MESTIER
Pour conclure nous avons pou d'acquest Qui des pieça nous a baillé chagrin ; Pas ne convient que face gros excès, De mendiens je vois prendre le train.
FINIS
Sa vit et fygetoire in mautoab rui)r ( l ). 31 treize pereoiutatgc» f
Cfetaeôûootr :
Ce iUûutoatô ridje, jffû femme bu mautoûie rtelje.
fe jfûbre.
fe |)rtect)cur.
îrotemenu.
îripet Cuiôinirr.
Dieu le Vire.
Raphaël.
Sbrafyam.
fiuetfer.
Satljan.
ftaljouûrt. 3tflrappart( a ).
Un sermon sert de prologue à la pièce. Le prêcheur y développe le sujet du mauvais riche, d'après 1 évangile de St-Luc :
(') Il existe une moralité du Ma ul vais riche et du Ladre, à 12 personnaiges, in-4<> gothique ; un exemplaire a été paye i,860 francs à la vente Réveil, par M. de Soleinne; revendu 600 francs. On en connaît une autre édition in-16 goth. (vers 1530), et il en a été fait deux réimpressions, à Aix en 1823 et à Paris en 1833. Cette moralité augmentée, changée et portée à 18 personnages, a reparu à Paris et à Rouen (voir le Manuel du Libraire, t. III, p. 433). Consulter aussi Y Histoire du Théâtre français, par les frères Parfait, t. Ul, p. 94-97.
( 3 ) Douze feuillets. Gravure sur bois au titre. Quaruntcsix lignes à la page.
Homoquidem erat dives qui induebatur purpura, et epulabatur quotidie splendidè.
Mes chers gens, ceste parolle Que nul ne doibt tenir pour folle, Que jay cy devant proposée, Dessus levangile est trouvée Ainsi que sainet Luc le tesmoigne, Qui fut présent a la besongne, Quant Jésus Christ nous enseigna Ceste parolle
Et tout cela verrez vous faire, Mais qu'il vous plaise de vous taire, Sans faire noise ne content, Affin que cest esbatement Se puist parfaire et accomplir, Ainsi que nous avons désir.
Priez pour moy je vous en prie ; Dieu vous gard tous de villenie. Commence qui doibt commencer.
Là dessus Trotemenu entre en scène, et se plaint de ce qu'il doit se lever si tôt, pour aller recevoir les ordres de son maître. Le mauvais riche lui dit qu'il veut vivre plantureusement et se vêtir de drap de pourpre et de soie, puis il lui donne l'ordre d'aller à la cuisine s'enquérir si le diner est prêt.
Trotemenu part, et revient annoncer que son maitre est servi. Le mauvais riche et sa femme se mettent à table. On frappe à la porte, et Trotemenu dit que c'est un pauvre :
Qui vient tous les jours a disner.
Le maître ordonne qu'on le chasse. Le ladre insiste et demande quelques miettes seulement. On lâche les chiens sur le pauvre, mais ils ne font que lui lécher les mains et les jambes.
Le maitre s'irrite. Le pauvre invoque Dieu et le prie de le prendre en son paradis où l'orgueil et la dureté de cœur sont inconnus. Dieu a pitié de lui et ordonne à Abraham de l'exaucer ; mais auparavant il envoit Raphaël pour conforter le ladre. Satan aperçoit le messager ailé, et craint que l'âme de Lazare ne lui échappe. Il court réclamer sa proie, mais Raphaël le chasse.
Alors Satan et son collègue Rahouart vont trouver le mauvais riche, assurés qu'ils sont que celui-là leur' reviendra. Dans l'intervalle, Lucifer commande que Satan et Rahouart paraissent devant lui, et leur reproche d'avoir, par négligence, laissé échapper l'âme du Ladre, puis il les fait battre pour les punir.
Raphaël emmène cette âme à Dieu, qui veut qu'elle soit placée dans le sein d'Abraham. Cependant le mauvais riche se sent mal, et demande qu'on le porte sur son lit. Il croit que c'est le ladre qui lui a apporté cette maladie. Sa femme demande qu'on aille voir s'il est parti, et Trotemenu vient annoncer qu'il est mort, et que son corps est étendu sur les degrés de la porte.
Le mauvais riche est de plus en plus malade :
Pas ne vivray jusqu'à demain, La douleur me tient en la teste.
Lucifer ordonne à Satan d'aller s'emparer de lui. Celui-ci et Rahouart partent :
De ce crocq l'iray accrochant, Puis sera mis en cestc hotte, Et affin qu'on ne le nous oste IVous le lirons estroictement.
Le mauvais riche meurt. Les deux démons apportent son amc à Lucifer qui dit :
Or ça, va tost sans faire de mai ne, Mettre ceste ame en la chauldière Ou il n'a clarté ne lumière ; Pencez de bien le tourmenter De ce ne vous vueillez lasser.
Le mauvais riche se lamente et implore Abraham qui lui explique que son repentir est inutile maintenant, et qu'il n'avait qu'à mieux observer les préceptes de Moïse et des prophètes, lorsqu'il était sur la terre. Abraham termine son allocution et la pièce, par ces vers :
Car par eulx pourront conquester
La joye qui ne peut finer.
Laquelle joye vous ottroy t,
Par qui tout scait et par tout voyt,
Qui vit et règne, régnera
In seculorum secula.