TARIFS DES BATELIERS
Par personne 30 c.
Par maUe 20
Par colis 20
Par sac d'argent 20
Pour aller au stationnai re 50
Au-delà du stationnaire, le prix est réglé de gré à gré. Chaque quart d'heure de retenue à bord, donne droit au batelier à 0 îr. 15 cent.
Si la retenue a lieu à bord d'un courrier, pendant l'embar-
Îuement ou le débarquement des voyageurs, le prix sera réglé e gré à gré.
portefaix. Le portefaix a été aussi soumis à un règlement uniforme, dans l'intérêt du commerce et de la population, par l'arrêté du 5 décembre 1861.— Nul ne pourra exercer la profession de porteur ou commisssonnaire, sans une autorisation de la police, qui délivrera une plaque sur laquelle sera gravée le n° d'enregistrement et devra être toujours portée d'une •manière apparente par le titulaire ; celte plaque pourra lui être retirée à la suite d'actes de violence, d'inconduile ou d'improbité.
Il est d'usage à Alger de donner 0 fr. 10 cent, à un enfant qui porte un paquet ; 0 fr. 25 cent, à un homme ; 0 fr. 50 cent, pour une malle qui, venant de la Marine, ne dépasse point les remparts.
moyens de TRANSPORT. Pour parvenir aux
diverses localités qui entourent Alger, de nombreux omnibus dits corricolo* sont au service de la population. L'arrêté du 28 février 1861 fait connaître les dispositions auxquelles sont assujettis les loueurs de voitures publiques, dans l'intérêt de la circulation, de la sûreté et de la commodité des voyageurs, aussi bien que les tarifs des distances parcourues et les obligations des cochers dans leurs rapports avec ceux qui font usage de leurs véhicules. Une planchette, fixée dans l'intérieur de la voiture, porte un extrait de ces diverses dispositions, entre autres (art. 21) qu'on n'y doit admettre aucun fumeur, aucun paquet, panier, chien ou ivrogne. Il est pourtant ordinaire de trouver quelque échantillon de l'un de ces désagréments, chaque fois qu'on y monte. Ces. carrioles stationnent sur la place Napoléon et auprès de l'ancienne porte Bab-el-Oucd. — Les cochers seront tenus, lorsqu'ils en seront requis, et sans aucune rétribution supplémentaire , de ramener les voyageurs jusque sur la place du Gouvernement. La nuit, ils doivent porter une lanterne allumée.
M. le Maire, considérant que les voitures desservant là ville et ses environs, n'offrent pas les avantages que réclame la classe aisée de la population , .a autorisé rétablissement d'autres voitures de places, dites calèches, coupés et berlines, qui peuvent être loués à l'heure, à la demi-journée et à la journée : elles stationnent sur la place de la Pêcherie et sur la place Napoléon.
Voici les traifs des unes et des autres :