FRAIS-VALLON, SAINT-EUGÈNE, POINTE-PESCADE
1° Au Pont-Laugier ' 0 fr. Z0 c.
2° A l'entrée du Frais- Vallon, au rond point audessus de la Poudrière 0 » 25 »
3° Au moulin Léo 0 » 40 »
4» Au moulin de l'Oued 0 0 20 »
5° A l'hôpital du Dey 0 » 20 »
6 # A la Salpétrière 0 » 20 »
7* À Saint-Eugène, au lieu de stationnement . . 0 » 25 » 8 # A la Pomte-Pescade, au lieu dit Retour de la
Pêche, ou Deux-Moulins 0 » 40 »
9° Derrière l'hôpital du Dey, au pied de la montée 0 d 70»
EL-BIAR ET BOU-ZARIIA
!• Au pont du Beau-Fraisier 0 fr. 25 c.
2° Au moulin , sous le fort l'Empereur .... 0 * 45 » 3 # Au commencement du village d'El-Biar, embran-
chement de la colonne Voirol 0 » 60 »
4° Au bivouac des Indigènes 0 » 75 »
5« A Ben-Aknoun ... 0 » 90 »
6° Au grand bassin de Fen-Aknoun ..... 1 » 00 » 7* A l'église de la Bou-Zariia, par El-Biar ou
Bab-el-Oued 1 » J0 »
On trouve, à la porte Bab-el-Oued, des mulets qui font le transport des personnes au Bou-Zariia, moyennant 4 fr. pour la journée, 2 fr. 50 c. pour la demijournée , et 1 fr. pour la course dune heure et demie. Leurs conducteurs doivent être pourvus d'une plaque délivrée par la police, et, aux termes de l'arrêté du "27 septembre 1845, peuvent être punis du retrait de ce signe pendant huit jours, s'ils se refusaient de marcher aux prix du tarif.
Les particuliers qui parcourent à cheval ou en voiture l'intérieur de la ville, les routes de Bab-Azoun, entre Alger et le quartier de l'Agha et rhôpilai du Dey, devront se souvenir qu'il leur est défendu par l'arrêté du 22 avril 1834, de galoper ou d'aller au trot. Les propriétaires de cabriolets et autres voitures de
luxe auront a en faire déclaration au commissaire central de police, pour obéir au vœu de l'arrêté du 9 octobre 1841, et à se munir d'un fanal allumé dans
leurs courses noclurnes; ils devront prendre la droite lorsqu'ils rencontreront d'autres voitures, et leur laisser libre, au moins la moitié de la chaussée.
ïl y a plusieurs services réglés de diligences, qui ne vont pas plus loin que Birkhadem, Birmandraïs, El-Biar, etc. On n'y retient pas ses places. Elles parlent de la ruo Mahon et des abords de la place du Gouvernement.
La compagnie des Messageries générales de l'Algérie, place du Gouvernement, dirige des voyageurs et des colis sur divers points dont le tableau est ci-après :
Marche des voitures.
D'Alger a
Avmale, lous les deux jours, un départ à 9 h. du soir.
Retour, 1 heure du matin.
Coléa, lous les jours, deux départs à 6 h. du mal.
et 2 h. du soir. Retour, mômes heures.
L'Arba, lous les jours, Irois départs à. . . 6 h. et demie,
midi et 5 heures du soir. (Chemin de
fer). Retour mômes heures.
Dellis et Tizi-Ouzou, lous les jours, un
départ ù 5 h. du mal.
Retour* même heure.
Médéa, lous les jours, deux départs à. . . 6 h. 1/2 mat.
et midi. (Chemin de fer). Retour, 6 h.
du malin et 2 heures du soir.
Miliana, tous les jours, un départ à .... . 5 h. du soir.
(Chemin de fer).
Orléans ville, tous les jours, un départ à 5 h. du soir
Retour, 4 heures du malin.
AfosTAGANKM, lous les jours, un départ à 5 h. du soir,
(Chemin de fer compris). Prix : 35 fr.
Retour, 8 heures du soir.
Oran, tous les jours, un départ à . 5 h. du soir,
(Chemin de fer compris). Prix : 40 fr.
