I. VASES PEINTS
éphèbes : trois sont entièrement drapés ; l’un est assis sur un cube; trois n’ont que la chlamyde, et le septième, monté à cheval, se dirige vers le personnage assis, qui est probablement le juge (Ppo&ûç).
Ce beau vase est un des plus remarquables de ceux qui offrent le sujet d 'Hercule domptant Aérée (3).
Haut. , 50 centimètres.
(i) Cf. ce que j’ai dit, sur ces luttes d’Hercule avec le dieu «marin, dans mon Cat. étrusque , n** 84 , 85 et ai 5. Cf. Brdndsted , A brie/ description 0 / thirty-two Greck vases . n° vu.
(a) Odjrss A, 366.
(3) Décrit dans mon Cat. Durand , n* 3o3.
33. — F. 7. ( Amphore bachique). Peint, n. Vulci. — La dispute du trépied. Hercule, barbu et revêtu d’une cuirasse, emporte le trépied et se retourne vers Apollon en le menaçant de sa massue. Un arc est suspendu derrière les épaules du héros. Apollon, imberbe et vêtu d’une tunique courte, que recouvre une nébride, saisit des deux mains le trépied et s’efforce de le retenir. Un arc et un carquois sont suspendus sur le dos du dieu. En arrière A' Apollon est Diane, coiffée du calathus et revêtue d’une tunique talaire et d’un péplus. Près à' Hercule se tient Minerve, debout, armée d’un casqueet revêtue d’une tunique talaire et d’un ample péplus qui recouvre tout son corps, de manière qu’on ne voit qu’un serpent de l’égide.
R. Un hoplite et un archer, placés entre deux vieillards drapés et à cheveux blancs. L’archer tient un arc; le grand bouclier argieu de l’hoplite est décoré d’une massue peinte en blanc. Les deux vieillards tiennent chacun un bâton.
On pourrait reconnaître ici Hercule accompagné
HERCULE
A' lofas , partant pour une de ses expéditions. Dans ce cas, les deux vieillards seraient Amphitryon et Sthénélus, le père d’Eurysthée (i).
Au-dessous de ces deux tableaux règne une frise dans laquelle on voit un sanglier et un lion , placés en face l’un de l’autre, un oiseau palmipède, un bouc et un lion en regard. Ce dernier groupe se répète deux fois.
Sous le pied sont des marques Ah VH.
Haut. , 42 centimètres.
(i) Cf. une peinture publiée par M. Millingen (Ancient unrd. monurn. pl. xix >). Elle représente Hercule ou Thésée avec V Amazone. L’emblème trace sur le bouclier du héros est une massue. Cf. Panofka, Recherches sur les noms des vases grecs, pl. vm , 4.
34- — F. 8. ( Stamnus ). Peint, r. Vulci. — La dispute du trépied. Hercule , barbu, revêtu de la peau du lion , emporte le trépied qu’il a saisi de la main gauche, tandis qu’il lève de la droite la massue en se retournant vers Apollon. Celui-ci, représenté sous des formes juvéniles, n’est vêtu que d’une simple chlamyde; sa tète est couronnée de laurier; de la main droite, il saisit la massue d’ Hercule, et de la gauche, arrêtant le trépied, il tient un arc et une flèche. Ses cheveux sont réunis en touffe par derrière, pour former le y.pw&Aoç. Près A' Apollon est la biche, et à la suite du dieu de Delphes, à droite, se présente Diane, vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; sa tète est ceinte d’une stéphané radiée; dans sa main droite levée, la déesse tient une fleur hyacintheou Pothos{i). A gauche, en avant A' Hercule, est Minerve, revêtue d’une double tunique et d’un péplus, qui recouvre l'égide hérissée de serpents, et au milieu de laquelle est le Gorgonium. Une stéphané entoure le front de la déesse. Dans sa main
droite est une lance , et dans sa gauche un casque.
