‹ Description de l'Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française (volume 3)Chapitre 36 sur 95 · COMMERCE DE L'ARABIE ET DE VINDE · texte numérisé non relu

COMMERCE DE L'ARABIE ET DE VINDE

DÉSIGNATION des

MARCHANDISES

DROITS

AUXQUELS ELLES SONT SOUMISES

à la douane de Souiys.

Acier

Aiguilles

Ambre jaune

Arquifoux

Arsenic

Blé

Canons de fusil

Cochenille

Conlaries et verroteries de toute|

espèce

Draps communs

Fer

Fèves

Fil de fer . .,

Fil de laiton . \ L e*PortîUlon » est soumise à au-

Lames de sabré! W'.'.'.'.'.V.'.'.'.' * CUQ droiu

Lentilles

Miroirs

Or clinquant

Papier fin lissé

Papier gris

Piastres d'Espagne

Plomb T

Riz

Sequins de Venise

Soufre. . . .' |

Talaris de l'Empire

Vieux cuivre

Vitriol

Les importations venant des royaumes de Sennâr , deDârfour et de Fezzân , atteignent ordinairement le Nil à Syène ou à Syout. On ne saurait assigner aucun titre légitime aux droits que l'usage leur fait acquitter dans les provinces qu'elles traversent avant d'arriver auKairc :

DE LÉGYPTE.

la conduite des gouverneurs qui les ont usurpés , a fait établir en principe qu'il était impossible qu'un bey ou un kâchef laissât passer dans sa province une caravane sans la mettre à contribution. L'ancienneté de cet abus, et l'intérêt qu'ont ses auteurs à ne pas le rendre excessif, pour ne pas abolir le commerce qui le supporte , avaient, dans les derniers temps, changé en rétributions fixes et connues, des demandes originairement arbitraires. On sait qu'indépendamment des droits payés à la douane du vieux Kaire,

Un esclave mâle ou femelle payait ^So***'

Un chameau chargé de gomme 900.

Un chameau chargé de plumes d'autruche 1980.

Un chameau non chargé 240.

Depuis que l'Égypte était en proie aux divisions intestines , le Sa'yd étant le refuge du parti malheureux, et Girgeh la résidence ordinaire du bey chargé de le contenir, les caravanes arrivant à Syène, qui parcourent successivement les provinces occupées par les deux partis, sont exposées à acquitter le double des droits ordinaires.

Outre ces caravanes , il en arrivait d'autres à Boulâq , venant de Tor , du fond de l'Afrique et de la Syrie.

La première, formée par les Arabes qui habitent le mont Sinaï, portait au Kaire et dans toute la basse Egypte , de la gomme thurique, du charbon et des poires , qu'on soumettait aux droits d'entrée établis à la douane de Boulâq1.

1 La gomme ne payait rien.

É. M. xii. 10

i46 MÉMOIRE SUR LES FINANCES

L'objet principal de la seconde était le pèlerinage de la Mekke : elle partait des extrémités de l'empire de Maroc, recueillait dans sa route les pèlerins d'Alger, de Tunis et de Tripoli , et parvenait au Kaire, pour achever son voyage avec la caravane d'Egypte , dont elle précédait ou suivait la marche, à une journée de distance.

Quelques négocians s'y joignaient , pour porter en Arabie des marchandises fines, telles que des draps, de la cochenille, du girofle, etc., et en rapportaient du café, réputé le meilleur parce qu'il ne passait pas la mer, des châles, des essences, et généralement tout ce qui a une grande valeur et peu de poids. Ils ne payaient aucune douane, parce que toute marchandise importée ou exportée avec la caravane de la Mekke était exempte de tout droit.

Lorsque la navigation est dangereuse, il arrive quelques caravanes de la Syrie, apportant les mêmes marchandises que cette contrée fournit à l'Egypte, par le port de Damiette. Alors les exportations arrivent en Syrie par la même voie , et les droits d'entrée et de sortie se réduisent à ceux qui sont perçus à la douane de Bouîâq.