Retour, 11 heures du matin.
De Médéa à Boghari, tous les jours impairs, sauf le 31 ,
retour tous les jours pairs du mois.
Sur la place du Gouvernement sont des services de voilures pour l'Arba, par la Maison-Carrée, — pour l'Arba et Rovi^o, — pour Douéra, — pour Boufïarik, liassent par la plaine.
Près de cette place, dans la rue Cléopàtre, se lient un bureau domnibus qui parlent lous les jours pour Hussein-Dey, Mustapha supérieur, le Sacré-Cœur, la Colonne Yoirol.
. Dans le voisinage de la même place, rue Neuve du Soudan, il y a concurrence aux départs sur les mêmes lignes, et voitures allant à St-Eugène, à la Vallée des Consuls, à la Bou-Zariia.
Les Messageries du Midi, place Napoléon, vont il Rouïba, à la Rér'aïa, à l'Aima, aux Issers ; au Fondouk, à Tizi Ouzzou.
Des voitures cl des chevaux de louage sont à la discrétion des promeneurs et des voyageurs.
On trouve aussi des services accélérés de roulage sur tous les points.
Le chemin de fer, dont la gare est sur le quai, n'exploite encore qu'une ligne de 49 kilomètres, d'Alger à Blida.
Le premier railway algérien n'est pas long, — mais c'est le commencement d'un réseau qui va bientôt s'étendre jusqu'à Oran et Constantine. La voie suit d'abord le rivage de la mer,
{mis, arrivée à Hussein-Dey, elle s'en éloigne un peu jusqu'à a Maison-Carrée. Puis de là, une échancrure du Sahel lui donue entrée dans la Mitidja. Alors, décrivant une courbe allongée, la voie se dirige du N.-E. vers le S.-O., — traverse des espaces à demi-dénudés où des troupeaux nombreux se montrent ça et là, paissant l'herbe rare, et où, parmi des bouquets de verdure, apparaissent quelques habitations européennes et quelques douars indigènes. Après ces immenses jachères, on rencontre au Gué de-Gonstantinc dans l'Harrach, à 14 kilomètres d'Alger, des vignes, des champs de tabac, de vastes plantations ; c'est la campagne de Birtouta, l'Arba, Sidi Moussa, Movigo, — de • BoufTank, un ancien marais, dont, suivant l'expression de Théophile Gautier, — un des représentants de la presse parisienne à l'inauguration de la ligne, — nos laboureurs rivalisant de courage avec nos soldats, ont fait une Normandie. Quelques minutes après, on atteint Beni Méred et les orangeries de Blid;i. {Guide à Alger et ses environs — 1864.)
routes Trois routes impériales rayonnent d'Alger :
1° Route no 1, d'Alger à Laghouat, on. route du Sud, qui passe par Birmandraïs et Kouba, pour s'embrancher à celle qui met l'Arba en comunication avec le hameau dit des Quatre chemina.
2° Route n° 5, d'Alger à Constantine, ou route de l'E$t y qui se bifurque à Mustapha. La ligne qui cour! vers l'Est, le long de la mer, traverse la voie ferrée sous la Maison-Carrée quelle contourne, atteint le Bordj Menaïel, d'où elle descend au N.-E. jusqu'à Dellis. — L'autre ligne va au S.-E. vers l'Arba.
3° Route n° k, d'Alger à Oran, ou route de l'Ouest, qui se bifurque à El-Biar. Une branche passe à l'O.-S. par Chéraga, jusqu'à Ro!éa. L'autre va au S.-O., à
travers Dely-lbrahiin, Douéra, les Quatre-Chemins et Houffarik, jusqu'à Blida.
La route de Tipaza ou Malakoff, faisant suite à k roule de St-Eugène, dessert, par le bord de la mer, le village deGuyotville, avec embranchement sur Staouëli et Sidi Ferruch.
