Pline, Hist. nat,, 1. VIII, ch. xvi
182 ÉTUDE « lattis nave, juxla littus conspecto leone hiatu minaci « arborem fnga petit, Libero Pâtre invocato. Neque « profugienli, cum po'uisset, fera institerat, et pro- <( cumbens ad arborem, hiatu, quo terruerat, miserait tionom quaercbat. Os morsu avidiore inhaeserat dente tibus, cruciabatque inedia. Degressus tandem evellit « prgebenti et quam maxime opus esset accommo- « danti. Traduntque qiiamdiu navis eo in littore ste- « terit, retulisse gratiam, venatus aggerendo. Qua de « causa Libero Patri Templum in Samo Elpis sacravit, « quod ab eo facto Gra?ci v.zywoxoq kiovvcov appellavere. » OElien 1 fait mention du même temple.
4° Un temple de Mercure, surnommé x<xpid6r/iç ou
de Mercure qui donne la joie.
Plutarque 2, dans ses Questions grecques, parle d'un
singulier usage qui se pratiquait pendant les jours de
fêtes consacrés à ce dieu , et en vertu duquel il était
permis alors de voler impunément.
5° Un temple de Minerve Ergani.
« ¥jpyyy-n3y rj ÂÔyjvà r.ap ôVov s(popéç sort r/jçrwv yvvaizwv èpyaàiacç ' rauTvj r.ocpà ÀQtiVoclolç v.oà HocjAioiq eïp-nrai. »
« Ergani, Minerve, en tant qu'elle préside aux occupations des femmes; c'est, le surnom qu'elle porte à Athènes et à Sam os. »
0° Un temple de Vénus, qui portait le nom de son fondateur Dexicréon, et dont l'origine est rapportée ainsi par Plutarque4 :
1, OElion, De nat. anim., 1. VII, ch. xlviii.
2, Plutarq., Quest. grecq., p. 55.
3, Suidas, au^mot Epyâwi-
-i. Plutarq., Quest. grecq., p. 54.
« Dexicréon, patron de navire, allait se rendre en Chypre pour son commerce. Gomme il était sur le point de charger son bâtiment, Vénus lui conseilla de ne prendre avec lui que de l'eau et de partir au plus vite. Cédant à cet avis et ayant embarqué une grande quantité d'eau, il mit à la voile. Bientôt les vents tombèrent, et un grand calme régna sur la mer. Comme les autres passagers et marchands étaient dévorés par la soif, Dexicréon amassa beaucoup d'argent en leur vendant de l'eau. C'est avec ce gain qu'il bâtit, à son retour, en l'honneur de la déesse, un temple auquel il donna son nom. »
Nous connaissons les noms de deux autres temples situés dans les faubourgs : celui de Jupiter Libérateur et celui de Vénus des marais ou des roseaux.
Le premier1 avait été fondé par le tyran Maeandrius, qui succéda à Polycrale.
« Eizcid'h yàp ol sJayye/Syj 6 TLoXyxpaTeoç Bdvoczoç, ènoise roiaâz ' Upchzcc piv Atoç EAeuSeptou (Scop.ov idpvçocro noù ré-
fJLSVOÇ T.Zpï ÛCVrOV QVpiGS ZOVZO ZQ VVV SV Z(ù TZpOOL(7X-fli(ù £<7Tl'. î>
(( Aussitôt qu'on lui eût annoncé la mort de Polycrate , Mgeandrius commença .par ériger un autel à Jupiter Libérateur, et à l'entour il délimita l'enceinte sacrée qui se voit encore maintenant dans le faubourg. »
Ce faubourg était probablement celui qui avoisinait la ville.
Le second de ces temples était dû aux courtisanes qui avaient accompagné Périclès dans son expédition 1. Hérodote, 1. III, ch. gxlii.
contre Samos1. Il était dédié à la Vénus des marais, appelée encore Vénus des roseaux. Ce surnom indique qu'il était dans le faubourg de l'Héraeon, autour duquel existaient des marais et croissaient des roseaux, ainsi que le prouve ce passage d'Hérodote2 :
<( EîT£i dï èyévovrq HayÂ-nç Ttpbç KaAa^oid, oi plv aùrûv bp\j.i<jâ.\j.evoi Y.OLTÔC rb Hpocïov rb rotvTYi. »
« Lorsqu'ils eurent touché la terre de Samos près des Roseaux3, les uns ayant mouillé là, non loin de FHéraeon »
Si je n'ai encore rien dit du plus célèbre des temples de File, c'est que je me réserve d'en parler tout à l'heure.
D'autres monuments de la ville de Samos nous sont signalés par les anciens, tels qu'un sénat ou vouleftirion, des théâtres et un gymnase dédié à l'Amour.
Le vouleftirion ^ovkzvrripiov) était voisin de l'agora, qui elle-même paraît avoir été située près du port, si l'on en juge par le passage suivant de Plutarque.
dCàyopâq eiç rb &ov\zwripiov »
<( Lorsqu'ils furent arrivés à Samos et qu'ils eurent débarqué, on les conduisit à travers l'agora au vouleftirion. »
Au milieu de la place publique ou de l'agora s'élevait une colonne dont il est question dans Hérodote 6.