de détailler les particularités de quelque cas dont vous ayez entendu parler? — Ceci se rapporte à l'amigeaient conclu entre le chemin de fer de Manchester à Leeds et la ii^ navigable de Calder et Hebble.
1961. — Quelle est, autant que vous sachiez, la nature de rarrangemest entre ces deux parties? — Autant que je puis le savoir, l'arrangement esl quelque chose de ce genre : s' étant fait concurrence l'un à l'autre pendant longtemps et ayant tous deux beaucoup abaissé leurs tarifs, ils sont maintenant convenus de les relever à un certain degré ; en raison de quoi la Compagnie du chemin de fer doit garantir à celle du canal que ses transports monteront à une certaine somme , et partager avec elle , dans une certaine proportion , tout ce qui dépasse cette somme, la Compagnie dn chemin de fer ayant le droit de mettre des inspecteurs sur le canal, pour veiller à ce que le trafic qu'elle est tenue de lui garantir soit convenablement conduit.
1962. — Quels points vous paraissent soulever des objections dans cet arrangement? — C'est que cela revient presque en réalité à une fusion des Compagnies du chemin de ter et du canal, cl n'est pas autorisé parla loi de constitution de la Compaj;nie.
1963. — Supposez que la Compagnie du chemin de fer n'ait garanti auiïttne somme déterminée à la Compagnie du canal ; supposez qu'il y ait eu me simple convention par laquelle les deux parties se soient engagées Tune myers l'autre à ne pas faire de transports au-dessous de certains tarifs : ;ela a-l-il été jusqu'à ce point dans le cas dont il s'agit? — Oui, c'est là 'essence du traité ; la garantie n'est qu'accessoire.
1964. — Pensez-vous que la loi pouvait l'empêcher ? — Je pense que es empêcher de s'entendre pour agir ainsi serait impraticable ; mais ils le pouvaient prendre d'engagement légal dans ce but» sans qu'il dépendît le vous de l'empêcher.
1965. — Est-ce la circonstance de la garantie envers la Compagnie du îanal qui vous conduit à envisager ce fait comme un excès de pouvoir >r^re à faire l'objet d'une restriction légale? — Je pense que la garantie le concert avec la nomination d'inspecteurs pour veiller sur les transport s, ît avec la nature permanente de la convention, revient si bien à la réunion les deux intérêts en une seule main, qu'elle ne devrait point être auturisce, ii ce n'est par le parlement.
1966. — (Vicomte Sakdon.) — Un paiement qui se ferait en vertu de ette garantie , par la Compagnie du chemin de fer, pour combler un dt'*cit dans les revenus de la Compagnie du canal, rentrerait-il dans le cercle ,u but de la création de la Compagnie du chemin de fer? — J'en douerais, si la convention était reconnue illégale.
1972. — (Lord G. Sommerset.) — Un des cas que vous avez mis en vant consiste en ce qu'une Compagnie particulière de chemin de fer est ntrëe en arrangement avec une Compagnie de canal pour faire les transports à un taux limité , et a donné de l'argent pour ce traité ; la cour de hancellerie pourrait dire, c tout bien pesé, il peut être douteux que cela
soit dans les prévisions de la loi ; mais en considération de l'intérêt public , si A. B. veut donner à C. D. une somme d'argent pour que tous deux puissent faire les transports à meilleur marché qu'ils ne le feraient autrement, nous n'interviendrons pas; > n'est-ce pas une question d'inérêt public? — oui, s'ils transportaient à meilleur marché ; mais la quesion se rapporte seulement an cas où ils s'engageraient pour élever le prix les transports.
