I. UÉaoDOTE ^Euterpe, liv
IS^icoSf fib de Psammidcliiiff entreprît le premier de creiuer le canal qoi conduit à la mer Érytlirée; Barios le fit contbner. Ce canal a de longnenr quatre journées de navigation , et assea de largeur pour que deux trirèmes puissent y voguer de front. L'eau
<loiit il est rempli ^lent du Nil , et j entre un peu au-dessus de Bubastis : ce canal aboutit à la mer Éiytbrée , près de Patumos^ ville d'Arabie.
On commença à le creuser dans cette partie de la plaine d'Egypte qui est du côté de l'Arabie. La montagne qui s*étend vers MonpbiSf et dans laquelle sont les carrières 9 est au-^essos de cette plaine, etlui est contignë. Ce canal commence donc au pied de la montagne : H va d*abord, pendant nn long eq^ace, d^oeddent en
« Tffaduoiioii de M. Laidier (Paris, i8oa| tome 5* ^9
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orient ; il passe ensuite par les ouvertures de cette montagne ^ et se porte au nȔ(li dans le golfe d'Arabie.
Pour aller de la mer septentrionale à la mer australe 9 qu'on Joëlle aussi jmr Erythrée , on prend par le mont Casius^ qui sé» pare TÉgypte de la Syrie : c'est le plus court. De cette montigne au golfe Arabique, il n*^ a que mille stades; naïf le «puial esti d'autant plus long, qu'il ûit plus de détours. Sous le règne de Nécos , cent vingt mille hommes périrent en le creusant. Ce prince fit discontinuer l'ouTrage, sur la réponse d'un oracle qui l'avertît qu'il trairaillait pour le liarbare , etc.
U. Dioi>o&£ D£ Sicile (iiv. 1,^1)'.
On a (ait un canal de communication qui va du goUe Péfaisîaque dans la mer Ronge. Nécos , fib de Psasuniticlins , l'a commencé : Darius, roi de Perse , en continua le travail ; mais il l'interrompit ensuâe, sur l'avis de quelques ingéB^eurs, qui lui dirent qu'en ouvrant les terres il inonderatt l'Égypte , qu'ils avaient trouvée plus basse que la nier Rouge.
Ptolémée II ne laissa pas d'achever l'entreprise ; mais il fit mettre dans Tendroit le plus favorable du canal, des barrières ou des écluses très-ingénieusement construites, qu'on ouvre quand on veut passer, et qu'on referme ensuite très-promptemeat. C'est pour cela que cette partie du canal qui se jette à la mer, à l'endroit où est bâtie la ville d'Arsinoé, prend le nom de fotspe de PtaUmie.
UL StRABOH (Ut. xTii).
On dit qu'il existe, au-<lessus de Péluse en Arabie, quelques autres lacs et canaux, dans les mêmes parties hors du Delta : vers l'un de ces lacs , se trouve la préfecture Sétbréitique , une des dix que l'on compte dans le Delta. Deux autres canaux se rendent dans ces lacs : l'un se jette dans la mer Rouge on golfe Arabique « à Arsinoé, ville que quelques-'uns appellent Ckopatris, et coule à travers ces lacs, dont les eaux, qui étaient amères, sont deve-
' Tfadoction de l'abbé Terrajson ( Paris, 1737, in-19), Iiv. i*% p. 68. É. M. XI. a3
nues douces par la communication du fleuve au canal. Aujourd'hui ces lacs produisent de bons poissons et abondent en oiseaux aquatiques*
' Le canal a d'abord été creusé par Sésostris, avant la guerre de Troie. Quelques auteurs pensent qu'il fiit seulement conmiencé par Psammitiçlius fils, la mort Tayant surpris; qu'ensuite Darius le continua, et que ce princeabandonna ce trayail presque acbevé, parce qu'on Inî avait persuadé , à tort , que la mer Rouge était plus élevée que l'Egypte, et qu'en conséquence, si l'on vennll à couper l'istlime, la mer couvrirait ce pays. Les Ptolémécs, qui le firent couper, firent construire un enn'pe (Larilcre fermée), qui permettait une navigation facile du canal intérieur dans la mer , et de la mer dans le canal. Quant an niveau des eaux, on en a parlé dans les premiers commentaires.
Près Arsinoé on trouve la ville des Héros et celle de Cleopatiis, à Textrénuté du golfe Aralnqne, vers TÉgypte, ainsi que des ports ^, des habitations , et plusieurs canaux et des lacs qui leur sont contîgus ; on y trouve encore la ville dePhagroriopoIis , dans la préfecture de ce nom. L'origine du canal qui se jette dans la mer Rouge, est au hourg de Phacusn, auquel est adjacent celui de Philon : le canal a cent coudées de largeur; sa prolontlcur, celle qu'il faut aux plus grands bâtimens. Ces lieux sont situés vers la téte du Delta, où est la ville de Bubaste, dans la préfecture de ce nom : au-<lessus est le canton d'HeliopoUs, où est située la ville du Soleil, renfermée dans des digues élevées.
J. Panlmier , un des commentateurs de Strabon, dit que cette opinion et >ce1Ie de Pline , qui suit cet article, sont les mêmes :
wcar, ajoute encore Paulmier, si l'on n'eût pas trouvé la mer Kouge plus élevée, on n'aurait pas eu lieu de craindre que l'eau du fleuve fût gâtée. En effet, les eaux des fleuves qui coulent sur un terrain qui est plus bas, ne peuvent pas être gâtées, puisqu'elles sont plus élevées , et qu'en se jetant dans la mer, elles en repoussent les eaux. Mais si la mer Rouge eÀt coulé par ce canal dans le Mil , il est bien évident que la mer aurait été plus élevée que le Mil. Au reste, les paroles de Stiabon ont pu induire en erreur quelques savans, qui ont pensé que cet écrivain avait compris
lui-*même qu'il était faux que les eaux de la mer Rouge fussent supérieures au sol de TËgypte. Cest ce qu'il semble, en effet, à la loemière lecture , que Strabon ait youIu dire : maïs , en y réflédûssanft Ihioi , il paraH que Ton n^en doit pas tirer cette consé* ^uence ; cir il était fiuix , comme Strabon le dît, qu'il ût impossiUodiR ^icuser IHMbtte sans opérer Tinondatioa de rÉg) pte, dont le sol esV plus bas; et c'est ce que prouve ce géographe , en re que les Ptolémées obtinrent ce résultat. Mais de quelle manière ? ilira-l-oii : par le moyen d un euripe fermé. ÎMais on n aurait pas ou besoin d\in euripe lernu' , si la nier n'eut pas été plus élevée ; l isthme pouvait donc élre rr( usé sans danj^cr , et le canal pouvait Jeter, les eaux du JNil,dan& la mer Rouge , qui était plus basse. On ne devrait donc pas s'en rapporter à Strabon , luî qui ne visita jamais ces lieux , comme on l'apprend clairement dans la relation de son voyage en^iiîigppptl^) |î cet auteur avait conçu la cbose autrement, contre le fCQjtÎQ|ent dès tng^pintfwif k qui Darius coafifk travaO, et qui, après avoir reconnu la nature de cette dç r£g)^te,et avoir pris exactement le niveau des eaux de la mer Rouge, forent contraints d'abandonner un travail utile et glorieux; car on ne connaissait pas encore les machines des euripes fermés, par le moyen desjjuels les bàtimens montent et descendent aisément d'un canal inférieur dans un canal supérieur , et réciproquement. C'est une machine aujourd'hui très-confiue : on peut en voir un grand ^^^9^^Jfl|f|§J^^^,^^ y , , . ,