SUJET HISTORIQUE
59. — F. a. ( Pelikê ). Peint, r. , bl. et viol. Basilicate. — Deux rangs de peintures. Premier rang à la partie inférieure. Au centre, on voit une femme assise sur un siège à dossier; elle croise les jambes; ses pieds, chaussés de souliers rouges, reposent sur un hypopodium. Elle porte la main gauche à son menton. Devant elle, un éphèbe, nu et debout, croise les jambes, et tient une coupe profonde; sa chlamyde retombe par derrière; une couronne de
myrte ou de laurier orne son front. Au-dessus de ce groupe, vole K Amour hermaphrodite apportant une couronne. A droite de ces trois figures, est un groupe de deux personnages. Une femme, assise sur un siège sans dossier, a les pieds posés sur un hypopodium; elle tient une ombrelle, et retourne la tète vers un éphèbe nu qui s’appuie sur un bâton, et tient une chlamyde de la main gauche. A gauche du groupe central, sont deux femmes: l’une est assise sur un siège; elle tient une pyxis entr’ouverte et une couronne ; à côté d’elle est un calathus dans lequel est placé le fuseau. L’autre femme est debout, et s’appuie sur le dossier du siège de celle qui parait supérieure aux trois autres. Elle croise les jambes, et étend la main droite vers la femme assise que nous venons de décrire, et avec laquelle elle semble s’entretenir (i).
Deuxième rang supérieur. Un char guidé par Vénus, et auquel sont attelés deux génies hermaphrodites, Himeros et Pothos; tous deux portent une phiale et une couronne, et i'un tient de plus une branche de myrte. Des perles ornent différentes parties de leur corps. La déesse est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; une stéphuné orne sou iront. Eu arrière du char, à droite, est un labrum contre lequel est appuyée Pit/io; le costume de la déesse est le même que celui de Vénus. Elle croise les jambes et tient une guirlande de fleurs et un éventail. Devant le char, sont assises deux autres femmes, probablement deux Grâces, l’une au-dessus de l’autre; leur costume est pareil à celui qui déjà a été décrit. Celle qui est représentée sur le plan supérieur croise les jambes, et tient le trigonum ou lyre triangulaire. L’autre relève son péplus de la main droite, et tourne la tête vers un cygne placé à côté d’elle. Dans le champ, la sphéra, répétée deux fois, et une bandelette (a).
SUJET HISTORIQUE. (il
Au-dessous de ces deux tableaux, on voit, à partir de la gauche, une fleur de lis (xpîvov), une ciste, une biche, un cygne, une corbeille ou scaphé, et une lyre.
Sur le col, est peinte en blanc une tète de femme vue des trois quarts. Elle est posée sur une fleur épanouie et entourée d’enroulements de fleurs et.de feuillages.
R. Deux rangs de peintures. Premier rang inférieur. Une femme, assise sur un rocher, présente une pyxis entr’onverte à un éphèbe debout devant elle. Celui-ci est nu , croisé les jambes et tient une couronne. Sa chlamyde est posée sur son épaule gauche. En arriéré de cet éphèbe, est une femme debout^ elle tient un miroir et une couronne. A droite du tableau , en arriére de la femme placée au centre* sont deux autres femmes, dont la première, debout, tient la couronne et la scaphé chargée de fruits, et se retourne vers une femme assise qui a pour attributs un miroir et une couronne. Devant elle est une sphéra. Le plat rempli de fruits (xe'svo ç) est placé au-dessus du groupe central; deux phiales se trouvent au-dessous du rocher sur lequel est assise la femme qui parait être la plus élevée en dignité.
On pourrait voir ici Adonis avec t enus et les trois Grâces (3).
Second rang supérieur. Trois femmes vêtues de tuniques talaires et de pépins. Celle qui est au centre est assise et tient un éventail et une bandelette : elle retourne la tète vers une autre placée à droite, et qui tient la jambe droite levée. Une couronne et un miroir forment ses attributs. La troisième femme à gauche est assise, et tient le plat chargé de fruits (xtpvoç), et une couronne. Une sphéra et une bandelette sont peintes dans le champ (4).
Ga
Cette composition pourrait aussi représenter sept Muses et le poète Un us (5).
Haut., 71 centimètre*.
(i) Ce sujet, selon M. Ch. Lenormant, pourrait se rapporter à Sa p fw et aux femmes lesbiennes. Dans le Cat. Durand, ri* 4*3- 4*7, nous avons expliqué plusieurs sujets comme offrant les amours de Sapho et de Phuon. On connaît le célèbre vase du Musée devienne, qui représente Alcëe et Sapho , avec leurs noms. Millingeo, Ancicnt uned. inonum ., pl. xxxm. Cf. les savantes recherches de M. Brôndstcd, Voyages et Recherches dans la Grèce , liv. II, p *77 et suiv. La femme assise au centre du tableau serait dans ce cas Sapho; on reconnaîtrait Phaon dans Téphèbe debout près d’elle. On range ordinairement ces sujets parmi les peintures inexplicables, relatives aux mystères. Cf. Lenormant et de Witte, Élite tics monuments cèramographiques , p. 73.
(*) La présence de Vénus et des Grâces dans la partie supérieure de cette composition , peut facilement être expliquée dans un sujet relatif aux amours de la poétesse de LesCos.
(3) Cf. mon Cat. Magnoncour , n° 4-
(4) Décrit dans mon Cal. Durand , n° 4^5, parmi les vases des mystères.
(5) Opinion de M. Ch. Lenormant.