‹ Description de la collection d'antiquités de M. le Vicomte BeugnotChapitre 40 sur 114 · I. VASES PEINTS · texte numérisé non relu

I. VASES PEINTS

le dos. Elle est revêtue d’une double tunique, et croise les deux mains(a).

Haut. , 38 centimètres.

( i) Tertullian. A polo g. xv. Vidimus et Jovis/ratrcm gladiatorwn cadavera cum mallf.o deducentem. Cf. ad f Not . , I, 10. Ces passages prouvent bien que Choron est le «lieu infernal identique à Pluton , aussi bien que son ministre. Cf. ma Lettre à M. Gerhard y dans les Nouvelles Ann . , I, p. Voyez aussi sur la signification du marteau la Nouvelle Galerie myth . , p. 54 et 55, et un intéressant article de M. Ch. Lenormant, dans les Nouv. Ann. , II, p. 162 et suiv. Cf. Ambrosch, de Charente etrusco.

(51) Publié. Mon. inèd. de l’Jnst. archrol . , II, pl. ix. Cf. Raoul Rochette, Ann. de l’Inst. archèol . , VI, p. 274 et suiv., et sur les inscriptions, un savant article du P. Secchi, Ann. de l’Jnst. arc h. y VIII, p. 77 et suiv.

54- — F- 7- ( Amphore bachique ). Peint, n. Vulci. — Les deux héros (x^EUTaî) assis sur des cubes (i).. Au centre, !\ linerve debout, et armée du casque, de la lance et d’une égide entourée de serpents. L’un des boucliers est argien et offre un trépied; l’autre est béotien et décoré d’une guirlande de lierre. Aucune trace de dés ni de base ne se trouve entre les deux hoplites, qui étendent tous deux la main droite en avant.

R. Un hoplite accompagné de son écuyer sur un quadrige à gauche; un scorpion peint en blanc ( 2 ) sert d'emblème au bouclier argien du guerrier. Une guirlande de lierre décore le bouclier de l’anrige.

Sous le pied : KEA (3).

Haut. , 48 cehtimètres.

(1) Cf. des sujets analogues dans mon Catalogue Durand, n”* 385, à 4o3, et sur le sens de ces représentations, Panofka, Bull, de rinxt. an-h . , i83a, p. 70 et suiv.; Lenormant, Nouv. Ann . , I , p. 24 1 .

fa) Ce scorpion pourrait faire croire que c*est Achille que

l’artiste a voulu figurer. Cf. Raoul Rochette (Mon. inéd. , pl. xvm et p. 86 ) sur le scorpion, comme symbole de Mars.

( 3 ) Décrit dans mon Cat. étrusque , n° 14

55 . — F. 37. ( OEnochoé ). Peint, n. sur fond bl. Vulci. — Énée , armé de pied en cap, emporte son père Anchise. Le vieillard est chauve et couvert d’un manteau qui enveloppe tout son corps; Énèe est armé d’un bouclier béotien et de deux javelots. En arrière de ce groupe, vient Creuse, vêtue d’une double tunique, dont la supérieure est parsemée d’étoiles et recouverte d’un pépins. Elle fait un geste en levant la main gauche. Deux guerriers, l’un armé de toutes pièces et portant un grand bouclier argien, s’enfuient devant Enée. L’autre est un archer armé d’une hache et d’un carquois; ses anaxvrides sont parsemées d’étoi!es. Tous deux se retournent en arrière dans leur fuite précipitée.

Un buste de femme avec les deux bras en relief décore l'extrémité de l’anse vers l’embouchure du vase (1).

Haut. , 25 centimètres.

(i) Publié. Raoul Rochette, Mon. inéd. , pl. lviii , a, et p. 387. Décrit dans mon Cat. Durand, n° 4 i 3 .

56 . — F. 3 a. (Cylix). Peint, n. et r. ; terre pâle, style ancien. Grande-Grèce. — Le cyclop e Polyphénie est assis sur un rocher. Sa barbe est hérissée; sa longue chevelure descend sur ses épaules. 11 tient encore dans ses mains les jambes d'un des malheureux compagnons d 'Ulysse qu’il a dévorés. Ulysse, debout et imberbe, lui présente à boire dans le vase nommé cissybion ( i); en même temps le roi d'Ithaque, assisté de trois de ses compagnons, dirige vers le front du cyclope le pieu aiguisé qu’il a préparé pour se venger. Les quatre Grecs et le cyclope sont

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