‹ Description de l'archipel des AçoresChapitre 40 sur 77 · FAYAL. — PORTO-DO-PIM · texte numérisé non relu

FAYAL. — PORTO-DO-PIM

garde le N.; son sommet du S. O. est élevé de 104 mètres. Le plateau supérieur est étroit, uni, et plusieurs bâtiments y existent, un chemin y conduit par le versant du N.; celui du S. est très-rapide, et le pied de la montagne est creusé par une anse en forme de 8, qui offrirait un excellent abri contre tous les vents. Malheureusement, le fond y est roche presque partout et offre, dans le second bassin surtout, peu de profondeur, depuis 9 jusqu’à 2 mètres.

La pointe Est d'entrée de cet enfoncement dont des travaux d'art feraient un bon port pour des bateaux, se nomme pointe Inferno ; elle est formée par trois gros îlots de roches, et distante du cap Guia de ?/,9 de mille.

La pointe Ouest se nomme pointe Caldeira, elle est à 185 mètres de la précédente : c’est la largeur d'entrée de la baie. Une tête de roche, sur laquelle il ne reste que 5% 4 d’ean, est à 80 mètres de cette pointe, et séparée d'elle par des fonds de 7 à 9 mètres; en la joignant à la pointe par une jetée, on fermerait parfaitement La-Caldeira-do-Inferno. Dans le premier bassin, les fonds varient de 18 à 20 mètres, fond de roche; la baie a 1/, de mille de profondeur sur !/, de mille de largeur.

De la pointe Caldeira, la côte remonte un peu vers le N.O., puis, en s'arrondissant, forme [a pointe Ouest de la montagne Guia, extrémité S. E. de la baie Do-Pim; il y a 3/,, de mille entre ces deux pointes.

La montagne Guia, du côté du N., se rejoint à l'ile par une langue sablonneuse dans sa partie du S., et dominée à sa partie du N. par la montagne Queimada, de couleur noire, élevée de 81 mètres ; des fortifications couronnent son sommet, et à son pied, du côté du N. E., commence la ville d’'Horta.

C'est dans le S. O. de ce mont et de la plage de sable qui le réunit à la montagne Guia, que se trouve la baie Do-Pim dont nous avons parlé. La presqu'ile fait le fond ; Ia montagne Guia, le côté Sud, et l'ile, le côté Nord de cet enfoncement où vont décharger quelques petits navires lorsque le temps est beau, car On y serait très-exposé avec des vents deS. O.

Dans cette baie, le fond est généralement roche, et il varie de 1"8 qu'on trouve près la plage sablonneuse jusqu’à 20 mètres qu'on rencontre à son entrée. La partie nommée Porto-

Date Caldeira-lnferno.

Pointe Iuferuo.

Pointe Caldcira.

Pointe Ouest de Guia.

Mont Queimada.

Baic Do-Pim,

Porto-do-Pinas.

Daie et ville d’Ior-

ta.

l'ointe Greta.

Entre-Montes,

Pointe Queimada.

Ilots Queimada.

74 FAYAL. — POINTE QUEIMADA.

do-Pim est la plus enfoncée de la baie; on y trouve de 3 6 à

La côte de la montagne Guia est très-saine, on y voit quelques îlots. Mais du côté opposé, la côte basse de l’île, entre la partie où l’on voit une maison blanche, un moulin à vent et le Castello-do-Porto-do-Pim est garni d’ilots rocheux, assis sur un plateau de petits fonds qui se prolonge à 180 mètres du rivage, et sur lequel on ne trouve que 1# 6 à 3 mètres; il rétrécit donc considérablement la baie vers son entrée, où elle n’a que 740 mètres entre la pointe Ouest de Guia et celle de la Maison- Blanche. On peut mouiller dans l'O. de la pointe Ouest de la montagne Guia, à la distance de !/; de mille par des fonds de 30 à 34 mètres, fond de sable.

Du cap Guia (pointe S. E. de cette montagne) la côte, rocheuse et formée de falaises élevées, court en s’arrondissant jusqu'à la pointe Greta où ellesse terminent. Celle-ci est reconnaissable à deux îlots très-rapprochés de la côte et au Castelloda-Greta, situé un peu au Nord. La eôte, dans cette partie, est basse et garnie de fortifications ; elle va, en s’arrondissant, rejoindre la langue de sable étroite qui unit la montagne Guia à celle de Queimada. La largeur de cette langue, dans cette partie, est de 180 mètres ; on l'appelle Entre-Montes. Sa longueur, entre les deux montagnes, n’est que de 200 mètres au plus.

Cette langue sablonneuse, basse, fait que du large et dans certaines positions les deux montagnes paraissent séparées ; du côté de l’E., elle est garnie de roches sous l’eau dans toute son étendue. Sur ce plateau, un gros îlot se trouve à 180 mètres de la plage, et un grand nombre d’autres têtes de roches, paraissent entre lui et la terre.

Les falaises reparaissent à la côte, au pied de la montagne Queimada, abruptes et élevées dans le N. E. de la montagne où elles forment la pointe du même nom, prolongée vers le N. O. par un grand nombre de roches et un plateau de petits fonds de 1" 2, à la distance de 130 mètres.

