‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 61 sur 195 · lbid · texte numérisé non relu

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ROBERT DE TORIGNI 113

une Chapelle immédiatement voisine placée sous le même vocable. Il faut remarquer, du reste, qu'à cette époque les Chapelles des Transsepts et du Chœur communiquaient eutre elles, et que cet état n a été modifié que par la reconstruction du Chœur au xve siècle (1).

La Crypte ou galerie de F Aquilon n'était pas du tout, en 1156, un passage banal comme de nos jours. C'était au contraire un lieu retiré, placé sous le Promenoir ou Cloître (2), à l'extrémité ouest des bâtiments au septentrion élevés par Roger II (3). Cette galerie communiquait par un degré intérieur avec le Cloître supérieur, dont elle était le complément ; elle était précédée au nord d'une terrasse-préau d*où, dominant les jardins et les chemins de ronde, l'on voit la mer; elle était très-favorablement disposée pour le recueillement, la méditation et la prière. 11 était tout naturel qu'on y érigeât un autel à la Vierge, pour laquelle les Bénédictins avaient une dévotion particulière, et c'est, sans aucun doute, ce même autel que Robert de Torigni fit consacrer en 1 156, deux ans après son élection, par Hugues, Archevêque de Rouen.

En 1154, lorsque Robert de Torigni fut appelé au Gouvernement du Mont, par le suffrage unanime des Moines,

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