Le commerce des Européens était établi par des conventions qui déterminaient les droits qu'il devait payer. Les plus anciennes , conclues avec les Français et les Vénitiens, remontent à une époque voisine de la conquête de l'Egypte par l'empereur Sely m. Les Allemands, les Anglais, et successivement toutes les nations avec lesquelles les Ottomans contractèrent des alliances, furent admis aux mêmes privilèges. Il suffit de comparer

DE L'EGYPTE. i47

les droits de douane payes par les sujets du grand-seigneur, avec ceux bien plus modiques levés sur les Européens, pour juger des avantages dont ces derniers jouissaient. Il n'existait qu'une seule circonstance dans laquelle les Egyptiens ou les Turks étaient plus favorablement traites queux; c'est lorsqu'ils achetaient des marchandises à Alexandrie pour les envoyer au Kaire : ils en étaient quittes alors moyennant un léger droit fixé par balle ou par pièce , qu'ils acquittaient à Boulâq , tandis que le Franc qui était dans le même cas, payait celui d'un ou de deux pour cent, auquel il était assujetti lorsqu'elles lui arrivaient d'Europe ou de Turquie.

11 ne faut pas croire cependant que, depuis la domination tyrannique des Mamlouks, le commerce européen ne fût point exposé à des extorsions et à de mauvais traitemens. L'estimation des marchandises devrait se faire encore aujourd'hui au-dessous de leur valeur ; mais les réclamations des négocians , fondées sur les capitulations qui s'opposent à tout changement de prix, ne les ont pas empêchées d'être assujetties à une évaluation proportionnée à leur valeur actuelle. 11 était stipulé qu'un navire franc qui aurait payé les droits dans un des ports de l'empire, jouirait d'une franchise entière dans les autres, en produisant un tezkeret, acquit de douane : on méconnaissait cet article des conventions , et les vaisseaux européens, venant des États du grand-seigneur, étaient traités comme ayant chargé dans les ports d'où ils étaient partis, soit qu'ils produisissent ou ne produisissent pas des acquits de douane. La sortie des grains , du riz et du café, leur était interdite, ainsi qu'aux

Grecs , quoique sujets de la Porte ; la fraude qui les faisait entrer dans leurs cargaisons, coûtait toujours quelques présens. L'exportation du blé et du riz, beaucoup plus difficile, n'avait lieu que par une double infraction aux réglemens, qui s'opposaient à ce qu'elle fût opérée par des vaisseaux chrétiens, lors même que ces denrées étaient destinées pour une province de l'empire ; mais, comme on se procurait un firman qui en autorisait r embarcation , lorsqu'on manquait de navires musulmans , on parvenait , sous ce prétexte , et en prenant quelques expéditions pour un des ports de la Turquie, à les transporter en Europe. C'est ainsi que, pendant 1795, et les années suivantes, la France a tiré beaucoup de subsistances de l'Egypte. Chaque chargement de cette nature valait de treize à quinze mille médins à la douane. L'usage avait également introduit un droit de fret sur les cargaisons composées d'autres marchandises, dont le montant se réglait de gré à gré entre le douanier et le capitaine du navire. Les vaisseaux de Raguse étaient soumis en outre à un droit de deux pour cent en faveur de leur gouvernement, qui en abandonnait le tiers à la douane, pour ménager à ses sujets des moyens faciles déchargement. Ces innovations, auxquelles les Francs se soumirent pour obtenir des opérations lucratives ou des expéditions qui leur étaient refusées, ne furent pré-' judiciables au commerce qu'en ce qu'elles en préparèrent d'autres véritablement bnéreuses.