1973. — (M. Denison.) — Supposez qu'une Compagnie de chemin de er soit convenue avec une Compagnie du canal d'élever leurs tarifs à un «rtain degré, serait-ce, dans votre pensée, un cas d'intervention pour la lour de chancellerie? — Supposez par exemple que la Compagnie du cimal
ait Iial)ituellemeiit pris i*^* (1 franc) par tonne ponr le transport des niar- , chandises, et qu'elle soit convenue avec une Compagnie de chemin de fer * d'imposer pendant un certain tenrps 4 on 5'^. (5 ou francs) par tonne « sous la condition que la Compagnie du chemin de fer en ferait autant. Ihos le cas d'un tel arrangement, qui serait préjudiciable au public» diriez-voos que la cour de chancellerie doit intervenir, sous le prétexte que la Compagnie du chemin de fer a excédé les pouvoirs que le parlement lai a <lonnés ou a eu F intention de lui donner? — Oui, dès que rengagement réciproque tend k élever les prix au préjudice du public.
1980. — Supposez que les propriétaires d'un canal résolvent d'élever les prix de transport en restant dans les limites fixées par leur loi d'organisation, naturellement vous ne pourriez pas intervenir; mais la que^oi que je vous posais consistait en ceci : si une Compagnie de chemin defe; achetait tous les intérêts dans un canal, et élevait immédiatement les pris, ne serait-ce pas une transaction dans laquelle, à votre jugement, la Compagnie aurait excédé les pouvoirs que le parlement avait intention de liri conférer en rendant la loi qui l'a constituée? — Je crois que vous pourriez cmpcclier qu'il se fît aucun achat du canal, autrement <|ue sous l'empire d'une loi.
1982. — (M. (Iuekne). — Pourriez-vous empêcher les parties d'arriver à un arrangement? — Mous ne pourriez pas les empêcher de s'entewire vous ne pourriez pas empêcher les présidents des deux Compagnies de dire : « Si vous élevez les prix tel jour, je proposerai à mon conseil d'administration de les élever au même point; > mais je pense que vous pourriez empêcher la conclusion d'un engagement tel <|u'une des Compagnies pût l'imposer forcément à l'autre, lorsqu'elle tendrait à s'en écarter.
lernv^dioiri! «le 28'i7. — (M. Maclean). — 1^0 seul but qu'ou se propose d'atteindre par-
Swiftt, udiui-
itrur du cb«. la révisiou, c est le tarif des places des vovageurs.
(Je fer de r,r«iid- V *• • '» J- • • • • J^
ion. Voyez-vjus quelque objection a ce qu on y adjoigne une révision des
m^rsTsM. péages prélîvés sur les marchandises? — Je ne pense pas que cela soil aussi nécessaire ; je ne sais pas si vous ne devriez pas nous donner quelque chose qui pût nous faire compensation pour celte concession; mais la concurrence des canaux a, je crois , assez fait quant aux marchandises.
Î.S70. - f Lord Sevmouh). — Savez-vous (juclb étaient les prix awlc-
heurs sur les grands canaux qui se trouvent en concurrence avec les che- Diins de fer? — Ils étaient beaucoup plus élevés qu'aujourd'hui. , 287i. — Il est à votre connaissance qu'ils ont tous été considérablement réduits? — Je pense que tous Font été.
9872. — Et cela, apparemment, en conséquence de la concurrence des chemins de fer? — Oui.
S873. — Alors c*est un cas dans lequel de grandes Compagnies ont procuré un avantage au public; tandis que d'après votre principe, il semble que cela n'aurait pas dû être, que les Compagnies auraient dû plutôt s'unir, en vue de leur propre intérêt? — Oui; mais je me référais à la question de concurrence , qui , à mon sens , revient à ceci : auriez-vous une plus girande réduction s'il s'ouvrait un nouveau canal? — C'est là la question, il Ole semble ; savoir si un nouveau canal réduirait les prix : je dis qu'il ne les réduirait pas.
Jf. Latcs propose l'achat de tous Us chemins de fer par le gouvernement , ^^ après leur exécution et leur exploitation pendant quelques antiées par les <=*p**j
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Compagnies, ^^
6175. — (Ijord G. Sommerset). — Quel effet produisent les canaux sur J«^ les transports de marchandises par chemins de fer? — Je ne connais pas l'effet des canaux sur les chemins de fer , mais je connais F effet des chemins de fer sur les canaux ; je sais que les péages de la ligne navigable de Aire et Calder ont été réduits depuis l'ouverture de plusieurs chemins de fer qui lui font concurrence.