Un réseau compliqué d autres chemins carrossables et de nombreux sentiers sillonnent les flancs des coteaux formant ce qu'on appelle le massif d'Alger.
environs d'alger. Les environs d'Alger sont justement célèbres par leur beauté. I! est difficile de voir un panorama plus riche et plus varié que celui qui entoure cette ville. Des hauteurs d'El-Biar, le spectacle est splendide. Dans un espace que l'œil embrasse, et qu'on peut parcourir en quelques heures, sont réunis des sites que rarement on trouve aussi rapprochés : aspect grandiose de la mer et des sommets neigeux de montagnes qui, s'étageant à l'horizon, viennent mourir sous des tapis de verdure, au bord du golfe ; — à Matifou, les vastes ruines d'une cité romaine; non loin, les neuves constructions de tous nos jeunes villages ; — à Mustapha-Pacha, les palais champêtres des Maures, avec leurs colonnades et leurs cyprès ; — plus prés de la cité, les forteresses massives des Turcs, revêtues de leur robe éblouissante de blancheur. Puis les coteaux verdoyants, les jardins, les établissements militaires alignés comme des troupes rangées en bataille ; — les sentiers de la colline et les routes impériales, déployant leurs vastes rubans, sur les flancs de la
hauteur, où serpentent le chameau du désert et le fiacre de la banlieue ; puis au-delà et autour, la plaine immense avec son lointain azuré, comme une autre mer.
fortifications. Les constructions de défense qui entourent Alger sont :
Le Fort l'Empereur, au S. de la ville, éloigné de 2,300 mètres de la Kasba, et situé à 45 mètres au-dessus d'elle, qui domine toute la pente jusqu'à la mer, et toute la campagne d'alentour; ce fort se trouve à 1,050 mètres de la citadelle projetée, et à 700 mètres du saillant des nouveaux remparts. Le fort que nous appelons de l'Empereur ( Bord j Muley Hassan), fut bAti par Hassan Pacha, en 1541, à l'endroit même (Coudiat es-Saboun), où l'empereur Charles-Quint, dont il a conservé le nom, avait fait dresser sa tente, lors de sa malheureuse expédition contre Alger. On dit môme que la tour qui était au milieu de ce château, et que les Turcs ont fait sauter en l'abandonnant, le 4 juillet 1830, était l'ouvrage des troupes espagnoles. C'est au milieu de ce fort que H. de Bourmont reçut la capitulation du dey d'Alger, le lendemain.
Ce fort est éloigné de 20 kilomètres de la pointe de Sidi-Ferruch, où l'armée française est ébarquée ; les remparts ont été déblayés et restaurée. Il sert de caserne et de prison disciplinaire.
La Maison-Carrée, qui est une grande caserne en deux corps principaux, liés ensemble par des murs, peut contenir un bataillon ; on en a fait la maison centrale dite de VHarrach, pour les condamnés jndi-
qènes et européens. Elle est située à 12 kilomètres <TAlger, au-delà du pont de l'Harrach, éloigné luimême de 1,800 mètres de la mer et construit, en 1697, par le dey Hadj Hamed, et réparé par Ibrahim, en 1737 ; ce pont a 40 mètres de long sur 4 de large.
Le Fort de l'Eau, à 18 kilom. d'Alger, au bord de la mer, pourvu d'un bon puits, auquel il doit son nom. Il y a un poste de douaniers.
A 30 kilom. d'Alger, par terre, et à 18 kilom. par nier, s'élève le Fort Matifou, situé à 650 mètres du cap de ce nom, qui ferme la baie d'Alger, au N.-E. On trouve des puits et des citernes abondantes dans celle belle et solide construction, due au pacha Mohammed Kurdogli, qui régnait en 1556.
Le Fort des Anglais, bâti en 1825, dans la crainte d'un nouveau bombardement par ces formidables insulaires, au lieu déjà défendu par une tour qui portait le nom de Bordj el-Kala, est une redoute maçonnée, au bord de la mer. Ce fort sert actuellement de lieu de détention pour des militaires. On y a établi des batteries rasantes.
Le Fort de la Poinle-Pescade, à 7 kilom. d'Alger, et au bord de la mer, se compose de deux constructions : l une assise sur un récif, et que Ton dit avoir été construite par Barberousse ; l'autre faite par le pacha Abdy, on 1736. Un poste de douaniers y lient garnison.