Pendant le gouvernement d'A'ly-bey, Hannâ Fakhr, chrétien de Syrie, qui avait sous-fermé la douane de Damiette, fit tant par ses intrigues , que les Juifs furent

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ruines, et perdirent la ferme des douanes, qu'ils géraient depuis un temps immémorial.

Nous avons dit que les droits perçus à Alexandrie ou à Damiette n'exemptaient pas de ceux qui devaient s'acquitter à Boulâq, quand les marchandises arrivaient jusqu'au Kaire. Lorsque les fermiers desideux premières douanes n'estaient pas unis d'intérêts avec celui de Boulâq, ils procuraient aux marchands des moyens de se soustraire à une portion des droits exigibles par ce dernier. Hannâ Fakhr , devenu fermier gênerai , fit cesser ces infidélités, en réunissant sous ce titre les perceptions d'Alexandrie, de Damiette et de Boulâq1. Le peu de soin qu'il mit à conserver à chaque douane des attributions distinctes, l'indifférence avec laquelle il vit que l'on payait à Boulâq ce qui aurait dû être acquitté à Alexandrie ou à Damiette, ont jeté de l'incertitude sur le produit particulier de chaque douane : la confusion des revenus , amenant celle des droits , changea en nécessité la convenance qu'on trouvait à les affermer à un seul homme. Sous sa gestion et celle de ses successeurs , on exigea un droit considérable à raison de toutes les expéditions pour Livourne et Trieste. Les navires turks et francs qui chargeaient à Damiette, furent soumis en outre à une rétribution de 200 pataquès, qui s'était accrue dans les derniers temps jusqua la moitié du fret. Ces usurpations n'étant colorées par aucun prétexte, le commerce aurait eu de justes motifs de blâmer les agens

1 La douane de Boulâq ne fut nier général, tandis que la douane

point séparée de celle du -viettx du vieux Kaire continua d'être coo-

Kaire , quant au paiement du nayry ; fiée à un agent particulier, mais elle entra dans le bail du doua-

i5o MÉMOIRE SUR LES FINANCES

des puissances européennes de les avoir tolérées, s'il n 'était pas si difficile de lutter avec succès contre les douaniers de l'Egypte. Les bénéfices qu'ils procuraient aux beys, leur assuraient une faveur qui subordonnait tout à leur autorite' dans les places et dans les ports où les perceptions étaient établies. Les serdâr, les aghâ et les autres officiers militaires qui y commandaient , couraient le risque d'être destitue's ou punis , s'ils ne se conduisaient pas à leur gre'. Les moyens nombreux qu'ils avaient de faciliter ou de retarder et même d'empêcher les chargemens , soumettaient donc le négociant à toute leur influence1.

A Soueys, on n'a augmente que les droits sur le café. Il y a environ soixante-dix ans que la Porte ellemême ordonna qu'ils seraient accrus de 146 médins par farde , au profit de 1 emyrhâggy. Ibrâhym et Rodouân, kyâhyâs, exigèrent pour leur compte cinq pataquès par farde. A'iy-bey, qui leur succéda dans le gouvernement, renchérit sur cette innovation. Enfin Mourâd et Ibrâhym l'avaient fait arriver à dix-huit pataquès , lorsque la caisse de la douane suspendit ses paiemens.

Nous allons donner quelques notions sur les causes qui la réduisirent à cet état de faillite.

Quand les beys eurent pris part aux bénéfices de la douane , il n'y eut rien de changé dans le mode employé pour la perception des droits. Dès que la flotte chargée des marchandises de l'Arabie et de l'Inde avait

1 Un d'eux , Antoun Qassys Fa- quîs une fortune de plusieurs mil— ra'oun , s'évada de l'Egypte pour lions dans la ferme des douanes, s'établir à Trieste , après avoir ac -