6i76. — Mais les canaux produisent le même effet sur les chemins de fer, n'est-ce pas? — Sans doute si l'Aire et Calder avaient maintenu les péages à 7*^- (8 fr.6â c.) par tonne, au lieu de les réduire à 2**^* 5^(2 fr. 77 c.) , les chemins de fer auraient plus qu'ils n'ont maintenant.
6177. — Comment alors pensez-vous que la législature devrait intervenir dans l'achat des canaux par les chemins de fer? — Qu'est-ce que la l^islature peut y faire?— Voici, d'un côté, une propriété constituée sous l'autorisation du parlement, voici, de l'autre , une autre propriété rivale de la première , et également autorisée par acte du parlement : je ne vois pas comment vous pourriez empêcher une fusion des voies de fer et d'eau avec plus de justice qu'une fusion de deux chemins de fer.
6178. — Supposez qu'il se forme une Compagnie de chemin de fer dans le but de faire un chemin de fer, sans qu'il soit rien dit touchant un canal ; l'ioteatioD du parlement n'est-elle pas étrangement dépassée , lorsque la
Compagnie du chemin de fer vient à acheter un canal? — Le pariemMt n'a pris aucun fait de ce genre en considération.
6179. — La Compagnie de Manchester à Leeds a-t-elle, soit acheté^ soit loué quelque canal? — Non.
6180. — Ya-t-il eu quelques arrangements conclus avec quelques cantixt — Oui, il yen a eu.
6181. — Voulez-vous avoir la bonté d'établir ce que sont ces amsgements? — Je ne sais si ma réponse à cette question serait justifiable, i moins que le comité n'insiste sur elle, attendu qu'elle touche à des intérètt étrangers.
6182. — L'arrangement quel qu'il ait été, a-t-il eu pour effet d'élenr les péages sur les canaux avec lesquels vous avez fait un arrangement, oo sur quelque partie de la voie navigable entre Manchester et la côte de l'Est ? — Non pas au-delà de ce qu'ils étaient à une époque de modératÎM de la concurrence ; un peu plus haut qu'au moment de la plus grande duh leur de la concurrence, et cela ne s'applique qu'à uue certaine nature de marchandises. M. Beckett-Dcnison me remit sur ce sujet quelques questions écrites, dont j'ai les réponses dans ma poche ; elles trouveraient probablement leur place ici.
6185. — Quelles sont les voies de transport par eau entre Manchester et Hull ? — Il y en a deux vers l'est et une autre vers l'ouest.
6184. — Quelles soiTt-elles? — Les lignes de l'est sont celles de Rocbdale, de Calder et Hebble, Aire et Calder et Humber; et celle d'Àshtoo, de Huddersfield, de sir John Ramsden, Calder et Hebble, Aire et Gtlderet Humber. 11 y en a une autre divergeant de Manchester vers l'ouest, celledi Duc de Bridg^vater, de Leeds et Liverpool, Aire et Calder et Humber, tontes trois viennent tomber dans l'Aire et Calder.
6185. — Ces différentes communications par eau ont-elles des adninistrations différentes? — Ces Compagnies ont toutes des actes distiods du parlement pour leur établissement, leur administration et leurs péages» sauf la rivière Humber dont la navigation est libre.
6186. — Le chemin de fer de Manchester et Leeds n'a-t-il pas fait nn traité avec (|uelqu'une de ces Compagnies? — 11 n'y a point eu de contrat de louage fait par la Compagnie de ce chemin, ni par personne en sa faveur.
