J K A IM DE MA DU SE
tage son émotion; les mains jointes, elle adresse de ferventes prières à Dieu. V droite est une autre femme enveloppée d’un manteau vert : d’une main, elle essuie les larmes qui lui coulent des joues, et de l'autre, elle lient les clous qui ont servi à crucifier Jésus.
Sur le devant du tableau est une tête de mort et quelques ossements, introduits là , sans doute, pour nous faire ressouvenir que tout est passager dans ce monde.
Dans le fond du paysage est la ville de Jérusalem, qui se distingue par la beauté de ses édifices.
Jean de Mabuse semble avoir eu une prédilection particulière pour les descentes de croix: il a fait plusieurs compositions sur ce sujet . Celle-ci a beaucoup de rapport avec la description que donne Carel Van Mander d’un tableau qu’il a vu. vers 1604, à Délit, chez le sieur Magnus. Voici la traduction de 1 écrivain hollandais : « Ce tableau est si admirable qu’on ne connaît rien de plus beau de ce maître. Il est d’une belle dimension en hauteur et représente le moment où I on descend le corps immolé du Christ. Les figures, d environ un pied et demi de proportion, sont très-ingénieusement composées, drapées avec style, et d’un fini remarquable. Les poses sont belles . et les divers sentiments d’afTliction parfaitement exprimés. »
JEAN DE MABUSE