HÔTEL MIGNON, RUE MIGNON
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CANINtE HISPIDiE (Déséglise)
A LA FLORE DU DÉPARTEMENT D'INDRE-ET-LOIRE
Bosa «astiitacenstsChastaingt (1); R. cuneata Nob. mss. (1887) et in Énumération des Rosiers croissant naturellement dans le département d'Indre-et-Loire (in Bull. Soc. bot. de France, t. XXXV, compte rendu des séances, p. 132, sin. desc, et extr. p. 3) (non Gandoger).
Arbrisseau?. . .
Ramuscules llorifères mesurant 12-18 centimètres de longueur, non compris l'inflorescence, inermes ou presque inermes.
Aiguillons courbés, comprimés longuement dilatés à la base.
Feuilles moyennes des ramuscules florifères 5-foliolées.
Pétioles canaliculés en dessus, inermes ou très faiblement aiguillonnés en dessous, glabres, abondamment chargés de soies glanduleuses; ceux des feuilles inférieures des rameaux florifères ordinairement glanduleux sur le dos entre les ailes stipulaires.
Folioles d'un vert clair en dessus, plus pâles et un peu glaucescentes en dessous, de grandeur moyenne: 20-22 millimètres de longueur, sur 15-17 millimètres de largeur, rarement plus grandes ou plus petites, glabres, ovales, obtuses au sommet, atténuées ou cunéiformes à la base, toutes pétiolées, largement espacées; nervures saillantes, blanchâtres ; dents, pour la plupart, doubles et glanduleuses, mais non composées.
(1) M. le secrétaire général de la Société botanique de France, avant de présenter la description de ce Rosier à la séance de la Société, a eu Tobligèance de me prévenir que M. Gandoger a créé un Rosa (Crepinia) cuneata et un R, (Oianonia) cuneata ; pour ce motif, j'ai changé le nom que primitivement j'avais donné à la Rose de Sazilly (autrefois Saùlliacum, d'après une charte du douzième siècle).
DE
CANINE HISPIDtE (Dé#se)
A LA FLORE DU DÉPARTEMENT D'INDRE-ET-LOIRE
Boisa saBiiiiacensis Chastaingt (1); R. cuneata Nob. mss. (1887) et in Énumération des Rosiers croissant naturellement dans le département d'Indre-et-Loire (in Bull. Soc. bot. de France, t. XXXV, compJo rendu des séances, p. 132, sin. desc, el extr. p. 3) (non Gando^eri.
Arbrisseau?, . .
Ramuscules florifères mesurant 12-18 centimètres de longueur, mu? r»»- J'inflorescence, inermes ou presque inermes.
Aiguillons courbés, comprimés longuement dilatés à la base.
Feuilles moyennes des ramuscules florifères 5-foliolées.
Pétioles canaliculés en dessus, inermes ou très faibleroer* f-" dessous» glabreSy abondamment chargés de soies giamtn^''^ feui}|MJ|ÉMÉni^^fif Jftiaoaux florifères ordinaireoMSBt ft*^
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Stipules glabres, oblongues, bordées de glandes ; oreillettes courtes, droites ou peu divergentes, ovales, brusquement contractées en pointe courte et fine au sommet ; les stipules des feuilles supérieures des rameaux florifères sont très dilatées.
Pédicelles terminaux, solitaires, ou plus rarement 2-3, longs d'environ iO millimètres, glabres, abondamment hispides-glanduleux.
Bractées glabres, bordées de glandes, largement ovales, dépassant et cachant les pédicelles et le tube du calice.
Tube du calice florifère médiocre, ovoïde, glabre, hispide-glanduleux sur toute sa surface.
Divisions du calice glabres, abondamment glanduleuses sur le dos, dépassant le bouton, plus courtes que la corolle; 2 entières à appendice linéaire; 3 penuatifides à pinnules linéaires, bordées de denticules à pointes glanduleuses; réfléchies à Tanthèse, ne se relevant pas, caduques.
Styles libres, courts, glabrescents : quelques styles sont tout à fait glabres.
Disque presque plan.
Corolle assez grande, pétales non échancrés.
Fruit rouge, médiocre, ellipsoïde, hérissé de soies glanduleuses sur toute sa surface.
Haies. Sazilly (Tourlet!.)
Obs. — La clef dichotomique des Primitiœ Monographiœ Rosarunij fasc. I, p. 272 (1), m'avait conduit au « R. aspratilis Crépin >, et c'est sous ce nom que je communiquai la Rose de Sazilly à l'auteur des Primitiœ.
Voici la réponse faite à ma communication :
€ Ce n'est pas mon R. aspratilis qui a les dents franchement composées-
> glanduleuses; 3-denlicules-glanduleux d'un côté et 1-denticule-glanduIeux
> de l'autre. Dans votre plante, les dents sont seulement doubles.
» Â quel nom rapporter votre plante ? Je n'en sais rien. C'est peut-être une » forme inédite >.
Ce Rosier est fort bien doté en caractères analytiques, et, quoique les notes à ma disposition laissent à désirer, j'ai cherché, avec ce que je possède, à en faire une description permettant de le reconnaître.
Je donne copie de l'étiquette (tout ce que je possède en fait de notes sur ce Rosier) jointe par M. Tourlet à l'exemplaire qu'il m'a envoyé.
^ Rosa andegavensis.