6187. — Ni aucun autre arrangement? — La Compagnie n'a pas le pouvoir de r<'gler le mode d'exploitation d'un canal ; mais dans le but d'empêcher les fraudcsgrossières qui se pratiquaient sur les canaux et le chemin de fer par de fausses déclarations tendant à diminuer à la fois les charge-
tnents el les tarifs applicables, la commission d'administration du canal de Rochdale, ainsi que celle de Calder et Hebble convinrent, pour se défendre contre de telles pratiques , que nous nous informerions réciproquement des prix les uns des autres , que nous ne les changerions pas sans avis 'préalable, et que nous ferions cesser l'état de vague et de relâchement dans lequel était tombée la perception des droits, par suite de la concurrence ruineuse qui avait existé , au bénéfice, bien plus d'un petit nombre d'entrepreneurs de transports que dju public.
6188. — Avec qui cet arrangement estr-il conclu? — Avec la ligne de Rochdalle et celle de Calder et Hebble.
6i89. — Quel a été l'eflet de cet arrangement; a-t-il , oui ou non, été saivi d'une élévation des tarifs ? — Les Compagnies des voies d'eau et de fer ont quelque peu élevé les droits au-dessus de ce qu'ils étaient dans la chaleur de la concurrence, pour les objets de la plus grande valeur ; mais les grains, la farine, les minéraux et les engrais conservent les mêmes prix qu'au degré le plus bas de la concurrence.
6190. — Quels sont les articles sur lesquels il y a eu augmentation?
— Les marchandises de prix , les ballots, les tissus de coton, et généralement ce qu'on considère comme marchandises de chemin de fer.
6191. — Sur quelle longueur existe cet arrangement? — Sur 22 milles (55 kilomètres ).
6192. — Entre quels points? — Entre Soverb), Bridge (près d'Halifax) et Wakefield.
6193. Quelle est la proportion de l'augmentation survenue? — Le taux actuel parle canal est de 10* S*' 1(2 (12 fr. 67 c.) pour le péage total entre Manchester et Hull, tandis que le prix du chemin de fer, pour la nature la plus importante de marchandises à grande vitesse, est de 25*. (30 fr. 77 c). Nous réglons nos prix sur le temps, et non sur la nature; nous n'entrons dans aucun détail avec les expéditeurs; mais s'ils nous apportent à midi des marchandises qui doivent être distribuées le lendemain matin à huit heures, nous nous en chargeons, au prix de 2r)* (30 fr. 77 c.) par tonne ; mais s'ils disent que l'époque d'arrivée ne leur importe pas, nous les prenons aux prix de 15*6"^ (19 fr. 08 c.). Les droits du canal sont de 10*3*' (12 fr. 62 c.) ; et l'addition de 5* (6 fr. 15 c.) pour frais de traction fait que le prix du canal est le même que le nôtre à Z^ (0 fr. 31 c.) près.
6194'. — Avant la transaction, quel était le prix de transport du canal?
— Nous ne savions pas ce qu'ils prenaient, et ce fut une difficulté que nous eûmes à résoudre ; ils déclaraient percevoir ces mêmes prix ; mais ils avaient coutume d'admettre de grandes quantités pour de moindres ; ils étaient dans l'usage d'admettre oO tonnes pour 30.*
6495. — (Lord G. Sommersbt). — Qu'est-ce qui aiiieiuiles adminstntenrs de la ligne navigable à vos propositions ? — C'est que nous avîoK réduit leurs revenus annuels de 70,000^ (iJ50,000fr.) à eariroa 38,000 > (70,000fr.).
6496. — Ainsi, en dépit de leur tolérance de 50 tonnes pour 30, vos/ pouviez encore leur faire concurrence ? — Oui, leurs actions avaient vali 500 guinées (15,425 fr.). Un monsieur de ma connaissance avait placé de l'argent pour sa fille à ce prix , et ses actions descendirent i 1^' (4,425 fr.) par suite de cette concurrence.
6497. — Quel effet a produit cet arrangement sur le reste de la ligie navigable ? — Je ne sache pas qu'il en ait produit aucun.
