‹ Description de l'Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française (volume 3)Chapitre 38 sur 95 · iSffl en · texte numérisé non relu

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,8o MÉMOIRE SUR LES FINANCES

Médim.

ite/,ort 48390980.

Les négociais du Kaire prétendent que les recettes de la douane d'Alexandrie sont à peu près les mêmes que celles de la douane de Damiette ; si nous adoptons leur opinion, ci, ; n5^8io4.

Les droits perçus aux douanes, y compris le revenu de celles de Boulàq et du vieux Kaire, qu'ils disent être de »5oooooo.

Ne produiraient annuellement que 7493l)o84

Faisant en livres tournois 2643353. 18

et en francs 2610719. 90.

§. IL Droits divers.

Les autres droits créés par le sultan Solymân sont' ceux énonces clans le tableau suivant :

Le bahryn , appartenant à Fogàq des ^ nc 1|U

azab, payant au trésor du sultan un *lLd,n*- \ qu0 8o499a méd.n*. rayry de 9&i99M t*&

I l'avait dccliargè de

Le khourdeh appartenant au même \ 160000 médim.

ogâq, payant un myry de 9°^I74-

Les droits sur la casse et le séné, appartenant a Fogâq des janissaires, payant un myry de 901666.

Les droits sur les boucheries d'Alexandrie , appartenant à l'ogàq tchàouchych, payant un myry de 5oo.

Ceux sur les boucheries du Kaire , appartenant aux Ogdq tchàoucbyeh et des janissaires , payant un myry de . . . 43a56.

Total a8i8588.

Faisant ioo663l 17» ad,

et en francs 99421- *4*

1 Si les Mamlouks reliraient, tions et des avanies, puisque, d'après

dans les derniers temps, six millions notre aperçu, les perceptions des

de la ferme des douanes, comme on droits écrits ne s'élevaient pas à

nous Ta assuré, il fallait que les trois millions, douaniers commissent bien des exac-

DK LÉGYPTK. i8«

Les droits du bahryn sont présumés avoir été portés > par des augmentations successives, au taux auquel ils s'étaient élevés quand nous arrivâmes en Égyptc. Nous en trouvâmes la perception divisée en cinq branches :1a première, la seconde et la troisième consistaient en droits sur les grains arrivant à Boulâqetau vieux Kaire; la quatrième et la cinquième, en droits sur toutes les barques naviguant sur le Nil, dans les ports, les lacs et les eaux de l'Egypte.

Le khourdeh se percevait sur les spectacles publics, les baladins , les escamoteurs, les aimés, les tambours , les sépulcres, et sur divers fabricans et marchands de plusieurs villes. Les droits compris dans cette dénomination, infiniment multipliés sous le régime des beys, ne furent qu'imparfaitement connus par l'administration française, puisqu'en les affermant on n'en retira pas ce qui se payait à titre de myry.

Les droits sur lacasseet le séné donnaient le privilège exclusif de les récolter et de les vendre. Le séné vient sans culture, à l'entrée du désert qui s'étend au-dessus de Syène. On affermait ordinairement le droit de le recueillir, à des particuliers qui le faisaient passer dans le commerce. Les bateaux servant au transport de cette drogue jouissaient de certaines exemptions. Dans les derniers temps, une seule famille d'Esné traitait avec le fermier du gouvernement, pour la récolter et la transporter au Kaire. Soit diminution dans les produits, soit spéculation pour en augmenter le prix, les transports étaient devenus moins abondans, puisque l'Egypte fournissait autrefois à l'Europe plus de quinze cents quin-

i83 MÉMOIRE SUR LES FINANCES

taux de sénë , et que les exportations actuelles sont réduites à huit cents ou à mille. La casse est soumise au même monopole. Les propriétaires des arbres qui la produisent , sont obliges de la vendre au fermier qui a traite avec les beys. La casse d'Egypte , bien inférieure à celle qui nous vient des colonies, parce qu'on la recueille avant sa parfaite maturité , est rarement expédiée dans la chrétienté; la Turquie la consomme presque toute.

Les droits e'tablis sur les boucheries d'Alexandrie et du Kaire se composaient des pieds , des peaux , de la tête, etc., des animaux qui y étaient égorgés.

Les perceptions énoncées dans le tableau ci-après devinrent la matière d une propriété semblable à celle des droits dont nous venons de parler, dès que le sultan les eut sanctionnées , en admettant ceux qui les avaient induites au paiement du myry.

Nous entrerons dans quelques détails sur ces perceptions , parce que les indications portées sur l'état ne suffiraient pas pour les faire connaître.

Sur la marque de Tor et de l'argent

Sur la vente des esclaves noirs. .

Sur le bain des Turks Hamniàm

khassà

MYRY p«r les

MOliLTÏIIM.

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