1^ Sazilly; haies bordant la route de Lémeré, 44 mai, 48 août 4884. ^ Les folioles sont surdentées, mais j'ai un Andegavensis donné par y> Boreau qui a les folioles semblables. i>
(1) François Crépin, Pnmitiœ Monographiœ Rosarum. Matériaux pour servir à l'histoire des Roses, i" fascicule (1869) {Bull de la Soc. de bot. de Belgique» t. VU, p. 272).
Rosa superba Chastaingt; i). superba Nob., niss. (1887) et in Ënum. des Rosiers croissant naturellement dans le département d'Indre-et- Loire (in Bull. Soc. bot. de France^ t. XXXV, compte rendu des séances, p. 132, sin. desc, et extr. p. 3).
Arbrisseau robuste, très droit jusqu'au sommet, 3-8 tiges serrées mesurant 3-^ mètres de hauteur ; écorce d'un brun noirâtre. Rameaux dressés, assez courts; Técorce des rameaux est d*un brun verdâtre. Ramuscules florifères mesurant 3-8 centimètres de longueur, non compris l'inflorescence, redressés, armés de petits aiguillons ; écorce verte ou d'un brun verdâtre.
Aiguillons des tiges épars, peu abondants, blanchâtres, comprimés plus ou moins dilatés à la base, courbés ou crochus, peu robustes ; ceux des rameaux conformes, mais plus abondants. Les aiguillons des ramuscules florifères sont beaucoup plus faibles, plus courbés, plus crochus au sommet, rougeàtres.
Feuilles ordinairement 5-foliolées, moins souvent 7-foliolées.
Pétioles canaliculés en dessus, faiblement aiguillonnés en dessous, pubescents dans leur jeunesse, mais bientôt glabres, gardant néanmoins quelques poils à l'insertion des folioles, villosité disparaissant complètement à la fin, parsemés de glandes fines sur les bords du sillon : la partie interstipulaire des pétioles est glanduleuse sur le dos, principalement dans ceux des feuilles les plus inférieures des rameaux.
Folioles glabres, petites, d'un vert mat ordinairement clair en dessus, plus pâles et un peu glaucescentes en dessous, toutes pétiolées, ovales, ovales-elliptiques, arrondies ou atténuées à la base, pointues ou obtuses au sommet ; dents larges, ouvertes, les unes simples, les autres doubles ou plus ou moins composées : les folioles des feuilles inférieures des rameaux sont celles le plus généralement à dents doubles ou un peu composées ; les dents et les denticules sont terminés par une glande au sommet. La foliole terminale, ordinairement pointue au sommet, arrondie ou même un peu en cœur à la base, est quelquefois obtuse au sommet et atténuée à la base.
Stipules étroites, glabres, bordées de glandes fines; oreillettes courtes, droites ou peu divergentes : les stipules des feuilles supérieures des rameaux florifères sont à peine un peu plus larges que les autres.
Jeunes pousses rouge vineux, glaucescentes.
Pédicelles solitaires ou réunis 2-3, rarement davantage, courts, glabres, ordinairement lisses: quelques pédicelles, en petit nombre, portent 1-2-3 soies glanduleuses, mais il est très rare que le nombre de ces soies, pour le même pédicelle, excède trois.
Bractées larges, ovales ou ovales-acuminées, glabres, bordées de glandes, plus longues que les pédicelles et dépassant assez souvent le tube du calice qui se trouve alors, comme les pédicelles, complètement caché par les bractées.
Divisions du calice dépassant le bouton, plus courtes que la corolle, glabres et églanduleuses en dehors, finement pubescentes en dedans ; 2 entières à appendice linéaire ; 3 pennatifides à pinnules lancéolées, pourvues au bord de quelques denticules à pointes glanduleuses ; réfléchies au moment de la floraison, se relevant un peu après l'anthèse, caduques avant la coloration du fruit.
Styles libres, courts, glabres ou glabresceiUs.
Disque un peu saillant.
Corolle médiocre, pétales roses.
Fruit petit, subglobuleux, d*un beau rouge à complète maturité (au commencement d'octobre), d'une saveur franchement acidulée, agréable, lorsqu'il est pulpeux.
Haies. Châteaurenault : la Guégnière!. Dans les terrains argilo-calcaireS (craie) de formation tertiaire.
Obs. -— Comme pour le précédent, j'ai consulté M. Crépin au sujet de ce Rosier, mais le savant monographe ne m'ayant pas fait connaître près de quelle forme cettQ plante devait prendre place, soit comme variété, soit comme variation, soit à un titre quelconque, malgré la crainte que j'ai de donner comme nouveaux des noms déjà attribués à des Rosiers, et ma répugnance à fournir pour la science de prétendues espèces nouvelles^ j'ai cru devoir élever à ce rang les deux formes dont je viens de donner les descriptions, afin que ces Rosiers ne soient pas perdus pour les rhodologues, si déjà ils n'ont pas été décrits ; ce dont, d'après les réponses faites par M. Crépin à mes communications, il me serait difficile de m'assurer; d'ailleurs, je n'ai rien vu de semblable dans les riches collections que j'ai consultées. L'éminent monographe de Bruxelles a du reste reconnu avant moi la nécessité de caractériser et de dénommer toutes les formes, toutes les prétendues espèces (1).
(1) Crépin, loc. cit., p. 300-301.
Extrait du Bulletin de la Société botanique de France Tome XXXV. séance du 25 mai 1888.
16747. — Imprimeries réunies, A, rue Mignon, 2, Paris.
16747. — Imprimeries réunies, A, rue Mig^non, â, Paris.