TERCEIRA. — POPULATION
4 milles ‘/, Sa plus grande distance. Dans cette partie du plateau, sur la côte Ouest de l'ile, la diminution de la sonde, plus ou moins rapide, suivant la largeur du plateau, est Cependant assez graduelle depuis les fonds de 486 mètres jusqu'à ceux de 64 mètres, qu'on trouve à {/, mille de terre.
Du méridien de la pointe Branca, la limite remonte vers l'ile, de façon que, sur celui de la pointe Fogo, elle n’est plus qu'à 1 mille de la côte. On trouve, à cette distance, les fonds de 480 mètres qui, à !/, mille, sont de 216 mètres, puis diminuent très-brusquement jusqu'à 20 mètres qu’on trouve près de la pointe.
La limite extérieure du plateau court ensuite vers leS. formant une fosse de grands fonds assez étroite, puis elle tourne brusquement vers l'O. prolongeant la côte à la distance de { mille 1/2.
Le fond, en général sable, gravier, parfois mélangés de coquilles, de corail, présente très-fréquemment de grands pla: teaux de roche. Il faut donc, avant de mouiller, s'assurer toujours dé l'espèce du fond pour les éviter.
L'ile Terceira est le chef-lieu de l'archipel des Açores et la résidence des autorités civiles et militaires.
La forme de Terceira est celle d’une ellipse assez régulière dont le grand axe serait E. et Ouest. Dé la pointe orientale de Malmerendo à la pointe occidentale de Serreta, on compte 16 milles 1/2.
Du mont Brasil ou Brazil äu S. à celle de My sterio au N. dé l'ile, on compte 10 milles.
La ville d’Angra, au S. de l’ile, est la capitale de l'archipel des Açores. Sur la côte Est, on rencontre célle Da-Praya, au N. de la baie du même nom. L'ile est très-peuplée et contient 29,000 habitants répandus dans ces deux villes et dans dix-sept villages. Son sol est très:fertile : elle produit du blé, du vin, des fruits, des légumes, entre autres beaucoup de pommes de terre; on y récolte aussi du lin. On s'y procure à bon éompte du bétail de toute espèce. Le poisson y est de très-bonne qualité et en abondance sur toutes ses côtes. L'eau et le bois s’ Y font facilement.
Les côtes sont en général hautes, formées de falaises de rochers escarpés qui rendent presque partout l'ile inabordable,
Ile Terceira, Var: N20124%97 à terre,
Fessonrces, population.
Caldcira centrale,
Caldeira-de-Santa- Barbara ou Serrela,
30 TERCEIRA. — CALDEIRA CENTRALE,
Les endroits accessibles sont défendus par des batteries et des fortifications.
La partie orientale de l’ile et sa partie centrale sont d’une élévation ordinaire; mais, du côté de FO., elle est fort élevée. De nature éminemment volcanique, elle présente les mouvements de sol les plus heurtés et les plus bizarres. De vastes lits de lave s’aperçoivent sur le versant du N. et du S., principalement descendant du sommet du plateau central jusqu’à la mer. On y cultive particulièrement la vigne et les fruits.
À la partie S. E. de l’ile Terceira, on trouve un plateau de forme à peu près circulaire et d’un rayon de 2 milles, entouré d’une ceinture de montagnes à pentes rapides du côté du S., inais à pentes assez douces du côté N. E. de l'ile.
Ce plateau est circonscerit à l'E. par la chaîne nommée Lombada-Praya, dont les deux hauteurs principales sont élevées de 489 mètres et de 561" 8.
Du côté du S., par de hautes terres parmi lesquelles on remarque le pic Das-Piedras (400 mètres) et celui de Pico-Verdé (315 mètres).
Du côté du N., ce plateau est borné par les terres élevées de La-Caldeira centrale, groupe de montagnes qui descendent en péntes rapides vers Angra, qu'elles dominent d’une hauteur de 621 mètres.
La-Caldeira centrale forme, à son sommet, un plateau elliptique du N. ©. aus. E., dans une étendue de 2 milles, plateau déclinant doucement du côté du N. jusqu’au pied de la chaine centrale de l'ile, dirigée du N. N. O.ausS.Ss. E., dont les montagnes les plus remarquables sont le pic Agudo (808 mètres) et le pic Do-Norte (819 mètres). Le versant du S. et de l'O. de cette chaine, qui s'appuie à La-Caldeira, est fort rapide, mais celui dé l'E. et du N. descend en pentes assez douces à la mer.
