DISTRICT DE MARATHRO-CAMBO
Le district de Marathro-Cambo embrasse tout le massif du Kerki et le revers méridional de la chaîne secondaire, dont le versant opposé appartient au district de Carlovassi.
MARATHRO-CAMBO. lieu est Marathro- Cambo. Cette petite ville est située au S. E. du Kerki,:à une hauteur de 250 mètres au-dessus de la mer. Ün ravin, creusé par un torrent, serpente à travers. le bourg. Neuf cents maisons sont groupées confusément ou alignées en rues étroites sur les flancs d’une montagne, qui va s’abaissant peu à peu jusqu'à Ja:mer et se perd dans une plaine inégale, couverte autrefois de fenouil et maintenant cultivée. Ce-fenouil, appelé par les Grecs ppabpoy, aura fait donner à cette plaine et ensuité au bourg le nom de Marathro- Cambo.
‘Les maisons, comme dans presque tous les autres villages de Pile sont basses et mal construites. Du milieu de cet amas informe et désordonné se détachenti les clochers de sept églises. Une école mutuelle et une école hellénique y donnent l'instruction à cent trente enfants.
Vingt-cinq minutes plus bas, près de la plage, sont quatre-vingts boutiques et magasins, disposés. autour d’une baie que le vent du S. rend peu sûre. On est obligé de tirer à terre les petits bâtiments; les plus gros, pendant l'hiver, vont mouiller dans une anse qui se trouve plus au N. 0. et qui s'appelle vulgaire= ment Macra-Ponta. 4
KoumEïikA, autrement dit GouMEikA. — À 6 kilo mètres à VE. de Marathro-Cambo est le village de Koumeïka, qu'on prononce assez souvent Goumeïka. Avant d'y arriver, on traverse les ruines d’un ancien bourg détruit et d’un vieux monastère consacré à saint Jean.
Koumeïka a deux cents maisons, une église et une école mutuelle. On construit en ce moment une $seconde église, dans laquelle on m'a montré plusieurs beaux fragments de marbre sculptés, apportés tout récemment d’Anatolie et enlevés aux ruines de Milel.
Ce village a été fondé, 1l y a deux cent quarante : ans, par une colonie de Cumes en Asie mineure : d’où le nom de Koumeïka, et par corruption Goumeika.
ScourEïikA:-— Au $. E. de Koumeïka, et à T kilomètre 4/2 de distance, se cache, près de la mer, dans un vallon fertile, la éommune-de Scoureïka, qui se borne à quarante-cinq maisons et à une église. Les enfants vont à l’école.à Neokhorio (ou Nikhoraki), village voisin. J'y ai vu un vieillard de cent dix ans, encore assez. vigoureux , mais aveugle, qui m'a appris qu’à sa naissance Scoureïka n'avait que quatre maisons et que le fondateur de ce hameau était un berger originaire de.Stoura, en Eubée, d’où le nom de Stoureïka, devenu ensuite Scoureïka.
Neoxnorio. — Au N. E. de Scoureika, sur une colline et au delà d’un torrent que lon traverse sur un pont, est Neokhorio, autrement dit Nikhoraki. Aucun habitant n’a pu me dire ni par qui, ni à quelle époque ce village avait été fondé ; il renferme cent maisons, une église et une école mutuelle.
SparHAREI. — De là à Spathareï, il y à 4 kilométres dans la direction du $. E. Spatharei est placé à 320. mètres au-dessus de la mer, sur le revers occi-. dental d’une montagne appelée communément Pefka (Heÿxx), à cause des pins dont elle est couverte, et qui
fait partie de la chaîne que l’Ampélos projette vers le S. pour constituer le cap Colonni. Le point culminant de cette chaine a 800 mètres d’élévation. On compte à Spatharei deux cents maisons, une église et une école mutuelle. L'air y est excellent, et plusieurs cas de longévité très-remarquables s’y sont déjà présentés : ainsi le démarque et plusieurs autres habitants m'ont affirmé qu’une femme y était morte, 1l y a quelques années, à l’âge de cent trente ans.
