‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 121 sur 195 · BELLE -CHAISE · texte numérisé non relu

BELLE -CHAISE

où, les pèlerinages étant très-fréquents et très-nombreux, l'ennemi pouvait, sous les habits du pèlerin, s'introduire dans la place et tenter de s'en emparer (1).

La Salle des Gardes est voûtée et son architecture, simple et sévère, est conforme à sa destination (voir fig. 75). Elle est éclairée à l'est par une fenêtre surmontée d'un oculus (voir la façade est, fig. 72). Dans la deuxième travée au sud, une petite porte s'ouvre sur un escalier, pratiqué dans l'épaisseur du mur, qui monte à un des étages de la Tour Perrine (2) (en A et B, fig. 78), à la chambre des Portiers (en G, fig. 78) et, par des détours, à la grande Salle au-dessus (voir fig. 75 et en C fig. 79). Dans la troisième travée au sud , se trouve le passage oblique (en F, fig. 78) conduisant à la cour de l'Église (voirie plan, fig. 15).

La Salle des Gardes a été modifiée au xve siècle par Pierre Le Roy qui, après la construction du Châtelet et de la Courtine adjacente, perça une porte et une poterne dans la face nord, sur la cour de la Merveille, nouvelle entrée du bâtiment projeté dont la Courtine était la façade à Test (voir fig. 76, et le plan, fig. 82); cet Abbé construisit aussi la grande cheminée en face de la porte d'entrée de la Salle des Gardes (voir fig. 75).

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