Dans l'O. de l'ile, à sa partie centrale, se trouve La-Caldeirade:Santa-Barbara ou La-Serreta, séparée du groupe précédent par une profonde vallée qui l'en isole parfaitement.
Le plateau circulaire formé par le sommet de cette chaîne, a 1 mille {, de diamètre, et présente plusieurs cratères de volcans et quelques lacs.
TERCEIRA. — BAIE D'ANGRA. 31
Vue du large et du N.E., La-Caldeira-de-Santa-Barbara présente, à son sommet le plus élevé, une ligne presque droite qui se découpe en s’abaissant de chaque côté.
Les deux hauteurs principales de ce groupe sont celle du S. (1,067 mètres), et celle du N. E. (1,048 mètres).
Un très-grand nombre de pics secondaires et de volcans se trouvent disséminés sur toute la surface de l'ile et au bord de la mer. Nous en parlerons en décrivant la côte.
Le mont Brazil, montagne élevée de 169% 3, forme à la côte Sud de l’île et à peu près dans son milieu, une presqu'ile saillante qui abrite la baie d'Angra du côté de l'Ouest. Cette montagne, coupée à pic du côté de la mer, s’abaisse du côté du N. en pente douce jusqu'à la citadelle ou château San-Joao, principale défense de la ville d'Angra bâtie en face sur la plaine qu'elle commande.
Le mont Brazil présente à son sommet la forme circulaire qu'on trouve si fréquemment aux pics des iles Açores et que l'on appelle Caldeira (chaudière). Deux lacs se trouvent à ce sommet, ainsi qu’une tourelle qui sert de vigie ; il én existait deux autrefois.
La rade d’Angra est comprise entre la pointe où s'élève le fort San-Sebastian, qui reste de la vigie du mont Brazil au N.41°30'E., à 1 mille‘ du pied même de ce mont dans cette direction, et le fort San-Antonio, situé à l'extrémité des fortifications qui, depuis la citadelle San-Joao, bordent dans VE. la base de cette montagne.
Elle forme un enfoncement vers le N. O., au fond duquel se trouvent la ville et le môle qui ne sont pas toujours d'un facile abord. |
Les navires du commerce mouillent d'ordinaire sur la ligne qui joindrait le fort San-Antonio au fort San-Sebastian, par des fonds de 20 à 24 mètres sable; quelquefois, plus en dedans, par ceux de 13 à 16 mètres, sable également.
ny à aucune difficulté pour venir prendre le mouiliage de cette baie dont les côtes sont parfaitement saines. N. et S. du mont Brazil, le plateau des sondes s'étend à 2 milles {/», distance où l’on à des fonds de 421 mètres. À 2 milles du mont Brazil, dans la même direction, on trouvera cenx de
Mont Brazil, Lat.N.3<038' 10, Long.0 29034%4%",
Fort San-Sebaslian,
Fort San-Antonio.
Baie d'Angra.
Mouillages,
36 FERCEIRA. — BAIE D'ANGRA:
297 mètres ; à { mille !/,, ceux de 155 mètres; à ?/, de mille, ceux de 77 mètres; et presque à toucher la montagne, ceux de 35 mètres. |
Mais sur la ligne qui joindrait la pointe orientale du mont Brazil à Ja pointe rocheuse nommée Val, la première à l'E. de celle où s’élève le fort San-Sebastian, et à mi-distance de ces deux pointes, on aura les fonds de 29 à 30 mètres qui iront en diminuant graduellement jusqu’au fond de la baie et devant la ville en face de laquelle on trouve, à 500 mètres de la côte, 5% 4, On se maintiendra pour mouiller à égale distance des deux côtés de la baie, et on s'assurera avant de jeter l'ancre de la nature du fond qui, bien que sable le plus souvent, accuse aussi fréquemment des roches.
Le fond dans la baie d’Angra est très-uniforme et diminue graduellement à l'approche des côtes depuis les fonds de 30 métres, sauf à la partie Sud du mont Brazil où, comme nous l’avons dit, ils sont plus considérables.
Le mouillage que nous venons d'indiquer est celui des navires de commerce; ils s'y affourchent ou se tiennent à quatre amarres, se confiant à la bonté de ces amarres ou dans celle de la tenue, car on y est battu des vents et de la mer de l'E. au S. 0. par le Sud. Ces vents ne permettent pas d’appareiller et sont violents d'ordinaire pendant l'hiver, aussi arrive-t-il fréquemment que malgré toutes les mesures prises, les navires sont jetés et brisés à la côte partout escarpée.
