N" 102. - LA M AI )E LAINE
dois; hauteur 37 pouces. largeur 31.
Dans un lieu solitaire, la Madelaine est nonchalamment assise, appuyant la tète sur la main droite, et paraissant plongée dans la plus profonde affliction. Ses yeux qu elle tourne vers le ciel sont baignés de larmes, et le repentir est exprimé dans tous ses traits avec un art particulier au Schidone. Elle tient son mouchoir de la main gauche: cette main s'appuie sur l'un des genoux, couvert d une draperie bleue qui tombe de l’épaule. Le reste de ses vêtements est jeté négligemment ; les plis s'en dessinent avec tout l'abandon convenable cà la simplicité de l'attitude. \ la droite de la sainte est un ange qui tient dans ses mains une. tête de mort posée sur un livre auprès duquel sont des bijoux, attributs des vanités humaines auxquelles la pieuse pénitente a renoncé pour se livrer entièrement à Dieu. Un autre ange est assis à sa gauche.- il tient un vase également en
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rapport avec le sujet qui. dans tout son ensemble, ne laisse rien à désirer.
Ce tableau est une nouvelle preuve du soin que mettait le Schidone à étudier la manière de Corrège. C'est un de ses plus précieux ouvrages, et il jouit d une grande réputation. Il provient de la collection de Capo di Monte et se trouve gravé dans l'œuvre de la galerie de Lucien Bonaparte. Il a été élargi autour du panneau.
Les ouvrages du Schidone sont peu nombreux : ses biographes rapportent que, malgré les encouragements qu’il reçut du duc de Banuccio de Parme et des princes de la maison de Modène, il négligea ces grands avantages pour se livrer à la passion du jeu , qui le dominait entièrement. Il perdit par là un temps immense ; sa fortune et sa tranquillité s’en ressentirent. Ayant contracté des dettes considérables auxquelles il ne put satisfaire, il en mourut de chagrin, à peine âgé de 56 ans.