DE LÉGYPTE. i5i

aborde à Soueys, l'effendy administrateur de la douane, tjui portait le titre de qâdy el bahâr, envoyait dans ce port un e'ci ivain charge' de constater les importations en cafë, et de dresser un ëtat nominatif des negocians

auxquels il était destine : ce contrôle était envoyé au qâdy el-bahar, à qui il servait de base pour établir la repartition des droits exigibles par les beys et le pacha. La remise du cafë s'opërait immédiatement après ; et les commerçans qui s'en étaient rendus propriétaires, soldaient les droits auxquels il avait clë soumis. Les chefs du gouvernement profitèrent d'un ordre de choses qui les mettait en rapport d'intërêt avec les negocians, pour leur faire des emprunts : la facilite' qu'on leur mënagea d'en obtenir le remboursement par des déductions sur les droits qu'ils avaient à payer à raison des expéditions de cafë qui leur parvenaient, et l'intérêt de vingt pour cent qui leur fut promis et réellement passë en compte, les amenèrent à devenir en quelque sorte les actionnaires et les fermiers de la douane. Leur fortune entière ne tarda pas à dépendre de cet établissement. Les importations de cafë cessèrent d'être abondantes, et diminuèrent à proportion des droits dont elles furent grevées; les marchands étrangers à l'administration de la douane cessèrent de spéculer sur cette dcnrëe; les Européens, voyant plus davantage à la faire arriver par le cap de Bonne-Espërance, la firent dëvier de sa route ordinaire; les Orientaux eux-mêmes aimèrent mieux l'attirer à Srnyrne par Tokat et le golfe Persiquc, que de continuer à se pourvoir à Soueys 1 : de sorte que,

1 Nouvelle preuve que le commerce parvient toujours à se frayer une

if>2 MÉMOIRE SUR LES FINANCES

les droits sur le cafë ne fournissant plus les moyens de ' supporter les avances dont les beys n'avaient pas cesse de se faire une ressource invariable, la ruine des actionnaires devint inévitable. Au bout de quelques années j pendant lesquelles ils éprouvèrent les plus grandes pertes, les intérêts des fonds confiés à la douane furent perdus, et le paiement des capitaux demeura suspendu.

Lorsque Ha çan , capitan pâchâ, eut chassé du Kaire Ibrâhym et Mourâd, isma'yl bey, qui voulait rétablir le commerce du café, fixaies droits de douane à 22 pataquès par farde; mais il comprit dans cette somme les 546 médins attribués au pâchâ et à lemyr bâggy, et 900 médins affectés au remboursement-des créapces du commerce. Ce règlement fît renaître la confiance; les négocians égyptiens1 renouvelèrent leurs spéculations, et les importations devinrent presque aussi considérables qu'elles l'avaient été. Malheureusement l'expérience est sans utilité pour le despotisme ignorant et cupide: Mourâd et lbrahym, rétablis au Kaire, recommencèrent leurs extorsions, et ramenèrent les choses à peu près dans l'état où Isma'yl les avait trouvées. Le produit de la douane ne varia pas , à cause des droits onéreux qu'ils exigèrent; mais les importations devinrent beaucoup plus rares.

Les autres marchandises qui arrivent à Soueys, ne payent rien au-delà des droits créés par le sultan Solymân : on ne trouve pas la cause de cette modération ,

voie pour se soustraire aux extor- dition de café de TArabie; ils achetions insensées. taient aux négocians égyptiens celui

1 Les négocians francs établis en qu'ils envoyaient en Europe. Egypte ne recevaient aucune expé-

DE L'ÉGYPTE. i53

qui contraste tant avec les procèdes ordinaires de l'administration égyptienne.

On levait, en outre, dans tous les bureaux de perception, des frais de douane si multiplies, qu'ils formaient un revenu considérable pour les fermiers , et pourvoyaient aux frais de bureau et au traitement des écrivains. Toutes les marchandises y étaient sujettes , même celles dont le commerce était libre : ils étaient moins forts pour les Européens que pour les naturels du pays.