Les grands navires et les navires de guerre, préfèrent mouiller plus au large et sur une ligne Est et Ouest avec la pointe Sud du mont Brazil, à 1 mille on ‘/ mille dans E., par 54 mètres fond de sable. ‘Is doivent être toujours prêts à mettre sous voiles, aussitôt que le vent commence à souffler de l'E. ou du S, vers le S. O., pour prendre promptement le large. La baie d'Angra est donc en résumé un mouillage assez mauvais, surtout dans l'hiver; mais de juin à septembre elle est sûre, les vents étant modérés à cette époque et dominants de l'O. au N. O. On peut, au moyen des bateaux du pays et en courant de petits bords à l'entrée de la baie, s'y procurer facilement tous les rafraichissements et les provisions dont on aurait besoin; elles y sont en abondance et à des prix modérés,
FTERCEIRA. — POINTE VAL. 39
Lorsqu'on vient au mouillage d'Angra par le S. E., leS. où le S. O., il faut courir directement sur le mont Brazil; si le vent est contraire en venant de l'E. ou du $S., ou silon a du calme lorsqu'on approchera de la côte, on mouillera sans crainte hors de la baie dès qu'on trouvera un fond avantageux. Comme nous l'uvons dit, la côte est accore et saine de ce côté, et l'on en peut mouiller à distance convenable jusqu'à la pointe Contiendas.
Mais il n’en est pas ainsi du côté de l'O. ou près de terre même, les fonds sont très-grands et la largeur du plateau trèspetite, de ?/, de mille environ depuis la pointe San-Matheo, la première à FO. du mont Brazil jusqu'à la pointe Serreta, pointe occidentale de l'ile. Si done en venant de l'O. du mont Brazil on n’a pas un vent régulier, ou si l'on craignait du calme avant de l’atteindre, il ne faudrait pas approcher la côte dans l'O. parce que les courants sont assez forts et très-variables, et qu'un bâtiment pris de calme dans cette partie pourrait courir de grands dangers s’il était entrainé vers cette côte de fer, partout inabordable.
L'heure de la haute mer, dans la baie d’Angra, est 12 heures 32 minutes; la mer marne de {" 2. Le flot porte généralement au N. O., le jusant au S. E. et S. S. E., mais quelquefois à VE. S. E. le long de la côte Nord de la Baie.
De la pointe où s'élève le fort San-Sebastian, la côte tourne au N. formant devant le fort même, sur sa face orientale, une petite anse sablonneuse un peu abritée Ge la mer, et où se réfugient les bateaux pêcheurs en s'échouant et se halant sur le sable ; on la nomme Puerto-de-las-Pipas.
Lorsqu'on ne peut débarquer devant la ville, ce qui arrive fréquemment, cette anse peut servir aussi de débarcadère. La côte ensuite redevient rocheuse et en falaise, jusqu’à l’embouchure d'un ruisseau, devant laquelle se trouvent quelques rochers apparents et peu éloignés du rivage.
De ce ruisseau, la côte court à l'E. :16°S. jusqu’à la pointe Val, distante de 4 mille du fort San-Sebastian. Cette pointe termine à FE. et au N. la rade d'Angra proprement dite.
De la pointe Val jusqu'à celle du S. E,de l'ile, nommée Coniendas, la côte court à FE. 50° $S. environ, formant de petits
Marécs dansla baie d'Angra.
Puerto-de-las-Pipas.
Pointe Val,
Pointe San-Pedro.
Port Judea.
Pointe Contiendas.
Jots Cabres,
Canal entre la côte et les jilots.
Petit caval.
Jlots Frades.
40 TERCEIRA. — ILOTS CABRAS.
enfoncements et quelques pointes peu saillantes, mais toutes de roche, entre lesquelles çà et là on remarque quelques pla- “es de sable de peu d’étendue.
Entre ces deux pointes on trouve celle de San-Pedro en face du village de ce nom, un peu dans l'O. du pie Das-Piedras ;
Puis celle de Feteira avec le village du même nom sur le Pico-Verde; enfin le port Judea, petit enfoncement à l'entrée d'une rivière qui traverse le village du même nom.
La pointe Contiendas est fort remarquable parce qu’elle est basse et s’allonge beaucoup à la mer, puis par trois petits pies qui couronnent son sommet, l'un desquels nommé Pico-da- Mina, le plus occidental, est élevé de 150 mètres. Le plus à l'Est se nomme Pico-de-las-Contiendas ; il est élevé de 150 mètres également ; on peut prendre terre à la partie occidentale de ce dernier.
