V. BRONZES
que de bronze, de forme ronde, avec bélière. Cette plaque offre en relief le buste ailé d ' Hyménée , vêtu d’une chlamyde. Sa tête est couronnée de lierre. Ce bronze, qui a été tiré des ruines d’Herculanum , a servi d’ornement au timon d’un char.
Haut, du sodé, 19 centimètres.
Diaw. de la plaque, 12 centimètres.
(i) Cet échantillon de la plus belle couleur a été trouvé par M. le vicomte Beugnot, en i83o, à la villa Adriana.
366. — Mars, debout et armé d’une cuirasse, d’un casque à géniastères et de cnémides. Le dieu tenait dans la main droite un javelot qu’il était sur le point de lancer. Le cimier du casque est perdu. La cuirasse est très-richement ornée. Cette statuette est de travail étrusque et d’une parfaite conservation.
Socle en granit gris.
Haut. , 23 centimètres.
367 . — Mars , debout, dans l’action de combattre. Le dieu est casqué et armé d’une cuirasse enrichie de ciselures. 11 est imberbe. Dans sa main droite levée, il tenait une lance; un bouclier couvrait son bras gauche. Ces attributs sont perdus.
Cette statuette, de travail étrusque, a été trouvée à Pérouse.
Socle en marbre porte-or avec base en jaune antique.
Haut., 2G centimètres.
368. — Gorgone, les bras écartés et avec des ailes aux épaules qui suivent la direction des bras. La figure est hideuse, avec de grands yeux et la langue pendant hors de la bouche. Celle-ci est ouverte et percée à jour. la Gorgone est revêtue d’une tunique étroite qui la serre dans une gaine, termi-
FIGURINES. ia5
née eu bas par une griffe de lion , sur laquelle pose le monstre.
Ce curieux bronze a dû servir de support à un trépied. 11 est aplati et creux par derrière; on y aperçoit encore trois espèces de clous qui servaient à le fixer (i).
Socle en marbre noir.
Haut. , 22 centimètres.
(i) Un semblable pied de candélabre existe dans la collection de M. le comte de Ponrtalès-Gorgier ; un autre est an Musée de Berlin. Il paraît que ces trois pieds ont été trouvés ensemble à Chiusi, circonstance qui sert à confirmer la destination que je leur suppose, d’avoir servi à porter un trépied.
369. — Apollon lyricine, debout. Le dieu a la tète ceinte d’une couronne de laurier; un collier et une armille au bras gauche lui servent de parure. Il est nu jusqu’à la ceinture; à partir de là, une draperie, retenue par une ceinture en forme de grosse corde, retombe jusqu’au bas des jambes. Ses pieds sont chaussés de sandales. Dans sa main droite est le plectrum, formé par une patte de lièvre, et dans sa gauche la lyre.
Ce beau bronze, trouvé dans les fouilles de Bomarzo, est un des monuments les plus remarquables de l’art étrusque; sa conservation est parfaite. Son socle antique, en bronze, existe encore. Cette figurine faisait autre fois l’ornement d’un candélabre.
Socle en jaune antique avec base en marbre noir.
Haut., y compris le socle antique, 17 centimètres.
370. — Apollon , nu, levant la main droite, comme s’il allait lancer un javelot, et étendant la gauche. Cette figurine est d'ancien style.
Socle en marbre jaune de Sienne.
Haut., 17 cenlimètres.