TENIERS (David, le fils
Le Chirurgien de campagne.
Sur une chaise de paille , fortifiée par des planches , est assis un villageois qui présente son pied nu au chirurgien agenouillé devant lui et tenant en main un stylet, dont il s'apprête à se servir pour sonder une plaie. Avant d'enfoncer l'instrument, il paraît adresser des paroles d'encouragement à son patient, dont la tête entourée d'un mouchoir atteste d'autres blessures.
Derrière lui, à gauche, le garçon apothicaire ou aide apprête et chauffe un onguent
Debout est la femme du patient, qui regarde avec douleur son mari, et redoute pour lui les souffrances qu'il doit bientôt
endurer et qu'il semble pressentir, à voir la façon dont il tient sa jambe malade sur un escabeau, et qu'il entoure de ses mains croisées en-dessous , pour maîtriser la douleur.
Au fond, à droite, un autre villageois offre sa bouche à l'exploration d'un dentiste \ la douleur arrache des cris aigus au malheureux.
Des pots en grès , des bouteilles , des flacons en verre , un réchaud sur lequel est adapté un alambic, et divers autres accessoires, attestent la profession des habitants du logis, dont l'un remplit la fonction de pédicure, l'autre d'arracheur de dents.
Une petite fenêtre à vitraux, ouverte à droite, laisse voir le ciel, puis une partie du paysage.
L'aide prépare des médicaments, au-dessus d'un petit fourneau reposant sur une table couverte d'une draperie verte.
H. 26 cent. L. 37 cent. Bois.
Du cabinet de feu M. E.-A.-J. Van den Meersche, seigneur deBerlaere, etc., Gand, 1791, et de celui de feu Mme la comtesse Vilain XIIII, château de Wetteren , 1827.