Deux autres gros îlots situés sur un plateau dont quelques points brisent et où paraissent, dans le S. E., quelques têtes de roches, se trouvent dans le N. E. de la pointe Queimada, à la distance de 180 mètres. Dans le N. 77° 30° E. de la même

FAYAL. — VILLE D'HORTA. 19

pointe, à 23{ mètres, se trouve une autre roche dont le sommet est apparent, nommée Covers par les Anglais.

Ces dangers sont, comme on le voit, près de terre, etils servent de balises pour indiquer un plateau de petits fonds variables depuis 3 mètres jusqu'à 7 mètres, qui, depuis les ilots au S. E. du mont Queimada, s'étend jusque dans le N. de cette montagne ; les fonds de 5" 4 et de 7% 2 sont ceux qu'on trouve à son accore, et de là ils tombent brusquement à 3 mètres.

De la pointe Queimada, la côte tourne à l'O. N. O., et les falaises rocheuses se terminent à la partie Sud de la ville, ou se trouve un dépôt de charbon. La baie se creuse alors en croissant dont la concavité regarde l'E., plage de sable, jusqu'au Castello-de-Santa-Cruz, bâti au bord de la mer sur une pointe de roche faisant saillie, à la partie Sud de laquelle est le mêle. Mais devant la viile principale, un peu plus au N., les roches cessent de se montrer et la plage sablonneuse se continue sans interruption jusqu’au fort de Lagoa, élevé au N. de ia ville et au commencement des falaises rocheuses qui forment la côte Nord de la baie d’Horta jusqu’à la pointe Espalamaca, partie où elles sont fort élevées. Près de cette pointe et dans le S. au bord des falaises, sur un petit monticule élevé de 128 mètres, on voit une seconde station de signaux. :

La ville d'Horta s'élève sur le versant d’un plateau en pente assez douce, premier échelon d'un second dont le mont Car-neiro, élevé de 310 mètres, est la principale hauteur ; il est de forme conique et reste E. et O. avec la ville.

Au S. de la ville, dans le N. O. du mont Queimada, se trouve le mont Mosso, formé de deux hauteurs dont celle de l'O. a 85 mètres, celle de l'E. 63 mètres : c’est la partie Sud du plateau qui encaisse la ville, dans laquelle on remarque plusieurs grands édifices, entre autres, le couvent de San-Franciseo avec deux tours, un peu au N. du fort de Santa-Cruz; le collége des jésuites, au bord de la mer et près duquel est un puits où l'on fait l’eau commodément ; le couvent des carmélites, à l'O. de la ville; La-Matriz et La-Conceicào, an N. de la ville. Dans cette partie, le plateau tourne à l'E. et se dirige vers la pointe Espalamaca , présentant les petites hauteurs de Stone, de Trees, ete., se terminant à celle de la station des signaux de celte pointe.

Roche Covers.

Castello-de-San'a- Crus.

Lat. N.38°31745"7

Long.0.3v°58'48",

Mont Carnciro.

Mount Mosso.

Riviere Dos-Flamengos.

Sondes de la haie.

Marées.

76 FAYAL. — BAIE D'HORTÀ.

Dans le vallon formé par ce plateau et celui de la montagne San-Amaro, surmontée d'une tour (169 mètres), coule la rivière Dos-Flamengos, formant à la partie Nord de la ville, entre le fort de Lagoa et celui de Bom-Jesus, un lac qui ne communique pas à la mer.

La ville d'Horta est régulière et bien bâtie. La baie de ce nom est comprise, comme nous l'avons dit, entre la pointe de Guia au S., et la pointe Espalamaca au N.; elle à 2 milles d'ouverture. C’est un des meilleurs mouillages des Açores, mais elle n’est point abritée des vents du N. E. au S. par l'E., et les vents de S. E. y sont les plus dangereux, parce qu'ils battent en côte.

Fout le fond de la baie est garni d’un plateau de petits fonds qui suit assez uniformément le contour de la baie; les fonds y varient de 1% 6 à 7 mètres. À 200 mètres du rivage, on trouve les fonds réguliers de 9 mètres; à 1/, de mille, ceux de 18 métres ; à !/, mille, ceux de 36 mètres; à 1 mille, ceux de 48 mètres, lorsqu'on court sur une ligne Est et Ouest avec le milieu de la baie, car, près des pointes Guia et Espalamaca, ces derniers fonds sont beaucoup plus rapprochés de terre, surtout vers la montagne Guia qui est très-accore, et à 60 mètres de laquelle on. trouve des fonds de 48 à 50 mêtres dans sa partie du S.

La nature la plus générale du fond dans la baie d’'Horta est sable, mêlé de gravier, de coquilles, parfois de cailloux. Près de la pointe Queimada et de celle d'Espalamaca, on rencontre quelques fonds de roche.

Le mouillage ordinaire est, pour les navires du commerce, sur le méridien du fort de Lagoa et sur le parallèle du Castello-de-Santa-Cruz, par 29 mètres d’eau, à la distance de 4/,, de mille de ce dernier.

Les navires de guerre mouillentun peu plusàl’E., à 7/,0 de mille de distance du fort de Santa-Cruz, par 40 ou 42 mètres d’eau, tenant la partie Nord du collége des jésuites, par le milieu du couvent des carmélites et sur le paratlèle du fort Santa-Cruz.

On sera en appareillage de tout vent à ce mouillage. L'heure de la haute mer est 11 heures 45 minutes ; la mer marne de tm 3. Le flot porte au N.E.; le jusant, au S. Q. avec une vi-

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