K A LOS, beau- n
R Minerve combat la Gorgone , tandis que Persée, en se détournant, tire l’épée du fourreau. La deesse, dont les mouvements sont tres-rapides, est velue d’une tunique talaire et d’un péplus; elle est armee d’un casque, d’une lance et d un bouclier rond , orné du mskèle. La Gorgone, vue de face et dont la figure est hideuse, la langue hors de ‘a bouche, les cheveux hérissés de serpents, est ailée. Elle est vêtue d’une double tunique et dun petit peplus. Dans chaque main elle porte un serpent ; deux autres serpents forment sa ceinture. Persee, place à droite, derrière Minerve , qui occupe le centre de la composition, se détourne a droite a 1 opposite de la Gormne. Il est imberbe, vetud unetumque courte, et coiffé du casque d'Hades; a ses pieds sont attachées des talonnières ailées; la cb.se est suspendue sur son dos ; de la main droite ,1 Ure 1 epee du fourreau placé dans sa main gauche.
Sous le pied : ATE (a )•
Haut., 37 cenlimèlres.
Vovea mon Cat. étrusque, n" 87.
(i) Décrit dans mon Cat. étrusque, 11 »7-
•ic F 7. (Amphore, bachique). Peint, n. Vulci.
^Hercule entre Hermès et Athéné. Le héros est représenté en marche; il se retourne vers Athéné enlevant à la hauteur de sa tète son bras gauche , d’un arc et d’une flèche. Dans sa main droite la massue! Hercule est barbu; sa tète est couverte de la peau de lion, dont les deux pattes de devant se croisent sur sa poitrine , tandis que les deux autres retombent entre ses jambes. Minerve, la tête nue, est revêtue d’une tunique richement
HERCULE
brodée que recouvre une égide à écailles, entourée de serpents ; la déesse tient la lance de la main droite, tandis qu’elle fait un geste de la main gauche, comme pour encourager Hercule. Hermès, qui marche en avant du héros , est barbu , coiffé du casque (xuvrj) et revêtu d’une tunique courte que recouvre la chlamyde; il tient dans la main droite le caducée; son bras gauche est caché sous la chlamyde; une nébride entoure ses reins; ses pieds sont chaussés de bottines.
R. Un guerrier entre deux jeunes filles. Le guerrier est barbu et armé de toutes pièces; sou casque est garni de géniasteres abaissés. Un grand bouclier argien couvre son bras gauche ; dans sa main gauche est une lance. Les deux jeunes filles sont revêtues de tuniques talaires richement brodées et retenues par des ceintures. On pourrait voir ici Cycnus, filsdeSthénélus(i), ou, suivant d'autres (a), d’Arès , et deux sœurs de Phaëlhon , Phaëthuse et Ixtmpétusc (3).
Sous le pied: ZA5.
Haut., 48 centimètres.
(i) Ovid. , Mctam. II, 366 sqq.
(a) Apollod., II, 7 , 7 , et II , 5, 1 1 ; Schol. ad. Pindar. Olymp. y XI, 19 .
(3) Ovid. /. cit , ; Pans. I, 3o, 3; Serv. ad. Virg. Æn. X, 189 . Suivant Virgile (/. cit.) , ce Cycnus aurait été Xéraste du jeune Phaëthon. On aurait donc figuré ici Hercule partant pour combattre Cycnus. On sait que la lutte entre Hercule et Cycnus est représentée sur un grand nombre de vases peints. Voyez Millitigen , Ane. uned. monum.y pl. xxxvnr; Braun, Bull, de tlnst. archêol. , i835 , p. i63 et sttiv.; Btill 1839 , p. 6 et suiv. Toujours Cycnus a la forme d’un hoplite. Il parait que les peintures des vases à inscriptions décrites par M. Braun ont un rapport frappant avec certains sujets daps lesquels on a reconnu jusqu’ici des Gigantomachies. Voyez Lenormant et de Witte, Élite des mon. ceramographiques , pl. II, et p. 7 et 8 .