L'origine de ce bourg est incertaine ; mais l'opinion la plus accréditée, c’est qu’une colonie, sortie du Péloponnèse, vint s’y établir et qu'un habitant, nommé Spathareus, communiqua son nom à cette localité.
Cuaixe pu KErkr.— fl nous reste à explorer maintenant la partie occidentale du district de Marathro- Cambo, c’est-à-dire le massif montagneux du Kerki, derrière lequel nous trouverons encore une autre petite commune appelée Kalabacte,
Qu’on me permette de décrire cette chaîne avec quelques détails; car je doute que l’Archipel en offre une autre qni soit plus curieuse et moins connue. Si lon part de Marathro-Cambo pour gravir le Kerki du côté de l'E., qu’on veuille en parcourir Îles différents sommets, en-examiner les cavernes, descendre ensuite à Kalabacte et puis revenir au point de. départ en tournant, au S., les flancs de ce massif, 1l faut au ‘moins vingt heures de marche, ou deux fortes journées. |
On commence par suivre, quand on a quitté Marathro-Cambo, un sentier qui va toujours montant par
une pente très-raide. On traverse bientôt une forêt de jeunes pins assez clair-semés; car la hache du bücheron en à fait tomber les plus beaux et les plus vieux. Au bout d’une heure de marche, on arrive à une chapelle dédiée à saint Jean. Non loin de là s'ouvre, au-dessus d’un tertre flanqué de blocs de rochers, un abime immense dont l’orifice a la forme d’un puits et environ 18 mètres de circonférence. Les parois en semblent taillées par le ciseau; cependant, ce gouffre est évidemment naturel. Le regard, en essayant d'y plonger, se trouble et s’épouvante; mais ce qui contribue surtout à augmenter l'espèce de vertige involontaire qu’on éprouve à côté de cette ouverture béante dont aucune barrière ne vous sépare, c’est que, si on y. jelte des pierres un peu volumineuses, on les entend rouler et rebondir indéfiniment le long des parois du roe, et l'oreille s'étonne d'être si longtemps frappée de ce bruit qui indique une effrayante profondeur. Les habitants prétendent que ce puits singulier communique avec la mer dont il est distant d’une lieue au moins, et, que, lorsqu'elle est fortement agitée, un mugissement sourd monte du fond de cet abîme, comme celui des vagues qui se brisent contre les rochers. F porte, dans le pays, le nom de Panarète, en souvenir d'un habitant de Platanos, qui essaya, il y a cent ans, d’en sonder les mystérieuses profondeurs. Atiaché à une longue et forte corde, il y fut descendu peu à peu; mais il paraît qu’au bout de quelques instants, un étourdissement fatal s’empara de lui et qu'il ne s’aperçut point, dans son trouble, que la cire
allumée qu'il avait à la main dévorait le câble qui le reteñnait. Bientôt Ses compagnons entendirent d’en haut un fugubre gémissement, el, soudain, retirant la corde, ils reconnurent aussitôt la cause qui avait occasionné la mort de linfortuné Panarète. I] obtint, pour triste consolation, dé laisser son nom au gouffre 1 avait englouti sa dépouille.
Quelques minutes plus loïn, sur les bords d’un torrent, est une chapelle dédiée à la Vierge, connue sous le titre de Panagia-Kadji-Manollis, parce que ce santtuaire fut fondé autrefois par un certain Manollis Kadji, c’est-à-dire pélerin de Jérusalem. Une vieille femme, avec un jeune enfant, habite seule uné petite maison attenante à la chapelle. Loin detout lieu fréquenté par les hommes, elle est chargée du soin d'entretenir la lampe de la madone. Aucune solitude ne semble plus faite pour la méditation et pour la prière. De beaux platanes, un berceau de vignes et de gros lierres noueux qui tapissent d'immenses blocs de rochers, joint à cela le bruit éternel du torrent qui coule au pied
de la chapelle, et le gémissement harmonieux qui s’échappe d’un bouquet de pins quand le vent les agite, tout contribue à rendre cet endroit pittoresque, relivieux et poétique. C’est un ermitage tel qu’on peut le rêver dans ces moments de tristesse et de décourigement où, fatigué des hommes et de leurs injustices, on voudrait trouver un asile qui fût à l'abri de leurs calomnies et où la pensée seule de Dieu enlevât l’âme aux soucis de la vie présente, en labsorbant dans une continuelle et paisible contemplation.