À mi-distance à peu près du mont Brazil et de la pointe Contiendas se trouvent les deux ilots Cabras, dont le plus oriental est élevé de 146 mètres. Ils restent dans le S. 80°30'E. du mont Brazil, à 4 milles de distance; ils ne sont éloignés de la côte la plus voisine que de ?/; de mille,
L'ilot de l'E., le plus grand et le plus élevé, est coupé à pic à sa face du S. et de l'O., et n’est accessible que dans sa partie du N.; vu de l'E. ou de l'O. il a Ia forme d’un coin. L'iloc occidental est plus petit et moins haut.
Ces deux îlots forment entre eux un canal étroit, large de 209 mètres, praticable pour les canots, et dans lequel on trouve des fonds de 13 à 16 mètres ; ils sont l’un et l’autre très-accores, surtout du côté du S., de FO. et de l'Est. Dans le N. on trouve à les ranger de 24 à 25 mètres.
Tout navire peut passer entre ces îlots et la côte, qui est saine et accore également. On ne trouve pas dans le milieu du passage moins de 24 et 20 mètres fort près de la côte.
Les deux îlots Frades restent du grand îlot de Cabras au S. 51° 30’ dans leur milieu, à la distance de 1 mille 5/,, et du Pico-da-Mina, au S. 7° Ouest. Le plus haut de ces ilots a 9 mètres d’élévation ; sa forme est pyramidale et il présente plusieurs têtes qui, de loin, simulent autant d’ilots. Aux abords de ces rochers et fort près d'eux, on tronve au N. O. 10 mè-
TERCEIRA. — POINTE BAXIOS. 41
tres ; au N., {8 mètres ; au S. E., 7 mètres: au S.0., 35 mètres.
Ils forment avec la côte et les îles Cabras un second canal plus large que le précédent et dans lequel on peut donner sans crainte; la sonde y rapporte de 100 à 146 mètres. Il faut passer au moins à 2 encablures des ilots Frades.
Sur toute cette partie du plateau des sondes, le fond ést sable parsemé de plateau de roches. |
Dans l'E. 6° N. du plus élevé des ilots Frades, à 1 mille ?};, se trouve une tête de roche isolée sur laquelle on trouve 50 mètres d'eau. Elle reste du pic Contiendas au S. 11° E.; et du sommet de Pilot Cabras oriental, à l'E. 18° Sud. Il est bon d'éviter de passer sur cette roche qui est, en outre, sur le méridien même de la pointe Contiendas. IE faut pour cela mettre l'une par l’autre la pointe Sud du gros ilot Cabras par la pointe Sud du mont Brazil et même ouvrir un peu la dernière au N.
De la pointe Contiendas, la côte se creuse et forme un enfoncement de peu d’étendue dont la pointe Nord. de hauteur médiocre et escarpée, se nomme pointe Mina. Un peu dans l'intérieur, elle est dominée par un pic de même hauteur à peu près que celui de Contiendas. A l'extrémité de cette pointe et fort près d’elle, se trouvent quatre ilots apparents. Il y a 1/; de mille de distance entre les deux pointes, et leur gisement est le N. 36° 30° E.
À 3 milles !/; dans le N. 26° E. de la pointe Mina, est celle de San-Jorge, basse et rocheuse, surmontée d’une batterie.
Entre ces deux pointes, la côte se creuse et présente un enfoncement nommé Porto-Novo, dont la pointe du N. nommée pointe Biscoitos, basse et rocheuse, est intermédiaire entre les deux précédentes. Au fond de l’anse de Porto-Novo coule un ruisseau près duquel on peut prendre terre. Cet enfoncement est reconnaissable au Pico-da-Cruz, élevé de 218 mètres, et un peu au N. du village de San-Sebastian; le mouillage est trèsmauvais dans cette baie. De la pointe San-Jorge, basse, comme nous l'avons dit, et dominée par le pic Do-Capitao, élevé de 152 mètres, la côte s'arrondit Jusqu'à la pointe Baxios, pointe aussi médiocrement élevée et garnie de roches qui s'étendent au large d'environ 200 mètres et sur lesquelles brise la mer pourvu qu'il vente. On trouve fort près de ce récifet dans l'E,
Graud canal,
Basse de Los.-Frades.
Pointe Mina.
Pointe Sau-Jorge.
Pointe Biscoitos.
Porto Xovo,
Pico-da-Cruz.
Pic Do-Capitao.
Polate Baxios.
Pointe Santa-Caiberpna,
Pointe Malmerendo,
Baie Da-Praya.
l'ort d'Espirito- Santo.
Fort de La-Luz ct Do Porto.
Le Pert.