Pline, Hist. nat., p
«Samum liberam, circuitu octoginta septem millia passuum, aut, ut Isidorus, centum.
81,000 pas — 696 stades - 129 kil., 456 mèt.
Cette dernière estimation est assez juste, si l’on néglige les dentelures du rivage, et, si l’on en tient compte, celle d’Isidore est loin d’être exagérée; elle est même, dans ce cas, plutôt en deçà qu’au delà de la vérile. | | |
L'île de Samos s'étend de l'E. à l’O.; elle est située dans l’ancienne mer d’Icare, et elle fait partie du groupe d'îles appelées Sporades orientales.
A VE., elle n’est separée de la côte d'Asie que par un canal assez étroit d'environ 12 kilomètres delong, et dont la partie la plus resserrée serait, d’après Seylax', de 7 stades, c’est-à-dire de 1 kil. 302 mèt.
€ Éx Zcpou eis Muxcäny Toù dudmhou otédia ro näv, »
Strabon ? répète l’assertion de Scylax :
Le promontoire de Neptune, dit-il, forme avec la pointe de Mycale un détroit de 7 stades.
€ To Ioceidioy, dxpa à moiobsa rpos Th Muxany roy énTaoTAdioy Topo. » | Cette largeur est, en réalité, un peu plus grañde; car elle est de 2 kilomètres à l'endroit le plus étroit. |
A l'O., un canal large de 4 20” ou de.8 kilomëtres, appelé le grand Bogaz, par opposition au pettt, dont je viens de parler, s’interpose entre elle et les îles Fournis, autrefois Corseæ ou Corassiæ. Jusqu'à Nika-
A: Scylex p.500 2. Strabon, 1. XIV, ch. 1, t. HT, p. 169, édit. Tchn.
ria, l’ancienne Icaros, l'intervalle est de 42:80” ou de 22 deux kilomètres. *
Autour de Samos s'élèvent quelques ilots de sa dépéndance.
Ce sont, au N.E. du port de Vathy, cinq petites iles, marquées dans quelques cartes, et notamment dans celle du chevalier Lapie, sous le nom général d'iles de Koth; elles portent les noms particuliers de Saint-Nicolas, Dascalia, Macronisi, Prasonisi et Diapori. |
Joseph Georgirène” prétend que, de son temps, elles s’appelaient îles de la Vase, roù rnloù note.
C’est dans ce groupe qu’il faut placer, à mon avis, les ilots signalés par Pline? comme tenant à Samos. « Adjacent insulæ Rhipara, Nymphea, Achilles. » Le nom de Rhipara (Purapé, sale, vaseux) correspond très-bien à celui de +où rnhoù vnota. |
A VE., tout près de la côte, entre le cap Prason au N. et le cap Gatos au S., est l’îlot Gatonisi ou Katonisi (île de la Chatte). Dans la carte anglaise il est désigné, par erreur, sous le nom de Prasonisi.
Au S. E. du promontoire de Neptune est le rocher que les anciens appelaient Narthex ou Narthekis, du mot vép0né où vapOnxls; férule, plante qui y croissait, et qui ressemble au fenouil.
Mélétius , dans sa géographie, prétend qu'elle est vulgairement surnommée Patouscæs.
4. Extrait des nouvelles annales des voyages, t. XXV, 1'° série, 2, Pline, Hist. nat., 1. V, ch. xxxvI, 3. Mélétius, Géographie, p. 489.
€ IDnotoy Très Sdpou eivar vnoioy Ndpôné ai Nœpônxis Asycuevoy nai xouw@s Tlaroëcais Tpos avarohkas The Eauou neluevoy, avrinpè Toù Ilocediou dxpou. »
Dans certaines cartes françaises elle est écrite ainsi : île Lemine, et dans la carte anglaise de Brock : île de la Chapelle. |
Aujourd’hui, les habitants la nomment communément île Saint-Nicolas.
Enfin, au S. O. du cap Colonni, à 4 kilomètre environ du rivage, est une autre petite île, qui peut avoir 2 kilomètres et demi de circonférence, et appelée Samio-Poulo ou Samo-Poulo, la petite Samos. Je partage l’opinion du lieutenant Brock, qui, dans sa carte, lui donne le nom antique de Tragia, île dont il est question dans Thucydide, dans Pline et dans Plutarque. |
Thucydide* nous raconte qu’elle fut le témoin d’une bataille navale livrée entre les Samiens et les Athéniens, et que près d'elle Périclès défit, avec quarantequatre vaisseaux, soixante-dix vaisseaux ennemis, dont vingt étaient des vaisseaux de guerre. « Tous ces vaisseaux, ajoute-t-il, revenaient de Milet. »
Nous apprenons seulement par ce passage, que l’île Tragia était entre Milet et Samos ; la position, du reste, n’en est pas autrement indiquée.
Pline la cite deux fois, sans déterminer davantage la place qu’elle occupait. |
Au livre IV ?, de son histoire naturelle, il la com
À. Thucydide, 1. IL. ch. cxvi.
2, Pline, Hist, nat., 1, IV, ch, Xxu.
prend dans une énumération de petites îles éparses près des côtes de l’Ionie et de la Carie « Lanisa, Traga, Pharmacusa, Techedia, Chalcia... »
Ailleurs, livre V ?, il dit : onia ora Tragias et Corseas habet. » |
Nous voyons par là qu’il nomme cette île d’abord au singulier, et ensuite au pluriel, et qu’il n’en désigne la position que d’une manière trés-vague. Si: l’on prend à la lettre ce pluriel, il est évident qu’il faudra alors la chercher dans un groupe d’ilots réunis et non point dans un île unique ; mais, malgré ce pluriel, je persisle, avec la carte anglaise, à reconnaitre l’île Tragla, dans l’île Samo-Poulo. Kiepert, dans son atlas de la Grèce, avait, dans une première édition, marqué sous ce nom l'île actuelle de Gaïdaronisi, l’ancienne Hyetussa, siluée au N. de Pharmacusa et à l'O. de Milet; mais depuis, dans une édition plus récente, celle de 1849, il à adopté l'opinion de la carte anglaise, qui me paraît plus vraisemblable. En effet, un passage de Platarque me semble assez concluant. Après avoir, comme Thucydide, rapporté, dans la vie de Périclès ?, que ce général Athénien avait remporté, non loin de l’île Tragia, une brillante victoire avale sur les Samiens, il ajoute : |
« Âua de Th vien nat TA duwber Toù Auuévos KDATAO AG éroMiôprer Toùs Sauiouc. »
« Profitant de cette victoire, et dans la poursuite