De la Panagia Kadji-Manollis à celle dite Cacopérata (Kazomépara) où du mauvais passage, il y à à peine 40 minutes de distance, À faut cotoyer vers la gauche les bords de ce même torrent, en suivant un sentier irès-étroit pratiqué dans les flancs de la montagne. Ce sentier est, par intervalle, si‘résserré, et le ravin qu'il longe, si profond et si escarpé, qu’on à donné à ce passage le surnom qu'il porte. Lorsque le vent soullle avec force, il est impossible de sy hasarder impunément : ce serait courir le risque, presque inévitable, d’être entrainé dans les précipices.
À l'extrémité de ce chemin périlleux, on monte un escalier de 22 marches, et l’on se trouve sur le seuil d’une caverne large de & mètres et haute d’abord de 10, puis de 30 mètres. À lentrée, est une chapelle consacrée à Notre-Dame du Mauvais-Passage : ensuite, l'on descend une trentaine de pas, et lon aperçoit, au fond de la grotte, un bassin artificiel, où est recueillie l’eau qui suinte à travers les parois du roc. De nombreuses stalactites pendent en festgns @e toute part, et-ont été formées par les gouttelettes pétrifiées qui, de siècle en siècle, tombent incessamment du haut des voûtes.
De la Panagia Cacopérata, 11 faut revenir par le même sentier à celle de Kadji Manollis, puis lon <e dirige vers l’ouest. L’ascension devient alors de plus en plus pénible, et ce n’est qu'après deux heures d’eflorts multipliés sur des flancs hérissés de pointes de rochers, coupés et sillonnés par des ravins et déchirés par
276 ÉTUDE mille fentes, que l’on touche enfin au platéau si désiré de cette chaîne.
Une fois qu’on y est parvenu, il reste encore à escalader la plus haute cime, en marchant le long d’une crête qui va s’élevant toujours du N.-E. au S.-0. et forme comme différents échelons gigantesques, jusqu’à celui quiles domine tous et qui atteint une hauteur de 1570 mûtres. Là, toute végétation expire : seulement, quelques touffes odorantes et épineuses ont enfoncé leurs racines au milieu des rochers, et les recouvrent par intervalle d’une pâle verdure. Sur Île point culminant de cette crète, les Samiens avaient établi, pendant la dernière guerre de l'Indépendance, un petit poste qui servait de vigie et d’où Fon pouvait signaler au loin, par des feux de broussailies, lapproche de l'ennemi. Cette construction, faite à la hâte et à moitié renversée, me permit, en m'abritant un peu contre la violence dû vent qui-soufflait alors et qui me- nagçait de m'emporter, de contempler à loisir Pincomparable horizon qui se déroulait devant moi. Jamais spectacle plus magnifique, jamais panorama plus vaste et plus varié ne s'était offert à mes regards. Je restai longlemps comme saisi et immobile d'admiration, avant de songer à étudier cette espèce d'immense et admirable carte géographique, qui se déployait amsi à l'infini autour du mont sur la cime duquel j'étais placé. Un ciel pur et transparent, éclairet qu'il était par un vent du nord très-vif, n’interposait aucun obslacle devant la vue, et ma lorgnette sondait facilement les distances les plus éloignées. De Là, en elfet, apparait
SUR L'ILE DE SAMOS. 277 la mer Egée, avec la plupart des îles qui la parsèment, depuis celle de Rhodes, au S., jusqu’à celle de Lemnos, au N. Au N.-0., le mont Athos dresse sa masse énorme, qui semble ombrager une partie de PArchipel. À lE., les diverses montagnes de l’Asie- Mineure, jusqu’à la chaîne neigeuse du Taurus, dessinent un réseau immense de plaines et de vallées, de golfes et de promontoires. Considérées de si haut, les distances Ss’effacent, les îles se rapprochent et semblent se donner la main; les Cyclades paraissent unies aux Sporades, la Grèce d'Europe et la Grèce d'Asie se saluent réciproquement, et le spectateur embrasse d'un coup d'œil ces deux mondes, que lhistoire et la poésie ont peuplés de tant de souvenirs, et que la nature affectionne encore avec amour, tant est belle la lumière qui les éclaire, et admirable le ciel qui les décore.
