‹ Description bibliographique et analyse d'un livre unique que se trouve au Musée britannique, parChapitre 9 sur 46 · LE MARY · texte numérisé non relu

LE MARY

De vous grandement je doubtois, Mais je vous en requiers pardon ; Faictes tout a vostre bandon, Comme il vous plaira désormais, Car je ne vous diray jamais, Que sur vous il y ait deffault.

COLINET

Cest dict Michault.

Nous concluons tant bas que hault, Que cest trop grande fantaisie De s'arrester en jalousie, Comment on peult appercevoir ; Et ainsi vous debvez scavoir, -Si femme est a mal abandonnée, Ja n'en laissera sa destinée, Et luy deustla mort advenir.

Adieu jusques au revenir.

FINIS

(i) Quatre feuillets. Sans date, nom de lieu, ni d'imprimeur. Cinquanteneuf lignes par page.

£axct raoxaliûit a quatre, perdonnatgra : Certaftwnurir tau* fyomme» et leur* ieu* femmes, boni lune a molle teate, et loutre eM tenbre bu eul (')•

C'est simplement un dialogue entre deux couples mariés, qui fait voir que l'un a une femme sage, mais tracassière et grondeuse, l'autre une femme peu sévère, mais gaie et contente. Voici la conclusion :

Il vauldroit mieulx femme de bonne chère Présupposé quelle preste son derrière Secrettement, que femme a malle teste, Ce néantmoins quelle soit sage et honneste.

Pour vivre en paix, laultre est plus singulière.

Cy fine la farce des deux marys et de leurs deux femmes. Imprimé à Lyon, à la maison de feu Barnabe Chaussard. près Nostre-Dame de Confort.

(') Dix feuillets. Sans date. Quarante-sept lignes par page.

force nouvelle et fort jogeuec à quatre aereonnatge* : Ce fttaeeawtr, le Htarg, la femme, le fiabtn qui 0e loue et Camoureur (*).

Une femme se plaint qu'elle a trop à faire dans la maison, et qu'il lui faut chambrière ou valet. Le mari loue un valet qui voyant sa maîtresse recevoir un amant et le baiser, menace de le dire à son maitre. La femme lui promet un présent s'il ne dit rien de ce qu'il a vu, et elle lui ordonne d'aller, acheter des pâtés. Le domestique qu'on a hâte de voir sortir, fait une foule de sottes questions, avant de s'en aller, au point que le tems passe, et que le galant est obligé de s'échapper, de peur d'être surpris. Le sot valet lui retient son bonnet, dont il veut faire son profit, pour prix de sa discrétion.

Le mari, à son retour, reconnaît le bonnet, et demande au valet de qui il le tient. Celui-ci avoue tout, et le mari bat sa femme.

Page 1