6498. — Y a-t-il eu quelque changement dans les prix du reste de h ligue ? — Lorsque la Compagnie du canal transportait 50 tonnes pour 30 il en résultait, tout le long de la ligne, que les entrepreneurs de transport, se prévalaient de l'occasion pour se soustraire aux droits, et que la Comp^ gnie craignait de scruter leurs déclarations.
6499. — Des arrangements ont-ils été conclus avec deux des Compagnies? — Oui.
6200. — Comment espérez-vous surmonter la difficulté quant à la troisième ? — Nous ne l'avons pas essayé, et ne l'essayerons pas.
6204 . — Vous pensez qu'en acquérant un contrôle sur deux des Compagnies, vous Texercerez par le fait sur la troisième? — Je ne vois pas œb, la troisième est parfaitement libre de faire ce qui lui plaft.
6202. — Pour ce qui concerne le parcours total, ne forcez-vous pis, en fait, la 5' à passer par les décisions des deux autres ? — Non ; la troisième est beaucoup plus puissante que les deux autres ensemble. C'est h 5^ qui leur a toujours dicté ce qu'elles avaient à faire. On proposa d'abord, pour empêcher cette concun*ence qui était ruineuse pour tout le mowle , d'établir une classification de transports , nous disions : c Si vous abait donnez seulement nos marchandises en ballots, qui sont pressées d'arriver 1 à Hull, nous mettrons un droit qui ne sera pas de plus de moitié de eeqs'il 1 était habituellement et nous vous céderons les grains et autres marchai- 1 dises que vous prétendez vous appartenir comme Compagnie de canal, i Cela fut accepté par les deux Compagnies, entièrement par celle de Calder el Hebble, incomplètement par celle de Rochdale;mais celle d'Aire et Calder pour sa part se refusa formellement à tout arrangement de cette nature; elle prétendit traiter avec nous sur cette base , qu'elle s'obstina à soutenir, que le seul arrangement auquel elle pût adhérer consistait en ce que doss établissions des prix supérieurs aux siens; et pourvu qu'ils fussent sapérieurs , elle ne s'inquiétait pas de combien.
6205.— La Compignie da canal de Rochdale ne goûta pas cette proposL tion? — La Compagnie du canal de Rochdale s'imagina qu'elle troublerail son commerce, parce que la cksse particulière de marchandises pour laquelle notre concurrence aurait cessé ne formait pas un article aussi im- ' portant pour elle que pour la ligne de Calder et Hebble , c'est le grain ; les grains constituent une affaire énorme sur notre ligne. Les grains pour Leeds et Wakefield ensemble montent à près de 1,000 tonnes par jour.
6S04. — Mais la Compagnie du canal de Rochdale a accédé à cet arrangement? — Il n'est pas passé sur le principe que j'ai exposé ; il est passé sur cette base, que nous ferons un rabais sur cette nature de marcha»» dises , et qu'ils établiront de leur côté un prix qoâ ne nous l'enlèf e pas , an delà du terme d'un partage égal.
6205. — Ainsi tous avez deux sortes de conventions différentes avec ces deox lignes navigables? — Oui.
6SK)6. — Mais vous n'avez aucun traité avec celle de Aire et Calder? — Non.
6S07» — Cette dernière ligne ne peutrelle exercer une inÉnence désavantageuse sur vos transports? — SeuleBMnt par ses tarifs.
6208. — Pensei-vous qu'elle puisse^ par ses tarife , vous faire encore concurrence , après cette transaction avec les deux autres cananxî — Je crois que la ligne de Aire et Calder n'a jamais transporté plus qu'elle ne l'a fait Tan passé.
6209. — Vous ne pensez pas qu'il importe d'en venir à un arrangement avec cette ligne? — Non.
6210. — (Lord G. Sommerset). — Vous avez obtenu tout ce qu'il vous fallait par votre arrangement avec les deux lignes navigables de Rochdale et de Calder et Hebble ? — Si nous traitions avec la ligne navigable de Aire et Calder, ce devrait être pour élever les tarifs.
