‹ Description de coquilles caractéristiques des terrainsChapitre 42 sur 61 · PwiuROTOMAiRE .cONoÏDE ; Phurotomaria · texte numérisé non relu

PwiuROTOMAiRE .cONoÏDE ; Phurotomaria

. conoidea^ Nob.

P. testa conoideâ pyramidali^ déganter transversim et longitudinalUer striatâ^ striis tenuibus^ anfractibus subconcai^is ^ basi marginaiisj margine eleganter crenato; apertura quadrangulari ; fissurd breçij latâ^ simplici; umbUico mediocri depresso^ imperforato.

Il y â de l'analogie entre cette espèce et le Tfochus elongatus de M. Sowérby (^Minerai Conehology^ pi. 195, fig. 2 et 3), mais elles se distinguent trèsnettement, et l'on pourra facilement s'en convaincre en comparant notre figure à ceUe que nous venons de citer.

Le Pleurotomaire conoïde est une coquille fort élégante, élancée, trochiforme, pointue, en toit chinois, c'est-à-dire que, vue de profil, ses côtés sont en lignes courbes; la base est large, aplatie, semblable à celle des Troques. La coquille est formée de dix ou onze tours aplatis et même concaves; ils sont ornés de stries transverses, fines et nombreuses,

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plus fines à la base des tours qu'à leur partie supérieure; ces stries sont obliquement * coupées par des stries longitudinales, granuleuses. Au haut du tour de spire elles sont assez fortes, élevées; mais elles diminuent peu à peu en descendant et finissent par disparaître avant d'avoir atteint la base des tours , de sorte que cette base est occupée par les seules stries transverses : tous les tours de spire sont bordés à la base par un bourrelet spiral ^ crénelé très -régulièrement La base de la coquille est couverte de stries concentriques, très-fines et nombreuses ; au centre on aperçoit une dépression ombilicale demi - circulaire ; Pouverture est quadrangulaire , oblique ; la colùmelle est simple , un peu oblique et arrondie ; la fente de l'ouverture se voit à la paroi supérieure au-dessus du bourrelet Cette fente est peu profonde et assez large; eUe ne laisse sur la partie du test qu'elle a abandonnée aucune trace de son existence, si ce n'est que les stries dans cet endroit sont plus fines que celles qui sont au-dessus.

Cette belle coquille est ime des plus répandue dans le terrain oolitique de la Normandie. Nous en avons vu un individu d'Angleterre et un autre du département de la Meuse; dans ce dernier lieu elle ne parait pas moins abondante qu'en Normandie: elle peut donc avec l'espèce précédente caractériser les terrains d'oolite ferrugineuse.

( i83) àg. Genre Évomphalej jEiiompA^/w^.

Caractères génériques. Coquille. discoïde, aplatie ou légèrement conique, ouverte en dessous par un ombilic simple et large ; ouverture entière, à péristome presque complet, presque toujours anguleuse.

Ce genre fut créé par M. Sowerby dans son Mi^ neral Conchology; déjà depuis quelque temps il a été introduit dans la science plutôt par les géolo* gués que par les zoologistes : comme ce genre caractérise fort bien certains terrains, il était tout naturel que les géologues s'en servissent et le conservassent. Il n'en est pas de même du zoologiste, qui ne voit dans \xn genre, même fossile, que l'expression d'une organisation particulière, présumée d'après des caractères extérieurs de la coquille : il sait à peu près jusqu'à quel point les formes et les câ-^ ractères extérieurs de la coquille ont besoin d'être modifiés pour faire supposer une organisation particulière à lanimal qui l'a produite. En comparant les Évomphales à d'autres cpquilles analogues, on leur trouve la plus grande ressemblance avec les cadrans; dans l'un et dans l'autre genre les coquilles sont de formes très-voisines, elles ont toutes un ombilic plus ou moins évasé à la base; dans les cadrans cet ombilic est presque toujours granuleux en dedans; dans les Évomphales il ne l'est jamais : il est entièrement lisse. C'est là où réside la principale différence entre ces deux genres. Cette différence peut être regardée comme suffisante par quelques per«

sonnes; mais celles qui ont vu un assez grand nombre de cadninsy soit \ivans, soit fossiles, savent bien que les granulations diminuent d'espèces en espèces, jusqu'à disparaître complètement (dajisleSoiarlian patulum^ par exemple, dont on trouve des individus qui n'ont aucune granulation , tandis que d'autres en ont quelques-unes de très-petites), et, appréciant d'après cela d'une manière plus juste les caractères, ou plutôt le seul caractère des Évompbales, rejettent le genre comme inutile dans une bonne méthode et placent les coquilles qu'il contient à la suite des cadrans dans une petite section sous-générique. Nous croyons que ce changement sera adopté ; car il importe peu au géologue de caractériser jin terrain par imEuomphalus peniagulatus ou un Solarium pentagulatum.