Les douaniers de Boulâq et du vieux Kaire , d'Alexandrie et de Soueys, acquirent la propriété de leurs emplois en obtenant du pâchâ du Kaire un firman qui créa ou reconnut leur titre, et qui les assujettit au paiement d'un myry.

Le douanier du vieux Kaire et de Boulàq payait. . . . • ao8o°^4- Celui d'Alexandrie payait 37040.

Cenx de Soueys f celui qui résidait an Kaire IÔ3A33.

1 \ celui qui résidait a boueys 4io.

payaient..... | g jg^ * gIO

Faisant 69091 i5\

et en francs 6824' 46e.

Le douanier général établi sous A'iy-bey, ayant cumulé ces places , à l'exception de celles du vieux Kaire et de Soueys , il en acquitta le myry. On ne sait pas pourquoi le pâchâ n'agit pas de la même manière à l'égard du douanier de Damiette , surtout depuis que cette douane était comprise dans le bail du fermier général.

Les beys mamlouks avaient établi des douanes a Qoçeyr et à Rosette.

i54 MÉMOIRE SUR LES FINANCES

L'intention suivie du gouvernement du Kaîre, d'attirer le commerce de l'Arabie à Soueys , empêchait que l'abord des marchandises ne fût considérable à Qoçeyr: les droits s'y percevaient au profit du kâchef deQéné, d après l'usage adopté par lui-même ou par ses prédécesseurs.

La douane de Rosette fut moins c'tablie pour créer de nouveaux droits que pour reconnaître si l'on n'avait commis aucune fraude à celles de Boulâq et d'Alexandrie : on vérifiait si la quantité et la nature des marchandises se trouvaient conformes aux acquits de douane dont on exigeait l'exhibition, en faisant passer dans d'autres barques les cargaisons des navires arrivant à ce point. Peu d'années avant l'arrivée des Français, les douaniers parvinrent à joindre à cette vérification la levée d'un droit par ballot de marchandises; mais les Européens firent valoir leurs privilèges , et n'y furent pas soumis. A la même époque, Mourâd-bey, séduit par l'avantage qu'offrait l'envoi des grains dans la chrétienté, en permettait l'exportation, moyennant un sequin zer-mahboub par ardeb. Les embarcations se faisant à Rosette, y produisirent la création d'une douane, dont Mourâd , qui la fit gérer pour son compte particulier, retira des sommes très-fortes.

Comme on ne payait pas de myry au trésor , à raison des douanes de Qoçeyr et de Rosette , elles doivent être indiquées comme un surcroît de charge pour le commerce, et non pas comme faisant partie des revenus du sultan.

Il faut ranger dans la même classe les droits perçus

DE L'ÉGYPTE. XS5

sur le commerce intérieur, connus à Boulâq, Alexandrie, Rosette, Damiette et Soueys, sous le nom de petites douanes, provenant d'impôts ou d'octrois sur les consommations, ordinairement affermes aux douaniers, qui avaient une connaissance parfaite de leur nature et de leur multiplicité'.

Nous allons donner le'tat des droits qui nous furent de'clare's par ceux de leurs ëcrivains ou employés que nous conservâmes dans leurs places après notre arrivée.

Tarif des droits que Von perçoit aux petites douanes de

et sur celles provenant

MARCHANDISES PROVE

DiîiSICjJN AI IOJN

Lorsque les marchandises viennent de l'intérienr de l'Egypte villes ci-dessous designées, elles sont soumises

DES

MARCHANDISES

BOULAQ

ALEXANDRIE

ROSETTE

AD.iff.Tura ^ espèce de

Médias.

4 5 la caisse.

i5 la balle, ao la couffe.

90 la caisse.

3o le baril.

ao le quintal.

451a caisse.

90 la caisse, ao la balle.

So m. la balle.

10 la couffe.

DE L'ÉGYPTE. r i5;

UÉgypte, sur les marchandises provenant de l'étranger du sol de l'Egypte.

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