6214. — N'était-ce pas là l'objet de votre arrangement avec les lignes de Rochdale et de Hebble ? — Le but était plutôt d'empêcher les deux parties d'être volées par des fourberies et de fausses déclarations, que d'élever matériellement les tarifs.
6212. — Quels étaient les gens qui usaientde fourberies? — Les entrepreneurs de transports. — Ils venaient me dire , nous pouvons expédier nos marchandises pour tant par le canal de Rochdale ; voulez-vous vous en charger?
621 5. — Ainsi ils mettaient en pratique en leur propre faveur le principe de la concurrence, aussi largement que possible , sans beaucoup de scrupule? — Sans le moindre scrupule : ils allaient ensuite aux canaux,
et (liftaient : le chemin de fer s*en chargera fvour moins que vous. On Ifiir demandait: c Que portez- vous ? Je porte 500 quarters (i,500 hectolitres! • ou quelque quantité de froment que pût porter le bateau , en déclarant
> 40 ou 50 quarters (100 ou 150 hectolitres) de moins qu'il n'y en avait
> réellement à bord, i c Non, vous portez plus que cela; il faut que je 1 voie ce que vous portez. > c Non» vous n'examinerez pas mon bateau :
> je l'expédierai par le chemin de fer. » Un monsieur qui prend une part très-active dans l'administration de la ligne de Aire et Calder , un ecclésiastique, déclarait à un de mes collègues qu'ils étaient obligés de femior les yeux sur ces fausses déclarations.
6S14. — (M. Gisborhe.) — En fait cela revenait, sans l'admettre, à une réduction des tarifs ? — En effet.
6215. (Lord G. Somherset.) — En conséquence , bien que les tarifs puissent n'être pas augmentés de beaucoup, l'effet réel est qu'ils sont augmentés, même pour les grains? — Modérément ; mais nous livrons maietenant la farine à Manchester à meilleur marché que jamais.
6216. — Mais, en fait, le transport de ces articles se faisait à meilleur marché que maintenant pour les intéressés ? -^ Non ; parce que malgré l'avantage dont jouissaient les entrepreneurs de transport, le public n'en recueillait aucun bénéfice.
[«• UJ.
Trafic comparé du chemin de fer de St^Etienne à Lyon^ en ce qui concerne le transport de la grosse marchandise et celui des voyagetirsy etc.
TRyéFiC comparé du chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon
geurSy des dépêches, et i
SEMESTRE d'exploitation.
i" semestre
fji
aiARBONS ET GROSSE MARCHANDISf
TOTAUX
Produits bruis.
Depcnsen.
Prodni
La nouvelle forme donnée, à partir du 2*^ semestre de 1843, aux compt En rapprochant les dépenses et les produits nets, pour chaque espère d( 1° Pour le service des marchandises que les dépenses sont de 72 4/1 Oj 2° Pour le service des voyageurs, etc., que les dépenses sont de 5i %
ncerne le transport de la grosse marchandise et celui des voya* ïses en service accéléré.
lGeurs, Dépêches en service accéléré.
bits bruts.
Dépenses.
ProdoiU nets.
OBSERVATIONS
Les semettres aont compta comnM dans les comptes readu] de U Compagnie, savoir : da i DOYembre aa 3o avril suivant et' du 1er mai aa 3i octobre.
Comprenant Mnlemenl cinq
imois qui se terminent an 3c mac^
I1S43, eneoite d'une modiBcation
I apportée dansl'époqae de dôtora'
des semestres et des exercices.
impagnie n'a pas permis de pousser plus loin ce tableau. dniis bruts de ce service, on trouve :
.brut, et les recettes de 27 6/10 p. 0/0 du même produit; produit brut, et les recettes de 48 72/100 p. 0/0 du même produit.
Tahiï^av du mouvement général des marchandises à la descente, aiTwées à Roanne par la Loire ou par le chemin de fer, et parties de Roanne par la Loire ou par le canal latéral pendant les années 1838, 39, 40. 41 et 42.
TjiBLEjiv du mowement général des marchandises à la descente
Roanne par la Loire ou par le canal
fm