Le genre Maclurite, proposé par M. Lesueur dans les Annales de la Société de Philadelphie , est absolument le même que le genre de M. Sowerby ^ et il fait double- emploi. '

Les Évompbales , en Amérique comme en Europe, ne se sont encore rencontrés que dans les terrains dé transition; dans les calcaires fétides les mêmes espèces se montrent quelquefois à de grandes distances : celles-là, mieux encore que les autres^ peuvent caractériser les terrains dans lesquels elles se trouvent Ces coquilles, les BeUérophes, les Orthocères , et certaines familles de Polypiers , sont de très-bons indices pour diriger le géologue, qui partout où il les réncpntre peut être assuré qu'il est sur k terrain de transition.

PL. 5, fig. 11.

ÉvoMPHALÉ PENTAGONALE ; Euomphalus pentogU"

laiuSj Sow.

E. testa discoideâj lœvigatdy utroque latere de^ pressa^ umbUicatd; anfractibus supeme in medio carinatis^ subtùs subangulatis ; umbilico rnagnOf simplici; aperturà rotundatd^ subpentagulatd,

Sowerby, Min. Conch.^ pi, 4^» fig- i et 3.

Solarium pentagulatum , nob. y Encycl. mathod. , MoIL, tom. Hy pag. 62, n.° 14.

La spire de cette coquille est toujours plane, quelquefois même concave en dessus : elle est discoïde, déprimée des deux côtés; la base est largement éxcavée par un vaste ombilic; les tours, au nombre de six ou sept, ne se joignent que par un petit point de leur surface f^leur c6té supérieur est partagé en deux par un angle assez aigu. La circonférence du dernier tour est arrondie , mais légèrement saillante et subanguleuse ; en dessous l'ombilic est grand , simple , sans aucune granulation : il est limité $ur le dernier tour par un angle saillant et médian qui correspond à cdui du côté supérieur. Lorsque l'cm voit la coupe transverse de cette coquille, les tours ont la forme pentagonale, parce qu'aux trois angles que nous venons de mentionner, il &ut joindre les deux qui résultent de l'adhérence des tours entre eux. Cette coquille est parfaitement lisse dans toutes, ses parties , a peine si on y aperçoit quelques stiîes d accroissem^t.

Cette coquille se rencontre dans presque tous les lieux où il y a du terrain de transition, en France , en Angleterre , en Ecosse , en Allemagne et dans les Pays-Bas.

3o. Genre Turbo; Turbo.

Caraclires génériques. Coquille conoïde ou subturriculée , à pourtour jamais comprimé. Ouverture entière , arrondie , non modifiée par lavant-dernier tour; à bords désunis dans leur partie supérieure. Columelle arquée, aplatie, sans troncature à sa base.

Lorsque l'on a sous les yeux une suite nombreuse d'espèces des genres Troque, Monodonte , Dauphinule et Turbo , on voit ces genres par des nuances insensibles passer les uns aux autres, de telle sorte que l'on ne peut en déterminer les limites que d'une manière arbitraire.

Les Turbos se distinguent généralement en ce qu'ils rassemblent des coquilles arrondies ou un peu élancées, épaisses, nacrées à l'intérieur, à tours de spire convexes, tantôt lisses, tantôt chargés de tubercules ou d'écaillés. L'ouverture est toujours arrondie, non modifiée par l'avant-dernier tour, c'està-dire que cet avant-dernier tour ne produit aucune saillie en dedans à la paroi supérieure et interne de l'ouverture ; les bords cependant sont désunis dans une petite partie de leur circonférence, ce qui fait la distinction principale de ce genre et des Dauphinelles, qui ont louverture à péristome complet La columelle des Turbos est arquée dans toute son

étendue ; elle est arrondie , rarement tranchante et souvent calleuse en dehors^ sa base» ordinairement ouverte par un. ombilic, est quelquefois seulement déprimée, ou Tômbilic est caché, comme dans cer* taines Natices, sous un calus calcaire plus ou moins considérable.

Les Turbos sont tous pourvus d'un opercule calcaire et rarement corné; cet opercule calcaire, vulgairement connu sous le nom d! ombilic marin ^ est facilement reconnaissable à sa forme orbiculaire, discoïde , convexe d'un côté , aplatie et spirée de l'autre. On trouve quelquefois à l'état fossile de ces opercules , et dans certains lieux, ils sont en bien plus grande quantité que les Turbos auxquels ils ont appartenu. THe fait s'explique assez bien par la plus grande facilité qu'ils ont, à cause de leur forme, de leur nature et de leur compacité, d'être soustraits aux causes qui peuvent briser et réduire en fragmens des coquilles qui ont moins d'épaisseur et beaucoup plus de sur&ce.

On ne compte encore qu'un petit nombre de Turbos fossiles, comparativement au grand nombre des espèces vivantes qui sont dans nos collections, Qudques espèces fossiles sont répandues dans les terrains anciens, principalement dans les argiles du lias et dans celles de Dives, où on observe aussi quelques-unes dans les bolites blanches et ferrugineuses.

Les espèces qui appartiennent aux terrains tertiaires, plus nombreuses que les autres, sont généralement petites et offrent peu d'intérêt au géologue^

Il iàut en excepter cependant une ou deux , qui présentent des analogies assez remarquables, telles que le Turbo minutas j Mich. , qui vit dans la Méditerranée, et qui se trouve fossile en Italie, en Sicile, dans les faluns de la Touraine, à Dax et à Bordeaux.

PL. 14, % 5 et 4.

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