Si du sommet de ce plateau aérien on distingue des terres Si lointaines, on conçoit que l’île de Samos tout entière se montre avec une nelteté parfaite et que l'œil en saisit, pour ainsi dire, tous les linéaments et se rend un compte exact et fidèle de la physionomie qu’elle présente. Ses vallées, ses chaînes de montagnes avec leurs ramifications diverses, la configuration de ses rivages, ses points habités et cultivés et ceux que l’homme et la culture n’ont pas encore envahis, tout cela se révèle comme les différents détails d’un grand tableau, mais d’un tableau vivant et animé que la nature elle-même a peint de ses propres mains et sur lequel elle a jeté des traits hardis et majestueux comme
218 | ÉTUDE aussi des lignes délicates et des contours gracieux, Au moment où j'examinais le pic Saint-Elie situé plus bas que celui ou j'étais et.qui porte le nom de Livadakia , j'aperçus un aigle qui planait les ailes déployées au-dessus du sanctuaire consacré à ce saint. Il semblait le véritable roi de ces montagnes, tant son vol était calme et audacieux à la fois, et je suivis longtemps des yeux les cercles qu'il décrivait dans les airs en cherchant sa proie.
En redescendant du sommet de Livadakia, je passai à travers un nuage qui rampait le long des flancs de la montagne et que J'avais pris d’abord pour de la fumée : je me rappelait alors cette belle expression de l’écriture si vrai et si poétique : «nebulam sicut cinerem spargt; » 1l répand les nuées comme de la cendre. Du.côté de Kalabacte, le mont Kerki présente de tels escarpements et des précipices si affreux, qu’on se demande par quel endroit on pourra tenter cette descente périlleuse; mais en se dirigeant vers le nord, comme si l’on voulait se rendre au port Seitan ou port du Diable, on finit par découvrir un sentier que les pluies emportent souvent et sur lequel on se laisse glisser plutôt qu’on ne marche. Puis on traverse une sombre forêt de pins, mêlés de chênes verts, de cyprès et de thuyas, et l’on aperçoit le peut-hameau de Draco qui dépendde Kalabacte, assemblage de vingt maisons habitées par des bergers et des laboureurs. Ensuite tournant à l’ouest, on longe une sorte de mur gigantesque de rochers nus et verticaux qui s’élévent à une hauteur immense comme un rempart
infranchissable. Dans d’autres endroits, on dirait qu’ils menacent ruine; et d'énormes. blocs détachés font craindre qu'un tremblement soudain n’entraine un éboulement horrible. C’est de ce côté et sur une pente inaccessible à l’homme qu'est l’ouverture d’une caverne d’où les habitants prétendent que s'échappe presque toutes les nuits, principalement quand la mer est agitée, une flamme qu'on prendrait pour celle d’une torche allumée et qui a fait donner depuis longtemps à cette espèce de soupirail le nom de Kandili ou de Chandelier, Cette flamme, dit-on, est vue très distinctement quand on traverse de nuit le grand Bogaz; et le vieux voyageur français Thévenot ‘ affirme lavoir apercue en 1656.
