‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 16 sur 195 · Voir la Description, Roger IL · texte numérisé non relu

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6. Dom Jean Huynes {Histoire générale, etc.). Il ne peut être question ici que du bâtiment contenant les deux galeries super-

Enfin l'église, commencée en 1020, fut achevée en 1135 par Bernard « Religieux prolëz de l'abbaye du Bec et Prieur de Cremont, » qui fit réédifier la nef et décora les fenêtres de vitraux peints, luxe rare à cette époque (1) : « Il fit bastir une belle, haute et forte tour dessus les quatre gros piliers du chœur (2) ; » mais elle n'eut pas à souffrir de l'incendie allumé en 1138 par les habitants d'Avranches révoltés, et qui réduisit en cendres le monastère et la ville.

L'église, après son achèvement par Bernard, se composait du chœur, des transsepts et de la nef à sept travées se terminant à l'ouest par une façade percée de trois portes et, au-dessus de la principale, d'une grande fenêtre éclairant la nef centrale. La façade était précédée d'un parvis

posées de l'Aquilon et du Promenoir, ainsi que le Dortoir audessus (détruit à la fin du XVIIIe siècle). Presque tous les historiens du Mont Saint-Michel, partant de Dom Jean Huynes et dépassant le but en forçant la signification du texte, attribuent la Merveille à Roger II. Il y a là une erreur évidente, et il suffit d'étudier les caractères de l'architecture de la galerie de YJquilon et de la salle de YJumôncrie, par exemple, pour être couvaincu que ces deux parties ne sont pas du même temps (Voir la Description, Roger II, Merveille). — Le Dortoir, reconstruit par Roger II, devint la salle du chapitre après l'achèvement de la Merveille, et plus tard, vers 1645, la salle dite de Souvré, qui fut détruite en 1776 avec les trois premières travées de la nef.

1. Quelques débris de ces vitraux ont été trouvés dans les fouilles faites devant l'église en 1875 et ont été déposés dans le chartrier.

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