‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 176 sur 195 · Bourdon de Pèlerin (xve siècle · texte numérisé non relu

Bourdon de Pèlerin (xve siècle

La figure 111 donne un bourdon chargé d'une coquille; ce plomb et les précédents ont été recueillis au pont au Change.

Les dessins, de 112 à 120 inclusivement, comprennent une série de figures ou de fragments de saint Michel. Ils ont été trouvés au pont au Change (fig. 112, 113, 114,

119 et 120); au pont Notre-Dame (fig. 115, 116 et 11 8) ou au pont Neuf (fig. 117).

Ces dessins représentent tous saint Michel terrassant le Démon, et sont des fragments de plaques, d'enseignes ou de figures isolées, qui pouvaient se porter sur les vêtements

Face

Profit.

114 bis.

117 bis.

ou s'attacher au chapeau, ainsi que l'indiquent les petites tiges, ou les boucles fixées au revers de l'image, notamment aux figures 114 bis et 117 bis. Elles étaient destinées au Pèlerinage du Mont Saint-Michel ou bien étaient vendues par toute la France, où saint Michel, patron de la France, était très -vénéré, particulièrement à Paris. Un grand nombre de corporations et de confréries parisiennes l'avaient pris pour patron, entre autres : les Balanciers, les Chapeliers, les Ëtuvistes, les Pâtissiers-Oublieurs, etc. A propos de ces derniers, nous donnons, fig. 120 bis, un méreau, en étain, de cette dernière corporation. Il représente : sur

Fcicp . Profit '.

118 bis

la face, saint Michel, et, sur le revers, un moule à oublies. Ce méreau n'a pas été simplement fondu comme la plupart des plombs de Pèlerinage, de Corporations ou de

Ud '. Corroyf/y

Fûce. Rêver»,

120 bis. — Méreau de la corporation des Pâtissiers-Oublieurs (xv siècle).

Confréries. Il a été frappé ou estampé au mouton (Voir ci-après : Pèlerinages ; Confréries de Saint-Michel aux Pèlerins et des Pâtissiers-Oublieurs).

Ces figures appartiennent presque toutes au commencement du xvc siècle; pourtant un des fragments les plus intéressants (fig. 120) est de la fin du xive siècle, comme l'indiquent les détails de l'armure, du temps de Charles VI.

Saint Michel, debout, foule aux pieds le Démon, dont la tête est percée par la hampe d'une croix ou d'une lance. La Vierge, tenant l'enfant Jésus sur son bras gauche, est aussi debout sur le Démon ; entre la Vierge et la jambe

droite de saint Michel, un coq, planté sur le Diable et dont la patte s'appuie sur le soient de l'Archange, doit être le

120. — Fragment d'une Enseigne de Saint-Michel (xive siècle).

symbole de la vigilance et de la force victorieuse de saint Michel.

Les fig. 121, 121 bis et 122, trouvées, l'une (fig. 121) au pont Notre-Dame, et les autres au pont au Change, sont trois plaques qui pouvaient être attachées sur les

babils des pèlerins; les fig. 121 et 122 sont d'un travail de fonte assez grossier; la fig. 121 bis affecte la forme

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