Joseph Georgirènes, Tournefort et d’autres voyageurs en font également mention, etils disent que les habitants lui donnaient autrefois comme aujourd’hui le nom de Grand-Miracie. | |
Pour moi, je n'ai point eu loccasion de massurer par més yeux de ce fait; mais comme Flexistence de ce feu est attestée par des affirmations formelles et multiphées, comme en outre il est impossible d’en rapporter la cause, ainsi que quelques voyageurs l'ont fait, à quelque supercherie des moines, attendu qu’aucun moine n’a jamais pu gravir jusqu'à celte grotte qui est inabordable et y allumer des torches, pour faire croire à un miracle, j'incline à admettre l'opinion du voyageur Clarke, qui passa devant Samos en 4801
- 4. Thévenot, Voyage dans le Levant, 1" partie, p. 207,
et qui, parlant de cette flamme mystérieuse, pense que c’est tout simplement un dégagement de gaz hydrogène: enflammé qui s'échappe par cette ouverture.
Deux autres grottes creusées sur les mêmes flancs de la montagne, à une hauteur de 500 mètres audessus de la mer, soni consacrées l’une à l'Hagia-Trias ou à la Sainte-Trinité, et l’autre à la Panagia-Macrini ou à Notre-Dame-Lointaine. |
On parvient à la première en suivant une éspêce de rampe étroite, pratiquée dans le roc. Elle est précédée d'un grand vestibule cintré, long de vingt pas et large de quinze, sous lequel est une chapelle dédiée à la Sainte-Trinité : puis s’ouvre la caverne dont la largeur varie de 7 mètres à 8 mètres et la hauteur de 3 mèêtres à 1 mètre. Au bout de soixante-dix pas, elle s’abaisse ensuite tellement qu'on ne peut plus y FESSES qu en rampant.
J'y ai remarqué de magnifiques blocs d’un marbre très-fin et très-blanc, et je la regarde comme une ancienne carrière jadis exploitée. |
Le sentier pour arriver à la seconde est bordé d’effroyables précipices et mériterait encore plus que-celui qui mêné à la Panagia-Cacopérala, le surnom de mauvais passage. Un petit relranchement protége l’entrée de cette grotte, dont l'ouverture est de forme triangu- “laire et haute de 10 mètres. Là se trouve la chapelle dé la Panagia. Une DA NCRES indique qu'elle à été bâtie en 1765.
Cette caverne contient un grand nombre de stalacites et plusieurs grands vases en terre cuite recueillent
Peau qui distille des parois des voûtes. On y trouve aussi des ossements véritablement gisantesques qui sont regardés comme sacrés et comme ayant appartenu à d'anciens ascètes : un crâne sert de coupe près d’un hagiasma, pour les pélerins qui veulent se désaltérer à cette eau sainte.
Des superstitions très-singulières ont pris racine dans la croyance des habitants au sujet des hôtes mystérieux et invisibles qui, à les entendre, hantent ces différentes cavernes. Ts s’imaginent qu'elles sont peuplées d’ascètes dont la vue échappe aux visiteurs qui y pénètrent, mais dont les voix pieuses et‘les chants harmonieux révèlent quelquelois la présence. Mon guide me disait qu’au moment d'entrer un jour dans June de ces grottes, il avait aperçu un blanc fantôme prosterné qui s'était enfui à son approche.
En redescendant de la Panagia-Macrini , on rencontre un plateau sur lequel s élève une chapelle consacrée à Sainte-Catherine. Trois platanes, une diÿaine de pins ombellifères etune source embellissent ce lien. Un kilomètre plus loin est le village de Kalabacte qui renferme quarante-quatre maisons, une église et une école mutuelle. [l'y à cinquañte ans, 1! consistait seulement en quatre cabanes, et ce lieu s'appelait Scania, du nom ‘du premier habitant qui s’y était fixé. Suivant les uns, le mot Kalabacte serait Ture et signifierait amas de pierres; mais je croirais plutôt que c’est une corruption du mot grecKara6drne, épithète qu’on donnait autrefois au Kerki”, comme qui dirait la montagne des Préci-