‹ Description de l'archipel des AçoresChapitre 3 sur 77 · OBSERVATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Cet archipel manque, en outre, de rades bien abritées, ce qui nuit beaucoup à son commerce.

Il fut découvert, dit-on, au milieu du quinzième siècle, par Josua Vanderberg, de la ville de Bruges, jeté à l'O. par une tempête, dans un voyage qu'il faisait à Lisbonne ; en 1449, le prince Henri de Portugal en prit possession.

La ville d'Angra, dans l'ile de Terceira, est la capitale de l'archipel et la résidence des autorités civiles et militaires.

La navigation dans les Açores est en général exempte de dangers et sans grandes difficultés, sauf celles causées par les variations nombreuses du temps et des courants, qui trompent d’une façon extraordinaire l'attente des navires qui les approchent où qui naviguent dans les canaux qui les séparent.

Les côtes de toutes les îles sont saines partout, à peu près, et généralement sans écueils, sauf ceux qui sont visibles et peuvent être, par suite, facilement évités ; quelques-uns cependant sont des roches sous l’eau.

Bien que dans la description suivante nous donnions des détails étendus sur tous ces dangers, nous les citerons ici d’abord pour les signaler à l'attention des navigateurs.

1° Las-Formigas sont un gr oupe de rochers, sommet d’un plateau sur fuel se trouve aussi le banc de Dollabarats, situé dans le canal entre Santa-Maria et San-Miguel; 1l le divise ainsi en deux parties, désignées sous les noms de grand et de petit passage. Le premier est vers San-Miguel; le second, vers Santa-Maria. Il est en général moins fréquenté. Las-Formigas sont apparentes et on peut les voir à la distance de 8 milles.

Quelquefois, et particulièrement avec les vents soufflant du N.E., un fort courant vers le S. porte sur ces roches, augmenté par les eaux qu'entraine le reflux des côtes de San-Miouel, de manière à décrire des tourbillons sur sa direction.

20 Dans le N. E. de la Grande-Formiga, à la distance de 10 milles, on cite un autre groupe de rochers qui brisent et qu’on a nommés roches Tulloch. Il y a beaucoup de doute sur l'existence de ce danger, qu'on dit à fleur d’eau.

3° La roche Chapman, sur laquelle on trouve 7" 2 d’eau, est située à l'entrée du S. du canal qui sépare l'ile Pico de l'ile Fayal. Durant les forts verts de $. O., la mer brise dessus

Page 1